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Voir la version complète : Internet phagocyte les médias traditionnels


Adhrhar
23/01/2006, 17h52
Internet commence à poser de sérieux problème de aux médiats traditionnels (presse, cinéma, télévision, radio...). On sent petit à petit Internet phagocyter tous les autres médiats. De nouveaux modèles économiques remplacent les traditionnels.


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Les grands médias traditionnels n'ont pas dit leur dernier mot. Les nouveaux marchés émergents de l'ère du numérique bousculent les grands groupes de médias et de divertissement. Mais, selon The Economist, ces derniers disposent d'atouts qui sont loin d'être négligeables.


"Les groupes de médias et de divertissement souffrent énormément et on commence à s'inquiéter de la permanence du phénomène. Aux Etats-Unis, les parts des sociétés de médias traditionnels comme News Corporation, Comcast et d'autres géants de la télévision, du cinéma, de la radio et de l'édition ont chuté de 25 % dans l'indice Standard & Poor's 500 ces deux dernières années, malgré des résultats financiers héroïques. Pendant ce temps, la valeur de Google, qui est coté en Bourse depuis 2004, est égale à celles combinées de Walt Disney, News Corporation et Viacom, trois monstres de la jungle des médias traditionnels", constate The Economist (http://www.economist.com/opinion/displaystory.cfm?story_id=5411930). Comme le faisait remarquer un gros investisseur, "le marché pense que quelque chose fera péricliter les médias traditionnels, soit le piratage, soit les enregistreurs de vidéo, soit Google".

Ces craintes sont loin d'être infondées. "Les grands groupes ont vu leurs journaux et magazines perdre des lecteurs et de la publicité en faveur d'Internet ; leurs activités musicales souffrent du piratage et des chutes des ventes, et les jeux vidéo captivent les nouvelles générations de consommateurs. Ils craignent pour leurs films et leurs chaînes de télévision, la base de leur métier", poursuit l'hebdomadaire.



Mais, "dans son évolution, Internet se situe encore à un stade qui serait l'équivalent de l'ère du film muet. Ce n'est que maintenant qu'il entre dans l'âge de la vidéo de haute qualité, avec l'accès haut débit. De ce fait, Time Warner, News Corporation, Disney et les autres groupes de médias seront en mesure de gagner de l'argent avec leurs archives de films et d'émissions de télévision", note The Economist. Pour illustrer les défis posés par Internet à la grande industrie des médias et du divertissement, la célèbre revue britannique affiche sur sa couverture l'un des symboles de la production cinématographique hollywoodienne, King Kong.

"Les temps de crise impliquent des mesures de crise", assure par ailleurs The Economist (http://www.economist.com/business/displayStory.cfm?story_id=5421892) en observant les changements dans le secteur de la presse écrite. "Les quotidiens britanniques fournissent avec frénésie des objets gratuits [CD, DVD et divers gadgets]. Et en Allemagne, en France, en Italie, en Pologne et à travers l'Amérique latine ; la presse papier fait également de plus en plus de suppléments et dossiers gratuits pour tenter d'attirer de nouveaux lecteurs. Au Royaume-Uni, la diffusion des journaux nationaux a chuté de 3 % en 2005, après un déclin de 2 % en 2004. La même tendance de baisse de la diffusion se répète à travers l'Europe et les Etats-Unis". Pour The Economist, le fait est que "de nombreux journaux n'ont pas d'autres choix que d'offrir des produits gratuits, dans la mesure où tout le monde le fait".

La confirmation des négociations avancées entre Disney et les studios d'animation Pixar, ceux-là mêmes qui ont enregistré plusieurs grands succès au box-office, est significative. "Un accord avec Pixar aurait le double avantage pour Disney d'attirer le géant des médias plus près de Steve Jobs, le directeur exécutif de Pixar mais aussi le dirigeant d'Apple. Cela est d'autant plus important au moment où la technologie digitale force des sociétés comme Disney à proposer leur contenu sur une variété de nouveaux instruments comme l'iPod d'Apple", note de son côté le Financial Times (http://www.ft.com/).

Mais The Economist ne croit pas à la fin des grands groupes de médias traditionnels. "Certains s'inquiètent du fait qu'avec le temps les sociétés de médias nouveaux ne laissent aux médias traditionnels que le rôle de producteurs de contenus. Les médias numériques vont sans doute créer de nouvelles stars et de nouvelles activités, mais produire du contenu vidéo de haute qualité restera toujours une tâche impressionnante et onéreuse". Et The Economist de résumer son propos par une phrase extraite de King Kong : "La souffrance est passagère, mais le film est immuable."

nassim
23/01/2006, 23h05
En effet, les médias traditionnels à l'image de l'industrie de la musique commencent à sentir les effets d'Internet et de la culture du gratuit. Beaucoup de journaux de la presse papier sont devenus déficitaires et rien n'indique qu'ils sortiront du rouge dans un avenir proche.

Ceux qui sauront s'adapter rapidement à Internet survivront. Les autres chercheront à se faire racheter sous peine de disparaître.


- merci pour l'info.