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Voir la version complète : PÉTROLE/Le brut franchit les 83 dollars à NY pour la première fois en 15 mois


nacer-eddine06
06/01/2010, 19h06
Londres (awp/afp) - Les cours du pétrole finissaient les échanges européens de mercredi en forte hausse, après s'être propulsés au dessus de 83 dollars pour la première fois depuis 15 mois grâce à un bon indicateur américain, malgré un rapport très mitigé sur les réserves pétrolières aux Etats-Unis.
Vers 17H00 GMT/18h00 HEC, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février prenait 1,12 dollar à 81,71 dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres.
A la même heure, le baril de "brut léger texan" (WTI), échangé au New York Mercantile Exchange (Nymex) pour la même échéance, gagnait 1,11 dollar à 82,88 dollars, après avoir grimpé jusqu'à 83,15 dollars, un niveau plus vu depuis le 9 octobre 2008.
Après avoir passé l'essentiel de la séance en baisse, les cours de l'or noir ont brusquement décollé après 16H30, se calquant sur le mouvement du dollar, qui s'est affaissé d'un coup au même moment.
Les Bourses, elles aussi apathiques durant la séance, se sont elles aussi redressées en fin de séance. Le Footsie de Londres a ainsi touché en fin de séance un nouveau record de clôture depuis 16 mois.
Le déclencheur de cet élan généralisé semble avoir été l'indice des directeurs d'achats du secteur publié mercredi par l'association professionnelle ISM.
L'ISM-services a gagné 1,4 point par rapport à novembre, pour s'établir à 50,1%, tout juste au-dessus du seuil de 50%, qui définit la limite entre contraction et expansion de l'activité, après être tombé sous ce seuil en novembre.
L'optimisme économique semble ainsi avoir pris le dessus sur le rapport plutôt décevant publié à 15H30 GMT par le Département américain de l'Energie.
Alors que les analystes comptaient sur la vague actuelle de froid pour faire baisser fortement les réserves pétrolières américaines, le rapport du Département américain de l'Energie (DoE) avait déjoué cette attente, ce qui avait initialement pesé sur les cours pétroliers.
Au lieu d'une baisse des réserves de brut, le ministère a révélé une progression de ces stocks, de 1,3 million de barils, lors de la semaine achevée le 1er janvier. Les réserves de distillats ont certes un peu baissé (-300'000 barils) mais la décrue massive (1,8 million de barils) escomptée par les analystes n'a pas eu lieu.
Autre déconvenue: les réserves ont atteint un niveau record dans le terminal très surveillé de Cushing (Oklahoma), qui sert de référence et de point de livraison des contrats new-yorkais.
rp
(AWP/06 janvier 2010 18h35)

nacer-eddine06
06/01/2010, 21h59
NEW YORK - Les prix du baril de pétrole ont dépassé les 83 dollars pour la première fois depuis octobre 2008 mercredi à New York, dopés par un affaiblissement du dollar en fin de séance.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en février a terminé fini à 83,18 dollars, en hausse de 1,41 dollar par rapport à la clôture de mardi.
Il est monté en fin de séance à 83,52 dollars, son plus haut niveau depuis le 9 octobre 2008.
A Londres, sur l'InterContinentalExchange, le baril de Brent de la mer du Nord à échéance février a gagné 1,30 dollar à 81,89 dollars.
"C'est un phénomène de liquidité", a commenté Ellis Eckland, analyste indépendant.
En baisse une partie de la séance, les cours ont brisé le seuil des 82 dollars, avec lequel ils flirtaient depuis le début de la semaine, alors que la monnaie américaine s'affaiblissait.
Tout affaiblissement du billet vert pousse les investisseurs vers les matières premières, une manière de se protéger d'une perte de valeur de leur capital et d'une poussée d'inflation.
Le mouvement simultané de baisse du dollar et de renchérissement du pétrole s'est accentué en fin de séance, après la diffusion des minutes de la dernière réunion de la banque centrale américaine (Fed), qui a réitéré ses inquiétudes quant à la faiblesse du marché de l'emploi américain.
Le niveau du chômage est un motif pour la Fed de garder son taux directeur proche de zéro malgré la reprise. Avec un loyer de l'argent quasi nul, les investisseurs peuvent emprunter des dollars à faible coût pour spéculer sur les marchés, notamment des matières premières.
En matinée, les cours, qui affichent désormais neuf séances d'affilée de hausse, avaient piqué du nez en réaction à la diffusion des statistiques hebdomadaires sur l'évolution des réserves pétrolières américaines la semaine dernière.
Les stocks de brut ont connu une progression marquée (+1,3 million de barils), alors que les analystes s'attendaient à une baisse. Déception également pour le marché, ceux de distillés ont reculé moins qu'attendu (-300.000 barils), malgré le froid de ces derniers jours, qui devrait stimuler la demande en fioul de chauffage.
De leur côté, les stocks d'essence ont bondi de 3,7 millions de barils, bien plus que prévu.
Nouvelle inquiétante pour les analystes, le terminal de stockage de Cushing (Oklahoma, sud des Etats-Unis) n'est désormais qu'à 2 millions de barils de la saturation. Ce terminal est très surveillé, car il sert pour le brut léger échangé sur le marché new-yorkais. Le manque de place pourrait peser sur les prix, poussant les détenteurs de contrats à brader leur marchandise à l'approche de la date de livraison faute de pouvoir la stocker.
"Les fondamentaux du marché (le rapport entre l'offre et la demande, ndlr) restent faibles, et à un certain moment on devrait avoir une correction" des prix, a jugé Adam Sieminski, de la Deutsche Bank.
Mais pour l'analyste, "les nouvelles informations sur le froid qui règne en Chine, aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en France conduisent à des hausses des prix. Cela augmente la demande, et devrait se traduire par une baisse des stocks".
Pour les analystes de Barclays Capital, "les excédents de stocks de produits distillés sont consommés à un rythme accéléré dans le monde". Selon eux, la différence entre leur niveau aux Etats-Unis et la moyenne sur cinq ans s'est réduite d'un tiers sur les six dernières semaines.
(©AFP / 06 janvier 2010 21h35)

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