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Voir la version complète : Guinée : Moussa Dadis Camara pourrait être évacué en Espagne pour asile politique


alien
09/01/2010, 13h55
(http://www.****************/index2.php?option=com_content&task=view&id=21373&pop=1&page=0&Itemid=89) 07-01-2010 Par Ismael Aidara

Admis depuis un mois dans un hôpital marocain, suite à une tentative d'assassinat perpétrée par un de ses fidèles lieutenants, Aboubacar "Tumba" Diakité, le chef de la junte militaire guinéenne, le Capitaine Moussa Dadis Camara pourrait jouir les prochains jours d'un asile politique en Espagne.

Cette information qui émane d' une source autorisée, contactée par Les Afriques, en début d'après midi, a fait état ces jours passés des intentions -actuellement en étude- par le cabinet royal marocain, de faire exiler le président guinéen, en Espagne. Ce dernier pourrait vivre en Espagne dans une suite privée que les autorités du pays mettront à sa disposition et continuer ses traitements médicaux - sur la demande du roi Mohamed VI.

Notre source soutient que cette hypothèse tenue pour le moment au grand secret des hauts dignitaires du Royaume pourrait être privilégiée ces prochains jours par le roi au détriment des divers scénarii proposés dans la gestion de l'information médicale du président Dadis. Les intentions d'évacuer Dadis Camara en Espagne n'enchantent point son épouse qui est favorable à un maintien de son mari au Maroc pour lui éviter un "overdose" médiatique occidental.

Selon des sources bien informées, la France manoeuvrerait sous le parapluie du Quai d'Orsay pour un atterrissage négocié du capitaine Moussa Dadis Camara dans un pays africain, où la pression médiatique ne serait pas si intense. In fine, les deux schémas, en cours de discussion, vont déterminer la suite à réserver à l'affaire Dadis.

A Conakry, la pression politique et syndicale demeure forte sur l'appareil présidentiel depuis la propulsion du général Sékouba Konaté au poste de président intérimaire qui -selon des officiels guinéens- n'est pas parvenu à fédérer les positions de la haute hiérarchie de la junte militaire. A l'heure actuelle, après la grogne des syndicats qui exigent le départ de Idrissa Chérif, dont la nationalité fait beaucoup de bruit, tous les regards sont braqués sur l'officier Claude Pivi, qui semble tirer les ficelles dans la confusion née de la désorganisation et de l'imprécision de l'appareil militaire présidentiel.

Selon nos informations, Pivi constitue aux yeux de quelques ténors de l'opposition guinéenne et de la société civile l'élément clé du puzzle, dans l'attente d'un compromis politique national.

Toutefois, à Paris, nos informations confirment le tête à tête entre Bernard Kouchner et le carré oppositionnel représenté par les leaders Sydia Touré- Alpha Condé- Cellou Dalein, Lonsény Fall intervenu en début de semaine. Une déclaration conjointe de Paris, dite des 4, dans l'attente incessante de publication mentionne que l'opposition guinéenne exige la nomination d'un premier ministre, neutre de tout mouvement politique en Guinée. Le futur ministre qui pourrait surgir du giron de la société civile aura la lourde mission de conduire le gouvernement de transition d'ici à la tenue d'élections présidentielles libres et démocratiques.


Les Afriques

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