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Voir la version complète : Nour Echerif, à Alger


Thirga.ounevdhou
21/01/2006, 13h04
Pour la semaine culturelle Egyptienne a Alger, le Grand Acteur Nour Echif est invité. Tres heureux, il declare sa joie.

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L’hôte de Oum Edounia
invité de marque, le grand acteur et homme de théâtre, Nour Echerif, inaugurera cet événement en disant : « Je suis heureux d’avoir l’occasion, ici, en Algérie, de m’exprimer quant à la défense du savoir et de l’art arabes face à l’hégémonisme global ambiant menaçant la culture arabe. Il faut un rapprochement interarabe et dépasser les divergences politiques.

La culture doit évoluer dans la persévérance et l’amour. Et nous affirmons et consolidons nos relations fraternelles entre l’Egypte et l’Algérie. » Le relayant, Khalida Toumi, ministre de la Culture, abondera dans le même sens : « Cet événement algéro-égyptien est un message culturel pour dire que l’on considère et respecte la culture. Une lettre d’amitié et d’amour des deux peuples. Bienvenue à l’Egypte en cette semaine de la création et d’art majeur, un échange et un rapprochement loin de la globalisation. On espère que reviendra plus en force à l’occasion d’un autre événement : Alger, capitale arabe. » Aussi, l’insigne honneur d’ouvrir, artistiquement parlant, cette semaine culturelle algéro-égyptienne, est revenu au gentleman charmeur Ali Hadjar. Arborant un costume Borsalino gris, tignasse latino à la Marc Anthony et un air de bohème, il se réjouira d’ouvrir le bal pas du tout des débutants : « Je suis heureux d’inaugurer cette semaine culturelle. La politique ne règle rien mais la culture trouve des solutions. » Annonçant ainsi la couleur et la liberté de ton de cette soirée inaugurale. Aussitôt, il déclarera sa flamme et déclamera une ode à l’Algérie de par un hymne, composé par Achraf Ameur, intitulé Chahid (Martyr) où il entonnera avec ses tripes : « O pays de la gloire et du triomphe / O Algérie, pays de la bravoure... », toujours dans cette veine panarabiste, Ali Hadjar, un titre engagé, voire revendicatif, Lam Echaml (Union) dont Nour Echerif est fan, une chanson prônant l’union des pays arabes et décriant la suprématie de l’Amérique. Emmenant un big band, une formation masculine de quinze musiciens, le crooner de variétés et de jeel music(pop égyptienne) offrira une dédicace à Oum Edounia et au célèbre compositeur et arrangeur Baligh Hamdi, l’ayant découvert, à travers une envolée lyrique intitulée Misr Ya Ouled. Une bluette àla langueur, la mélancolie, l’indolence et la nonchalance de la flèche de Cupidon à l’endroit de sa patrie, l’Egypte la pharaonique et la « Mère du monde », sans le nombril, bien sûr ! Subito presto, Ali Hadjar embrayera sur la chanson demandée (comme on dit dans le raï), Ounouan Bitna (l’adresse de notre maison). Une chansonnette existentielle et à l’eau de rose jurant d’avec la mention postale : « Retour à l’envoyeur », Gafnouhou alam el Ghazal( ses yeux ont appris l’amour) de Mohamed Abdelwahab. Une immersion agréable dans le tarab el arabi se défaussant de la frivolité et légèreté de la jeel music. Un maquam onirique et ondulant. Mais, Ali Hadjar fera fort plaisir à son bon public, avec une reprise réussie de Zwit Erwit de Idir le grand « mousikar » algérien. Une version orientalisante et raï avec des clins d’œil à Wine El Harba Wine,, revisitée par Khaled dans les années 1980. Bref, ce fut une superbe soirée telle une rose pourpre du Caire et du cœur !

El Watan

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