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carlos
13/01/2010, 20h55
Le PDG de Sonatrach placé sous contrôle judiciaire
Sonia Lyes

Mohamed Meziane, PDG de Sonatrach, a été placé, mercredi 13 janvier en fin d’après-midi, sous contrôle judiciaire, a appris TSA de source bien informée. M. Meziane a été remplacé à la tête de Sonatrach par Abdelhafid Feghouli, qui occupait le poste de Vice-président "Activité Aval" de la société nationale des hydrocarbures. M. Meziane a été laissé libre à l'issue de son audition.
Les deux vice-présidents "Amont" et "Transport" du groupe pétrolier ont également été placés sous contrôle judiciaire, selon la même source. Les trois hauts dirigeants de Sonatrach ont été longuement entendus mercredi par la justice dans le cadre d’une enquête déclenchée sur la gestion de plusieurs dossiers au sein de la compagnie pétrolière, notamment l’attribution de contrats. Les investigations des services de sécurité se poursuivent. D’autres hauts cadres de la compagnie pourraient être interrogés prochainement, ajoute notre source.

nacer-eddine06
14/01/2010, 11h34
La direction de Sonatrach décapitée

Abdelhafidh Feghouli PDG de Sonatrach par intérim
C’est dans la matinée d’hier que le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, a procédé à la nomination de Abdelhafidh Feghouli au poste de PDG par intérim de Sonatrach, en remplacement de Mohamed Meziane.


Le choix du ministre s’est porté sur le seul vice-président (sur quatre) non convoqué par la justice pour être entendu sur des affaires de passation de contrats. En réalité, la direction générale de la compagnie nationale des hydrocarbures a été décapitée, hier, puisque sur les cinq principaux dirigeants, deux sont sous mandat de dépôt et deux autres sous contrôle judiciaire. Le cinquième a été nommé, hier, pour assurer l’intérim. Abdelhafidh Feghouli est vice-président chargé de l’activité Aval depuis le mois de novembre 2004. Avant d’exercer cette responsabilité, il avait été directeur général adjoint chargé des ressources humaines et de la communication. Avant de rejoindre la direction de la Sonatrach, il avait été président-directeur général de Naftec, l’ex-filiale raffinage de Sonatrach.
L’enquête entamée au plus haut niveau de l’Etat a surpris en quelque sorte tout le monde, puisque même le ministre a été obligé, dans la précipitation, de nommer un intérimaire à la veille de la signature de contrats importants avec des compagnies étrangères. L’initiateur de cette enquête a voulu frapper un grand coup, quitte à laisser Sonatrach sans direction momentanément. Quelle que soit l’issue des affaires qui ont commencé à être traitées, il n’en demeure pas moins que les mandats de dépôt prononcés et les mises sous contrôle judiciaire vont frapper les esprits. Le ministre a entamé, hier, une visite de travail à Tamanrasset, qui va durer plusieurs jours. Il sera très difficile d’obtenir des informations avant samedi ou dimanche sur les événements qui secouent la compagnie depuis hier et sur l’avenir de son management. Mais toujours est-il que la compagnie va traverser une période très délicate avec les répliques que ne manquera pas d’entraîner la décapitation d’hier.



Par Liès Sahar (lsahar@elwatan.com)
el watan

khaly
14/01/2010, 11h49
Laakouba le drs passera au ministère pour nous éclairer sur ce génie de cadre qui perçoit le salaire mensuel de 8000 euros soit 96 millions. source elkhabar online.

boulanji
14/01/2010, 12h24
11h48
Algérie: Le PDG de la Sonatrach sous contrôle judiciaire

Le P-DG de la Sonatrach, la compagnie nationale algérienne des hydrocarbures, Mohamed Meziane, a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une enquête sur des faits de corruption présumés, rapporte jeudi El Watan. Les informations publiées par le quotidien en langue française ont été confirmées auprès de deux sources industrielles proches de l'entreprise d'Etat. Selon une troisième source, également en contrat avec la Sonatrach, ce sont dix membres de la direction qui ont été placés sous contrôle judiciaire. Aucun représentant de la compagnie n'a pu être joint dans l'immédiat. Mohamed Meziane n'était pas joignable non plus. Au ministère de la Justice, on se refuse à tout commentaire.

boulanji
14/01/2010, 12h28
Connue comme la chasse gardée des militaires et leur garde manger , cette entreprise d'etat tentaculaire est entré dans l'oeil du cyclone.
La position dominante de cette entreprise ,qui est l'interface de l'exploitation de la principale ressource du pays, fait d'elle une état dans l'Etat.....
quand la sonatrach fait atchoum....le pays voisin attrappe la grippe.....esperons que ce n'est pas l'a1h1 !

