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Voir la version complète : Le Maroc et la Jordanie ont envoyé des troupes au Yémen


icosium
06/01/2010, 18h46
La guerre ouverte qui oppose les tribus Houthis du Nord Yémen et le gouvernement central de Sanaa, aidé par l’Arabie saoudite, vient d’entrer dans son quatrième mois.

Une première confrontation avec la rébellion du nord Yémen avait été lourdement réprimée par les troupes gouvernementales en 2004. En août 2009, les tribus Houthis se sont à nouveau insurgé contre le régime de Sanaa, la capitale, qui a été contraint de demander de l’aide à son voisin du Nord, l’Arabie saoudite.

Les tribus Houthis ne sont pas terroristes, elles demandent seulement un meilleur traitement et la possibilité de restaurer l’imamat Zaydat, qui régnait dans le pays jusqu’à la révolution républicaine en 1962. Cette communauté s’est surtout étendue parmi la population zaydita, une minorité qui atteint un tiers des 20 millions d’habitants du Yémen, et qui suit les enseignements de tendance chi’ite, bien que très différent du rite duodécimain iranien.

Le régime yéménite dirigé par le président Ali Abdullah Saleh a été contraint de faire face à cette rébellion sans le soutien de l’Occident, raison pour laquelle il est régulièrement tenté d’assimiler mensongèrement les rebelles Houthis à des terroristes, de sorte à obtenir quelques soutiens substantiels.

Le Yémen a donc été contraint de solliciter l’aide du monde arabe sunnite, notamment à son voisin du nord, l’Arabie saoudite. Mais l’armée saoudienne, qui est la mieux mieux équipée dans le monde arabe grâce au financement et le soutien des États-Unis, n’a pas vraiment de combattants expérimentés. Les forces de Riyad ont donc connu, ces dernière semaines, de sérieux revers, et un grand nombre de leurs soldats ont été capturés par les rebelles Houthis

L’Arabie saoudite autant que le Yémen accuse l’Iran d’être derrière cette rébellion qui met en évidence la fragilité du système politique yéménite, aggravée par la succession vraisemblablement imminente du président Ali Abdullah Saleh, au pouvoir depuis 1978 par son fils, Ahmed Ali Saleh, qui contrôle actuellement les forces spéciales et de la Garde républicaine.

Selon certains experts du monde arabe, la stratégie de l’Iran serait de créer des poches d’insurrection dans différentes parties du Moyen-Orient dans le but d’affaiblir la position dominante de l’Arabie saoudite dans la région.

Alors que les pays du Conseil de coopération du Golfe ont apporté leur soutien dans cette croisade de l’Arabie saoudite au Yémen, la Jordanie vient d réagir en envoyant 2′000 soldats des forces spéciales sur le front du Nord Yémen.

Mohamed VI, le roi du Maroc, plus discret, est également venu au secours de la famille saoudienne, en envoyant des centaines de combattants d’élite, essentiellement des parachutistes et des unités de commando formé dans le style Spetsnaz, qui seraient plus à même de faire face à la guérilla menée par les rebelles, à la frontière entre l‘Arabie saoudite et le Yémen, selon les informations fournies par les services de renseignements occidentaux.

Pedro Canales, El Imparcial

Traduit de l’espagnol par Spencer Delane

jawzia
07/01/2010, 11h43
Mohamed VI, le roi du Maroc, plus discret, est également venu au secours de la famille saoudienne, en envoyant des centaines de combattants d’élite,
Obligé s'il veut recevoir un autre chèque de 500 millions de dollars lorsque le baril dépassera les 100 dollars.

dolph
07/01/2010, 11h55
l'arabie saoudite est un alié historique du Maroc et le Maroc sait trés bien leur renvoyer l'ascenseur c'était le cas pendant la guerre du Golf , c'est le cas mnt avec les chiites et ce sera les cas dans futur on le fera autant que nécéssaire vive l'amitié maroc-arabie saoudite.

jawzia
07/01/2010, 12h05
on le fera autant que ...
Les chèques ne seront pas en bois !!:mrgreen:

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