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Stanislas
15/06/2004, 20h11
Le dernier numéro de la revue l'entreprise. publie un excellent interview du Libano-suisse Nicholas Hayek à lire Absolument :

Voici un extrait

Vous dites que ce qui importe, c'est la substance. Qu'est-ce que cela représente ?

N.H. : Ce sont les choses vraiment importantes. Et le manque de substance, c'est ce qui vous conduit à la catastrophe quand vous jugez les gens d'après l'extérieur. Par exemple, vous recevez un candidat à l'embauche. Il vous apporte des titres : Harvard, MBA, docteur en je ne sais quoi. Pour moi, cela n'est pas de la substance. C'est probablement le signe que cette personne possède une intelligence aiguë. Mais si, en lui parlant, vous vous apercevez qu'elle est complètement vide, cela illustre cette phrase que je dis souvent : « Si vous envoyez un âne à l'école de musique de Salzbourg, vous n'en ferez pas un Mozart, et si vous envoyez un chameau à la Harvard Business School, vous n'en ferez pas Henry Ford. »

- Mais justement, lors d'un recrutement, comment repérer cette fameuse substance ?

N.H. : Il faut profiter de cette possibilité, qui existe en Suisse comme en France, de dire à quelqu'un : « Vous venez trois mois à l'essai chez nous. » Quelqu'un prêt à courir ce risque a déjà marqué un point. Ensuite, demandez-lui des choses qui peuvent révéler sa personnalité. Dites-lui : « Tu vas aller à Berne me chercher le livre de Victor Hugo sur Waterloo, et tu me le rapportes à 12 heures. » Si, à midi, le livre est là, vous pouvez considérer ce monsieur comme capable d'action. Si le type vous appelle en vous disant « Il y a un accident, je n'arriverai jamais à temps, est-ce que je peux vous apporter le livre à 16 heures ? », vous l'oubliez. Et s'il ne vous appelle pas, mais que, effectivement, après s'être trouvé bloqué sur l'autoroute, il laisse sa voiture, prend un vélo, court et vous apporte le livre avec un quart d'heure de retard en s'excusant, il faut l'engager immédiatement. Sans regarder ses diplômes.

Lire l'interview au complet :
http://www.lentreprise.com/magart/5847.html

http://www.manager-magazin.de/img/0,1020,272624,00.jpg

sentenza
15/06/2004, 20h31
Point de vue intéressant, mais il se réfère à la France qui est bien connue pour son type de selection.
Les choses changent, mais l'esprit Grandes Ecoles est très présent en France.
Je ne critique pas les Grandes Ecoles (c'est mon cursus) mais je reproche aux entreprises de ne pas donner suffisamment de chance aux universitaires, à des candidats ayant suivi un parcours différent de la "norme".
Les études donnent un bagade de connaissance souvent nécessaire, une méthode de réflexion, d'aborder les problèmes, mais la personnalité d'un candidat s'est faite bien avant, et les études n'y changent pas grand chose.
C'est cette personnalité qui va conditionner la motivation du collaborateur, son dynamisme, ses aptitudes à changer de métier.

L'esprit américain est très différent : ils accordent beaucoup moins d'importance au diplôme. Il faut faire ses preuves par le travail.
Les américains veulent un résultat, du concret.
D'ailleurs les discriminations à l'embauche sont moins importantes aux EU qu'en Europe.
"They just expect you to make a good job and to bring to them a lot of money $$"

Nour-USA
15/06/2004, 21h16
C'est vrai Sentenza qu'aux USA on donne bcp d'importance actuellement a l'intelligence emotionnelle (emotional intelligence, E.I) par rapport au quotient intellectuel (QI). Ca ne gache rien d'avoir un QI elevé et des diplomes d'universites quotées, ca aide certainement a trouver un bon boulot mais ce boulot, il faut le garder et surtout avancer et c'est la ou le E.I joue un grand role. A signaler que dans la plupart des grosses boites ainsi que dans le gouvernement, les cours de E.I sont tres prisés et constituent une reference supplementaire devenue un must dans un CV.
J'ai personnellement pris ce cours recemment et j'ai ete tres decue parce qu'il s'agissait principalement de ce que nous appelons "avoir de la jugeotte" (common sense) que ce soit au niveau des relations personnelles avec ses collegues et superieurs ou de la gestion de situations plus compliquees. J'ai ete ausi etonnee de voir que pendant ce cours, bcp manquaient de jugeotte et ont donc beneficié grandement du cours. Donc est-ce que c'est une question de culture ou d'instruction? Peut-etre les deux a la fois. En tous les cas ce qui est sur c'est que l'intelligence emotionnelle peut s'apprendre de nos jours (si vos parents et votre milieu familial ne vous l'ont pas inculquée) alors que le quotient intellectuel est parait-il inné? Va savoir! :biggrin:

Stanislas
15/06/2004, 21h26
Bonsoir Sentenza


Il y'a 4 à 5 ans fut lancé chez nous un projet de création de grandes écoles. Des établissment pilotes ont éte choisis tel que:

L'école Nationale polytechnque (ENP)
L'ecole Militaire polytechnqiue (EMP)
L'ecole polytechnique d'architecture et d'urbanisme (EPEAU)
L'ecole superieur du commerce (ESC)
L'ecole nationale d'administration (ENA)

hélas aprés des expériences qui sesont terminées par un FIASCO au niveau de l'ENP et de l'EMP. Pourant l'ecole militaire de rouiba était sur le bon chemin ( profs étrangers, .. même le prof d'art martiaux était asiatique, ordinateur portable "offert" pour chaque nouvel recrue. Les étudiants ont vite déchantés

Pour le satut "grandes écoles"ce projet est toujours en état de latence dans les tiroirs du ministére.

sentenza
15/06/2004, 21h33
Bonsoir Stan,

Je sais que les Grandes Ecoles en Algérie ont bonne réputation.
Mon ancien prof de mécanique (excellent) en école d'ingé ici en France, a fait polytechnique Alger.
Néanmoins, je ne suis pas sûr qu'il faille absolument se calquer sur le modèle français.
Regarde l'Angleterre, l'Université de Cambridge a un niveau supérieur à celui de l'X en France.
En Allemangne, il n'y a que des Universités, et leurs ingénieurs sont excellents.
Même en France, les Universités tel que Jussieu ou Orsay pour ne citer qu'eux, sortent de très bons scientifiques.

Quant aux école de commerces, elles sont pour la plupart payantes, et c'est pour moi une première selection par l'argent !

Stanislas
15/06/2004, 21h43
Je suis d'accord avec toi sur ce point , hélas on claque tout sur l'hexagone
Suite aux derniers rapprochement Franco -Algérien. Un haut conseil franco-algérien de recherche et de l'enseignment superieur a éte crée. Une des preméres missions de cette organsime est d'instaurer le LMD ( Licence, Master, Doctorat) . Ce systéme sera géneralisé prochainement dans toutes les universitées algériennes. Pour l'instant des établissments pilotes ont été choisis tel l'ecole nationale polytechnqiue. Apparement cette stratégie vise à long terme à harmoniser les diplomes algériens et ceux de la CEE.

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