Flilette
14/01/2010, 12h32
Mauvaise nouvelle ! quand le malheur tombe, ça vient de tous les côtés !

boulanji
14/01/2010, 12h32
Après le ministère des Travaux publics, c’est au tour de Sonatrach d’être éclaboussée par un scandale qui n’est pas près de livrer tous ses secrets.
Ainsi, le PDG, Mohamed Meziane, ses deux enfants, l’ancien patron du Crédit populaire d’Algérie (CPA), son fils et 15 cadres, dont des vice-présidents de la compagnie pétrolière, ont été présentés au tribunal de Sidi M’hamed, mardi en début d’après-midi, après une enquête préliminaire menée par les officiers judiciaires militaires du Département de renseignement et de sécurité (DRS) qui a duré plus de deux semaines.
Celle-ci concernerait des malversations dans l’octroi de marchés à deux bureaux d’études et de consulting et d’installation de surveillance dans le cadre de l’activité de transport par canalisation, qui auraient réussi grâce à leurs relations, notamment les enfants du PDG, à avoir un statut de « privilégiés ».
Après une audition de plus de 20 heures, le juge d’instruction a pris de lourdes décisions à l’encontre de l’ensemble des mis en cause. Ainsi, il a mis sous mandat de dépôt les deux enfants du PDG de Sonatrach, l’ancien président-directeur général du CPA, Hachemi Meghaoui, son fils (propriétaire d’un bureau d’études), un entrepreneur privé, deux vice-présidents de la compagnie, Benamar Zenasni (chargé de l’activité transport par canalisation - TRC) et Belkacem Boumedienne (chargé de l’activité Amont - exploration et production), a-t-on appris de source judiciaire.
Le juge a également placé sous contrôle judiciaire 7 cadres dirigeants de la compagnie, dont le président-directeur général Mohamed Meziane et Chawki Rahal, vice-président chargé de l’activité commercialisation.
Tout en reconnaissant à chacun le principe de la présomption d’innocence, nos interlocuteurs estiment qu’il s’agit là d’une grande affaire de corruption liée à la passation douteuse de marchés publics au profit de deux bureaux d’études et de consulting et d’une entreprise d’installation d’équipements de sécurité, qui auraient bénéficié d’importants contrats en contrepartie de pots-de-vin grâce aux enfants du PDG de Sonatrach qui auraient joué le rôle d’intermédiaires.
Pour l’instant, aucune information n’a été rendue publique par la compagnie pétrolière, qui se retrouve ainsi décapitée puisque c’est toute son équipe dirigeante qui est poursuivie pour malversations, violation de la législation en matière de passation de marchés publics, corruption et, surtout, association de malfaiteurs, une accusation qui relève du tribunal criminel et dont les premières estimations font état de plus de centaines de millions de dinars.
C’est, en fait, le plus important scandale qui éclabousse les dirigeants de Sonatrach, en proie ces dernières années aux plus folles rumeurs sur les dépenses astronomiques de la compagnie.
Il ressemble étrangement à celui qui a touché le ministère des Travaux publics, dont l’affaire est toujours en instruction et pourrait connaître de nouveaux rebondissements après que la défense du secrétaire général Mohamed Bouchama (en détention provisoire), composée de maîtres Miloud Brahimi et Khaled Bourayou, a exigé l’audition de Amar Ghoul, le ministre des Travaux publics, en tant que premier responsable du département mais aussi des grands chantiers de l’autoroute Est-Ouest.
Les dernières confrontations entre les mis en cause en liberté et en détention ont fait état de nombreuses autres révélations fracassantes sur les complicités des uns et des autres, non encore directement impliqués. Les deux lourds dossiers – Travaux publics et Sonatrach – sont traités par les juges du pôle spécialisé près la cour d’Alger, des magistrats en principe suffisamment outillés pour examiner ce genre d’affaires.
La question qui reste posée est de savoir si ces juges vont aller le plus loin possible dans ces dossiers, instruits sur injonction du président de la République, et qui ont en commun le fait d’avoir été pris en charge par le DRS sans qu’il y ait de partie civile ou de plainte préalable. A ce jour, ni le ministère des Travaux publics n’a déposé plainte, tout comme d’ailleurs le ministère de l’Energie, pour ce qui est de Sonatrach.
Les deux enquêtes ont été ouvertes à la suite de dénonciation adressée au Président, qui a saisi les services du DRS. Le tribunal de Sidi M’hamed est en train d’instruire les « affaires du siècle ». Saura-t-il livrer la vérité et toute la vérité à l’opinion publique  ? Le temps nous le dira…
Salima Tlemçani

