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Voir la version complète : Mauvais investissements pour Mohamed VI à Macao


nacer-eddine06
16/12/2009, 19h42
décembre 11th, 2009
Nombreux sont les investisseurs à avoir placé de l’argent à Macaco, dans l’ancienne colonie portugaise aujourd’hui rendue à la Chine dans Macau Legend, dans le groupe connu pour être présent dans bon nombre d’activités : les casinos, l’immobilier, les transports. Parmi les investisseurs intéressés par le groupe on trouve le nom de la holding qui regroupe les intérêts financiers du souverain marocain, le roi Mohamed VI.
Le quotidien de Hongkong a titré ce mardi la mauvaise affaire financière faite par les investisseurs privés dans Macau Legend révélant ainsi le nom du roi marocain Mohamed VI. Dans le même temps, dans un communiqué marocain, Siger a expliqué qu’en fin d’année 2008, la holding royale avait fait part dans le cadre de son éthique de son « intention de se retirer de cet investissement… d’infrastructure de jeux de hasard ». Aussi, la demande n’a pas été prise en compte.
C’est en 2006 que près de 400 millions de dollars soit environ 270 millions d’euros ont été recueillis par la banque Merrill Lynch auprès de quelques personnes fortunées ou par des fonds spéculatifs pour le financement du projet immobilier « Fisherman Wharf » comprenant un casino, un parc d’attractions et un ensemble résidentiel devant très rapidement rapporter aux investisseurs de jolis bénéfices dont les prévisions étaient une introduction rapide à la bourse de Hongkong.
Mais la crise économique mondiale a empêché la réalisation des prévisions très attendues par les investisseurs repoussant par cela même l’introduction en bourse du programme Fisherman Wharf et mettant en difficulté le groupe. Des difficultés augmentées par le désaccord survenu avec l’un des cofondateurs de Macau Legend, le riche Stanley Ho aujourd’hui très âgé et malade ainsi que de sa famille. Que vont devenir les salles de jeux de casino ?
Macau Legend qui est en difficulté financière à projeté le versement de 100 millions de dollars à ses créanciers. Or, à ce jour rien n’a encore été fait.
Filed under: Casino du monde

riati
16/12/2009, 19h44
(un peu vieux tout ça)

ayoub7
16/12/2009, 20h59
Non seulement vieux mais dementi en plus, j'espere que tu n'as pas perdu trop de temps a googler l'article Solas :)

Holding royal et affaire Macau Legend : Hassan Bouhemou explique…
MARDI, 17 NOVEMBRE 2009 13:58 BAHIA AMRANI

Siger, le holding royal, victime de placements malheureux ? L’info est en or et tous les media ont sauté dessus. Mais personne n’est allé au détail de l’affaire… Mardi 27 octobre dernier, le quotidien de Hong Kong, le « South China Morning Post » publiait une information selon laquelle une vingtaine d’investisseurs privés étaient victimes de leurs placements dans le très célèbre groupe asiatique, Macau Legend, leader dans les activités hôtelières, immobilières et de loisirs. Cette information financière aurait pu passer inaperçue en dehors de la région où elle a été publiée et n’intéresser que les spécialistes des placements de fonds qui suivent de près les affaires du groupe Macau Legend.

Mais en la donnant, le journal de Hong Kong donnait aussi quelques indications sur les investisseurs lésés, précisant qu’aux côtés d’un certain nombre de fonds spéculatifs, on trouvait aussi le bien connu David Ross, cofondateur de Carphone Warehouse, groupe de téléphonie britannique et le holding marocain Siger.

Reprenant aussitôt l’information, les agences de presse AFP et Reuters, relayées par plusieurs journaux, n’ont bien entendu pas manqué de souligner que le holding marocain Siger n’est autre que le holding qui gère les intérêts financiers du Roi du Maroc. L’information a alors pris une autre dimension. Ce n’était plus le géant Macau Legend et ses problèmes qui étaient au centre de l’intérêt, mais le Roi du Maroc et ses supposés « malheureux » placements financiers.

Certes, les media ont assez correctement expliqué les déboires de Macau Legend. Mais en ce qui concerne l’impact de ces déboires sur les investissements de Siger, l’aubaine de voir dans une telle affaire ressortir le nom d’un chef d’Etat –qui plus est celui du Maroc- l’a emporté sur la recherche du fin mot de l’histoire. Même les questions posées par l’AFP au Directeur Général de Siger, Hassan Bouhemou, n’ont pas permis de tout savoir.

Or, contacté par le Reporter, Hassan Bouhemou n’a fait aucune difficulté pour donner de plus amples détails sur le sujet.

Mais avant de revenir à Siger et aux « plumes » que ce holding aurait laissé dans cette affaire, rappelons l’affaire elle-même.

En 2006, le groupe asiatique Macau Legend était à la recherche d'argent frais pour financer un projet immobilier, Fishermen Wharf, comprenant un complexe résidentiel et un parc d'attractions avec casino.

Plusieurs grandes banques et grands fonds d’investissements ont alors été sollicités. Lesquels, à leur tour, ont approché des investisseurs privés. C’est ainsi qu’au final, une vingtaine d’investisseurs ont pu apporter à Macau Legend quelque 400 millions de dollars en échange d’actions du projet Fisherman Wharf qui devait alors être introduit à la Bourse de Hongkong. L’intérêt pour les investisseurs consistait à payer ces actions à un prix « étudié », de sorte que dès l’introduction en bourse (de Fisherman Wharf), ils puissent réaliser d’importants bénéfices.

