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aicha2075
08/01/2010, 10h47
La naissance d’un enfant représente habituellement l’un des plus beaux moments de notre vie d’adulte. Quand on apprend que son enfant naissant est affligé d’une malformation cardiaque pouvant mettre sa vie en péril, le traumatisme en est d’autant plus grand. C’est pourtant ce que vit l’ensemble des parents d’enfants atteints de malformation cardiaque.

Plus d’un enfant sur cent est atteint d’un problème cardiaque. Les malformations du cœur sont vingt fois plus courantes que la fibrose kystique et au moins dix fois plus communes que la leucémie et le cancer chez l’enfant. Dans 90 % des cas, la cause des malformations demeure inconnue.

Contrairement à d’autres maladies affectant les enfants, les maladies cardiaques sont invisibles à l’œil nu. Pourtant, les malformations congénitales du cœur constituent la grande majorité des problèmes cardiaques chez l’enfant. Il existe plus de 200 types de malformations cardiaques connues. Il s'agit en général, soit d'une communication entre les parties gauches et droites du cœur, du développement incomplet de l'une des valves du cœur ou d'une cavité cardiaque, soit de la connexion anormale des grandes artères ou des grandes veines. Certaines malformations sont extrêmement graves ou incompatibles avec une vie normale et prolongée, tandis que d’autres nécessitent une chirurgie précoce ou tardive. Les troubles de la conduction cardiaque peuvent nécessiter la pose d'un stimulateur cardiaque pacemaker. Enfin, certaines malformations se corrigent spontanément.

Récemment encore, on estimait qu’un enfant sur quatre atteint d’une malformation cardiaque grave n’atteindrait pas l’âge adulte. Toutefois, au cours des dernières années, la médecine a fait des progrès immenses. Dans le diagnostic de la malformation elle-même, il n'est plus nécessaire, par exemple, d'introduire des sondes dans le cœur et de se servir de la radiographie pour déceler une malformation. À l'aide des ultrasons (échocardiogrammes), il est maintenant possible dans plus de 95 % des cas de poser un diagnostic exact.

Le traitement a aussi fait des progrès considérables, puisque environ 40 % des malformations cardiaques peuvent maintenant être traitées sans intervention chirurgicale. La méthode de traitement — le cathétérisme interventionnel — se fait en introduisant dans les veines et les artères des instruments qui dilatent, bouchent ou sectionnent des structures anormales. La chirurgie cardiaque, de son côté, permet d’opérer d’emblée des nouveaux-nés et des nourrissons, évitant ainsi de multiples hospitalisations.

Avec le temps, le nombre d’enfants opérés du cœur s'est accru et beaucoup d’entre eux sont devenus adultes. Il n’en demeure pas moins que, dans l’ensemble, le diagnostic d'un problème cardiaque chez un enfant comporte un pronostic grave. Pour la plupart, les enfants cardiaques, même opérés, nécessiteront pour le reste de leur vie un suivi médical dans un milieu convenablement équipé.

La publicité qui entoure généralement les maladies cardiaques souligne les affections qui atteignent le cœur de I’ adulte. Les troubles cardiaques chez l'adulte surviennent en général aux environs de la cinquantaine et sont souvent acquis à la suite du stress, de la cigarette, d'une mauvaise nutrition ou d’une combinaison de ces éléments.

Par contre, on oublie trop souvent que ces enfants sont nés avec leur problème et en seront affectés toute leur vie. Grâce aux méthodes de prévention utilisées aujourd'hui, on peut penser que l’incidence des maladies coronariennes chez l'adulte diminuera progressivement. Par ailleurs, puisque l'on sait qu'un adulte atteint de cardiopathie congénitale a plus de chances d'avoir un enfant au cœur mal formé qu'une personne normale, on peut prévoir que le nombre d'anomalies cardiaques chez les nouveaux-nés ira en augmentant.

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