boulanji
14/01/2010, 12h34
je remarque : qu'au maroc la famille fassi fihri place ses mongoliens partout dans les rouages de l'etat , chez le voisin ce sont les mezianes !
avec une difference : les mongoliens marocains ne sont pas des voleurs.

Cell
14/01/2010, 12h35
Le P-DG de la Sonatrach, la compagnie nationale algérienne des hydrocarbures, Mohamed Meziane, a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une enquête sur des faits de corruption présumés

c'est bien , j'espére que la procédure judiciaire ira à son terme , et que tous ces voleurs de leur propre peuple connaiteront la justice terrestre avant d'affronter une autre bien plus stricte et bien plus juste ....

alien
14/01/2010, 12h37
Quand on voit le degré d'opacité avec lequel est gérée cette entreprise "d'état" (quoiqu'il est plus raisonnable de dire de "généraux"), cela ne surprend personne.

absent
14/01/2010, 12h44
Ainsi, le PDG, Mohamed Meziane, ses deux enfants, l’ancien patron du Crédit populaire d’Algérie (CPA), son fils et 15 cadres, dont des vice-présidents de la compagnie pétrolière, ont été présentés au tribunal de Sidi M’hamed

Soyons positifs, au moins on prend la peine d'enquêter sur et juger des hauts responsables
ce qui n'est pas le cas chez certains

boulanji
14/01/2010, 12h45
depuis des jours et des jours , on s'efforce d'expliquer aux amis voisins de ce forum de ne pas croire leur regime , de cesser de voir dans le maroc un ennemi et de mieux faire en se penchant sur ce qui se passe chez eux !
ils ne nous ont jamais cru !

j'espere que les camouflets reçus cette semaine , leur rendront la raison et les pousseront à reagir contre l'opresseur qui les pille depuis 1962 !

houari16
14/01/2010, 12h56
Connue comme la chasse gardée des militaires et leur garde manger ,

boulanji

détrompe -toi !

Meziane n a rien à avoir de militaire ...les militaires n ont aucun regard sur ce géant !

PS : ce Topic , normalement doit étre posté à : Algerie Actualité .

avec une difference : les mongoliens marocains ne sont pas des voleurs.

Oh bon ! des saints à coté :redface: ?

que des petits vols à la tire au ROI M6 :lol: ? ( les lettres d aide ! )

détrompe -toi , des affaires de gros sou sont aussi au Maroc !

icosium
14/01/2010, 13h17
quand la sonatrach fait atchoum....le pays voisin attrappe la grippe.....esperons que ce n'est pas l'a1h1 !

Quelle relation y a t-il entre Sonatrach et le pays voisin ??

boulanji
14/01/2010, 13h21
boulanji

détrompe -toi !

Meziane n a rien à avoir de militaire ...les militaires n ont aucun regard sur ce géant !

PS : ce Topic , normalement doit étre posté à : Algerie Actualité .


Citation:
avec une difference : les mongoliens marocains ne sont pas des voleurs.
Oh bon ! des saints à coté :redface: ?

que des petits vols à la tire au ROI M6 :lol: ? ( les lettres d aide ! )

détrompe -toi , des affaires de gros sou sont aussi au Maroc !

desolé houari .....les salades ? j'aime pas !
encaisse et tais toi !
la serie noire continue ne t'en fais pas! il va y avoir d'autres !
la "republik" est nue !

l'imprevisible
15/01/2010, 07h15
J'aime bien quand les petits poissons sont avalés pour le compte des gros spécimens ! Car ces dernier tentent de faire croire qu'ils ont les mains propres! Plus hilarant encore, ils tentent de convaincre qu'ils détiennent une morale, voire une conscience !

