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Zacmako
17/12/2009, 08h41
Karim Djoudi, à propos des dernières spéculations du prix du gasoil
“Le prix du gasoil reste maintenu au prix actuel”

L’augmentation du prix du gasoil à laquelle a appelé le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbure, Nourddine Cherouati, a fait réagir les consommateurs.

Pour mettre les choses au clair, le ministre des finances, Karim Djoudi, vient d’assurer que le prix du gasoil reste tel qu’il est et aucune augmentation n’est envisagée pour le moment. "Le prix du gasoil reste maintenu aux prix actuels, et aucune augmentation n’est prévue pour le moment et même pour l’année prochaine", a répondu le ministre, en marge de la séance plénière du Conseil de la nation, sur le texte de loi de finances 2010. Il a également écarté la possibilité de présenter un projet de loi pour une éventuelle augmentation du prix du gasoil, puisque la loi de finances 2010 en cours de révision ne comprend aucun projet pour cette augmentation.
L’information, pour rappel, avait été émise avant-hier par le président de l’Autorité de régulation des hydrocarbures, M. Cherouati, sur les ondes de la Chaîne III, et rapportée majoritairement par la presse nationale. Par ailleurs, le recul des importations des véhicules enregistré durant ces derniers mois, est expliqué par le ministre en vu d’encourager les constructeurs automobiles à fabriquer leurs véhicules en Algérie. Les mesures de contrôle des flux des importations ont contribué selon lui, à consolider cet intérêt, en assurant de "l'intérêt soutenu exprimé par plusieurs investisseurs pour la réalisation de projets industriels de montage de véhicules en Algérie".
Les mesures prises dans le projet de la loi de finances complémentaire 2009 ont engendré une nette baisse des importations algériennes. Ces dernières ont atteint, selon le ministre des Finances, 34,9 milliards de dollars, contre 36,1 milliards de dollars durant la même période de 2008. S’agissant de la fiscalité ordinaire, les revenus de l'Algérie en termes de fiscalité ont atteint, selon les chiffres avancés par Karim Djoudi, 2 699 milliards de DA fin 2008 contre 1 759,7 milliards en 2007.
En comparaison avec les pays méditerranéens, l’Algérie se trouve en bas de l’échelle en termes de taxes exigées par le système fiscal. Le premier responsable des Finances a affirmé que "la fiscalité ordinaire en Algérie a enregistré durant les dernières années une croissance annuelle de l'ordre de 20%, augmentant ainsi sa participation au budget de l'Etat". Selon toujours les chiffres avancés par le même responsable, les recettes fiscales en Algérie ont atteint 3 099 milliards de DA jusqu'à fin octobre dernier dont 62,2% au titre de la fiscalité pétrolière et 37,8% de la fiscalité ordinaire.
Les mesures incitatives fiscales entreprises par le secteur industriel au lieu du secteur commercial pour rappel, ont été envisagées par le gouvernement, il y a quelques années, en réduisant le taux d'imposition sur les bénéfices des sociétés industrielles à 19% au lieu de 25%. Cette question est relativement liée au pouvoir d’achat des citoyens. L’entrée en vigueur de l'augmentation du SNMG de 25% à partir du 1er janvier prochain vaudra une manne importante. A cet effet, l’enveloppe financière dégagée par l’Etat dans le cadre de la loi de finances 2010 est évalué à 230 milliards de DA. Au plan des subventions destinées au financement des programmes de développement local, le ministre a indiqué que 60 milliards de DA ont été octroyés aux communes dans le cadre de la loi de finances 2010, pour le financement des programmes communaux de développement.
La depêche de Kabylie

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