Parmi les grandes banques qui ont répondu à l’appel, on trouve Merrill Lynch qui, à elle seule, a apporté 100 millions de dollars (le quart de l’apport).

C’est cette banque qui a approché le fonds gestionnaire auquel Siger avait confié le soin de « diversifier géographiquement et sectoriellement les investissements » du holding royal. C’est donc ainsi que Siger s’est retrouvé parmi les investisseurs du projet de Macau Legend.

Mais de quoi parle-t-on ? Hassan Bouhemou s’étonne des commentaires qui laisseraient presque entendre que c’est Siger qui a perdu les 400 millions de dollars. Interrogé à ce sujet, il explique que « le fonds gestionnaire mandaté par Siger n’a pris que 1% de participation dans les 400 millions de dollars apportés, soit 4 millions de dollars ».

Il est vrai que le projet a échoué. Avec des prévisions trop optimistes (le parc d’attraction –casino compris- n’a fait que perdre de l’argent depuis son ouverture en 2005), avec la crise financière internationale et son impact sur les activités du groupe, et avec les problèmes familiaux et de santé du principal co-fondateur de Macau Legend, Stanley Ho (le mythique et richissime magnat chinois des Casinos de Macau qui a régné pendant quarante ans sur le secteur et continue, du haut de ses 88 ans, d’y exercer son leadership), l’introduction en bourse de Fisherman Wharf, constamment retardée, n’a finalement pas eu lieu. En avril dernier, le propriétaire de Macau Legend, David Chow (de son vrai nom Chow Kam Fai) avait proposé aux investisseurs de leur verser une compensation de 200 millions de dollars. Mais le moment arrivé d’honorer l’engagement – au mois de juin – aucun versement n’a été effectué. Pire, il y a un mois, David Show revenait avec une nouvelle proposition, celle de verser une compensation de 100 millions de dollars seulement. Offre que les banques et Hedge Funds investisseurs ont bien sûr refusée (ils se voyaient perdre les trois quarts de leur mise !).

Le projet a donc échoué, mais en ce qui concerne le holding royal Siger, toute cette partie de l’histoire ne le concerne pas.

En effet, dès que la crise financière internationale a éclaté, avec son scandale des subprimes et ses actifs toxiques et dès que cette crise a commencé à ébranler d’aussi grandes institutions que Lehman Brothers –qui a fini par faire faillite- ou Merryll Lynch -qui a été sauvée de justesse grâce à son rachat par Bank Of America- Siger a eu la réaction de tous les investisseurs : regarder de plus près les investissements auxquels ont procédé ses gestionnaires. Le fonds que le holding avait mandaté pour diversifier ses placements venait de lui adresser son rapport. Les détails de l’investissement à Macau Legend y apparaissaient. Siger a décidé de s’en retirer. Une faille juridique le lui permettait : sa charte éthique excluait les placements dans les jeux de hasard.

Les négociations concernant ce retrait ont duré quelques mois et, en décembre 2008, la décision a été entérinée. C’est pourquoi les propositions de compensation de David Show ne concernaient pas Siger.

Par ailleurs, Siger n’a pas à enregistrer les mêmes pertes que les investisseurs directs. L’interlocuteur du holding royal, c’est le fonds gestionnaire qu’il a mandaté et qui fonctionne comme une SICAV (sur la base d’un portefeuille d’actifs).

Siger a-t-il alors récupéré ses fonds ? «Nous sommes entrain de les récupérer partie par partie», répond le Directeur Général de Siger, Hassan Bouhemou qui explique : « nous sommes sortis comptablement depuis décembre 2008, mais la récupération des fonds est échelonnée sur toute l’année 2009, parce que c’est un fonds fermé et dans les Private Equity, c’est un peu plus compliqué que sur les marchés cotés où l’on recourt rapidement aux valeurs liquidatives ».

C’est en effet un des problèmes du capital-investissement et des fonds fermés en général. Mais, au terme de toute cette affaire, il s’agit là du seul point de ce dossier dont puisse encore se préoccuper Siger.

Sachant cela, on comprend l’étonnement des responsables du holding royal lorsqu’ils se voient toujours attribuer un placement avec lequel ils en ont fini depuis longtemps. D’où le communiqué publié le 27 octobre dernier et dont, à la lueur des explications de Hassan Bouhemou, on comprend mieux le contenu (texte intégral du communiqué en encadré).

On mesure aussi l’inanité de certains commentaires de presse…

Texte intégral du communiqué de Siger

La Direction Générale de SIGER précise, suite à une information parue dans un journal asiatique faisant état de certains placements, qu’un mandat avait été confié à un gestionnaire sensé diversifier géographiquement et sectorielle ment ses investissements. Dans le cadre de ce mandat, un placement dans un fonds international immobilier et hôtelier a été opéré. Il s’est avéré par la suite qu’une participation dans un projet en Asie, qui comprenait parmi ses composants une infrastructure de jeux de hasard, figurait dans les actifs de ce fonds. Devant l’incompatibilité de cet investissement avec sa charte éthique, SIGER avait décidé en décembre 2008 de mettre fin au mandat de ce gestionnaire et communiqué, à cette date, formellement son intention de se retirer de cet investissement.

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