J'imagine que Meziane a été sacrifié au détriment d'un désaccord entre "gens de l'ombre "

Dans tous les cas de figure, le spectacle est presque jouissif ! Installez-vous il ne fait que commencer !



../..

boulanji
15/01/2010, 13h12
Mauvaise nouvelle ! quand le malheur tombe, ça vient de tous les côtés !
le peuple doit trouver un moyen efficace pour se faire entendre!
une intifada pacifique est necessaire

boulanji
15/01/2010, 13h16
Quelle relation y a t-il entre Sonatrach et le pays voisin ??

elle nous vend du gaz !

amicalement
15/01/2010, 13h42
le peuple doit trouver un moyen efficace pour se faire entendre!
une intifada pacifique est necessaire
d'accord mais il est plus urgent de dire ca aux sujets de sa majeste qui asservi tout un peuple et a commencer par ceux qui ecrivent des inepties du genre.

je remarque : qu'au maroc la famille fassi fihri place ses mongoliens partout dans les rouages de l'etat , chez le voisin ce sont les mezianes !
avec une difference : les mongoliens marocains ne sont pas des voleurs.

Et devine de qui s’agit il:mrgreen:



Au fait, bien que c'est du n'importe quoi tu peux nous citer quelques uns de ses mezianes placés dans les rouages de l'etat voisin.:mrgreen:

milka
15/01/2010, 13h51
Il n'y à rien de surprenant dans cette affaire de la "nébuleuse" sonatrach, la poule aux yeux d'or, car les pots de vin, les passe-droits, le trafic d'influence, corruption, malversations et rapine ont toujours existé dans le monde des négociations des affaires et transactions financières entre sociétés et c'est ainsi que l'opacité, les arrangements et la discrétion sont de mise, en somme une monnaie courante. Un classique bien ancré dans les rouages de l'affairisme.
Un règlement de compte n'est pas aussi a écarter entre le ministre Mr Khellil et son entourage immédiat. Tout est possible dans ce microcosme des salons feutrés. La guerre des tranchées a commencée a faire des victimes collatérales.

