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Voir la version complète : Un regard sans complaisance sur l’Algérie


Thirga.ounevdhou
22/01/2006, 12h23
Ouvrage de MauriceTarik Maschino, ouvrage consacré a l’Algérie parmi tant d’autres, ce n’est en realité qu’une suite et une continuité a un précédant. Son auteur qui a même obtenu la nationalité Algérienne, et ayant pour source son attachement pour l’Algérie et ses beaux souvenirs, il décrit la beauté d’une époque vécue par lui-même dans ce pays.

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Ancien professeur de philosophie dans deux lycées d’Alger, à savoir l’Emir Abdelkader et à El Idrissi, MauriceTarik Maschino est depuis plus de vingt ans collaborateur au Monde Diplomatique. Il a obtenu la nationalité algérienne en 1963. Il a consacré à l’Algérie plusieurs ouvrages dont Le Refus (Maspéro en 1960), L’Engagement (Maspéro en 1961), L’Algérie des illusions, en collaboration avec sa femme Fadéla M’rabet (Laffont en 1972) et L’Algérie retrouvée (Fayard en 2003).
C’était un fervent militant du Front de libération nationale (FLN). Maurice Tarek Maschino a expliqué que son nouveau livre est, en fait, la suite de son précédent ouvrage L’Algérie retrouvée. L’auteur est revenu avec une pointe d’émotion sur ses années passées en Algérie. Ayant été journaliste à la radio nationale, Maschino estime que de 1962 à 1965 il y a eu une réelle liberté d’expression. Après le coup d’Etat de 1965 et à la suite de la publication de la Femme algérienne et des Algériennes (Maspéro 1965 et 1967), sa femme fut suspendue et resta six mois sans enseigner. Interdit de presse et de radio, le couple décide de s’exiler en France en 1971. De temps en temps, il retournait en Algérie, à Skikda, pour rendre visite à sa belle-famille. Mais ce n’est qu’en 2002 qu’il renoue avec l’Algérie. Le Monde Diplomatique lui confie une enquête sur le refus des visas aux Algériens. Une enquête qu’il mènera avec passion. « J’ai eu envie de revenir et de voir qu’était devenue l’Algérie », confie-t-il. Dans son livre, tient-il, à préciser, il ne s’agit pas d’une enquête sur l’Algérie mais d’une enquête sur l’auteur. L’objet de ce livre, dit-il, est « d’essayer de comprendre quelles sont les raisons qui m’ont poussé à être davantage Algérien que Français ». Pourquoi cet attachement à l’Algérie ? L’Algérie, argumente-t-il , lui a permis de vivre une expérience exaltante en tant qu’individu et journaliste . « J’ai trouvé en Algérie, en 1963, une famille -celle de mes beaux -parents- très tolérante et accueillante ». Alors qu’en France, on n’arrête pas de se soucier de la nationalité des uns et des autres, en Algérie, « je n’ai pas à justifier mon identité ». Ayant été bercé dans sa famille maternelle, Maurice Tarik Maschino est convaincu que le peuple russe et algérien ont les mêmes réactions, les mêmes incohérences, la même spontanéité... et la même brutalité. A la question de savoir quelle est son appréciation sur la loi glorifiant la colonisation française, l’orateur révèle que c’est une loi de la honte. « Pourquoi tous les historiens qui protestent aujourd’hui ne l’ont pas fait avant ? Pourquoi n’ont-ils pas protesté avant cette loi ? », s’interroge-t-il. Rappelons que Algérie un deuil impossible est un livre qui a été jugé par les éditeurs français d’impubliable. Son dernier livre L’Algérie retrouvée a été publié par les éditions Laffont à 2000 exemplaires.On lui a nettement certifié que son livre n’est pas porteur d’un critère marchand.



El Watan

clémence-bienveillance
22/01/2006, 19h51
Salut à toutes et à tous, salut THIRGA,

je voudrai principalement te remercier d'avoir poster cet article que j'ai lu effectivement. je pense probablement comme toi que l'article en question mérite d'être posté afin de le partager avec ceux ou celles qui n'ont pas la possibilité d'accès à la presse algérienne.

en dehors du fait qu'il relève l'attachement d'un homme envers un pays qu'il a aimé , lequel pays l'a dopté et donné toutes les raisons de s'attacher encore plus à lui même dans les moments de rejet, il met l'accent également sur cette contradiction qui est soutenue comme une forme de malaise qui continue à hanter les relations algéro-françaises même dans les positions adoptées par les uns et les autres.

je crois bien que l'adoption par l'algérie de cet homme et l'amour profond resenti par cet homme envers ce pays qui, dans un passé récent considérait comme une trahison le fait de sourire à un prof francais qui enseignait dans nos écoles algériennes, pourrait constituer la méthode qui serait à même de faire face à tous les affronts qu'une véritable réconciliation avec soi et avec autrui pourrait nécessiter.

le chemin est long à parcourir et ne bloque pas seulement du coté algérien, c'est vraiment loin d'être le cas.

vouloir délibérémment imputer une part de responsabilité à l'autre n'est pas la bonne solution, qualifier une époque destructrice et déstabilisatrice de mission civilisatrice n'est également pas la bonne solution.

clémence.

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