citoyen
15/01/2010, 14h16
Grande évasion fiscale présumée sur les tubes

Rien que son système d’appel d’offres soit particulier à Sonatrach, au point où on l’a accusée de représenter un État dans l’État, malgré son Baosem (Bulletin des appels d’offres du secteur de l’énergie et des mines, une Sarl créée par Sonatrach et Sonelgaz en 2001, soit l’équivalent du Bomop, pour le reste des entreprises nationales publiques), Sonatrach n’en est pas moins exposée aux malversations ou aux tricheries. Ce sont des millions de dollars qui peuvent s’évaporer sur un simple contrat. Les documents que nous avons pu obtenir le démontrent de manière claire et indubitable. Il y a 3 mois, le 15 septembre 2009, M. Sharma, directeur de marketing de la société Jindal, adressait une correspondance aux représentants légaux de Finalgeria (société représentant le groupe indien Jindal en Algérie, filiale du groupe Jindal Saw Ltd, spécialisée dans la fabrication de tubes soudés à l’arc immergé), afin de les inciter à porter plainte auprès de Sonatrach TRC à Baraki et Sonatrach siège à Alger, en vue de tenter, si possible, d’arriver au règlement à l’amiable, d’un contentieux portant sur l’attribution d’un marché de transport de tubes à une entreprise turque moins-disante, avec des offres, selon les experts, très manifestement en deçà des normes de prix fixés en dinars algériens.
La lettre porte en objet : “A.O. Sonatrach TRC, GR4 Lot1 du 23 juin 09 : tricherie de certains compétiteurs sur les réelles valeurs des travaux en dinars sur le territoire algérien”.
D’entrée de jeu, la correspondance ouvre le feu : “Nous, Finalgeria, œuvrons en toute loyauté et régularité dans nos activités représentatives et commerciales import/export en Algérie. En termes de droit algérien, indien et internationaux, nous demandons l’annulation du contrat GR4 du 23 juin 09 au 23 septembre 09 et aussi en conformité avec la caution bancaire de soumission Lot n°1”. Le conseil de direction de la Finalgeria continue sur sa lancée pour dénoncer “l’irrégularité scandaleuse” de l’adjudication, en 15 lettres, pas une de moins à la date du 26 juin 2009. Des lettres adressées aux institutions concernées et aux services commerciaux des ambassades indienne et algérienne.
La lettre ajoute : “Nous prouverons la tricherie par les deux plus simples preuves” sur une dizaine de critères de calcul fiable pouvant entrer en jeu.
Une tricherie qui gruge le Trésor public selon le document de pas moins de 6 millions de dollars ! Il semblerait que les correspondances de Finalgeria aient été suivies côté Sonatrach par un silence radio. Ce qui a contraint l’entreprise Finalgeria à porter plainte contre X, c’est-à-dire Sonatrach et le groupe turc adjudicataire du marché.
Premier élément de calcul : le transport entre le port de Djen Djen et le parc de Sonatrach TRC à Hassi-Messaoud. “Sur les 5 transporteurs agréés ayant soumissionné, l’offre de l’Eurl El-Bouteïna d’Annaba était la moins élevée et proposait 550 euros par camion. Or, un simple calcul fait apparaître qu’il faut 9 518 camions pour transporter les 130 000 tonnes de tubes. Une opération élémentaire laisse apparaître pour le total transport (550 euros x 9 518 camions, soit un total de 5 234 900 euros) avec une cotation de 102,28 DA/1 euro le 23 juin 09, soit un total de 1 euro pour 105 DA (avec les frais de banque), + TVA de Bouteïna à Finalgeria et Jindal : valeur totale : 643 107 465 DA. Or, le groupement turc a annoncé pour la totalité des prestations un montant (qualifié de ridicule par les rédacteurs de Finalgeria) de 418 762 429. Le prélèvement légal des 24% destiné au Trésor public sera réalisé à partir de ce montant, lit-on dans le document.
Remarque : le projet Gazoduc GR4 48 pouces Rhourde Nouss-Hassi R’mel comporte un premier lot pour la fourniture de 304 966,90 ML de tubes 48’’ et un deuxième lot de fournitures de 234 000 ML de tubes de 48’’. Se disputaient le premier lot pas moins de 8 entreprises : 2 indiennes (Gujarat Stahl Rohren et Finalgeria), 1 grecque, 1 anglaise, 1 allemande, 1 russe et 2 turques.
Si en gros, les offres ne diffèrent pas beaucoup entre elles, celle de Finalgeria et de l’allemand Man Ferrostaal sont très proches aussi bien dans la partie libellée en devises que dans la partie en dinars algériens (144 919 250 $ et 1 512 335 966 DA pour le premier et 144 201 714,83 euros et 1 562 466 328,40 DA pour le second).
Il en est curieusement de même pour les deux entreprises turques le Groupe Borusan et Thyssen Krupp Mannex Erciyas : le premier offre 418 762 429,29 DA et le second 425 865 509, 59 DA. Des offres en dinars équivalant au tiers de celles de leurs concurrents !... “Impossible”, souligne une note rédigée à la main en bas du document d’ouverture des plis obtenu par Finalgeria : “L’offre est sous-estimée de 3 à 4 fois pour échapper aux 17% de TVA et 24% de prélèvement à la source”.
Deuxième élément de calcul : le poste prestations portuaires sur la base de tarifs déterminés d’après des décrets ministériels. Sur la base de 25 000 tonnes de déchargement de navires et de chargement de camions, sous palan, à 398 DA/tonne et 105 000 tonnes au tarif de 556,20 DA/tonne, le total atteint 68 350 000 DA HT + TVA 17%, moins 24%. Ajouter la reprise sur le port 208 327 000 DA + 17% moins 24%, et si on devait comptabiliser les 8 autres postes (manutention à l’arrivée, gestion, assurances, etc.) on arriverait à un total autrement plus conséquent. La correspondance conclut : “Nous avons fait contrôler nos calculs par deux experts judiciaires et maritimes. Nous, Finalgeria arrivons à quelque 982 372 100 DA hors les 17% de TVA à prévoir de Finalgeria à Jindal. (Or) Jindal comme le groupement turc est une société de droit étranger. Sonatrach va donc déduire 24% de retenue à la source sur les montants annoncés en DA qui devraient être reversés au Trésor public algérien”.
Là où apparemment le bât blesse, Finalgeria, qui se targue de facturer toutes ses prestations, c’est que le manque à gagner pour le Trésor public algérien des projets, que pour l’entreprise émettrice de l’A.O. Sonatrach TRC. Pas moins de 6 millions de dollars (+ 5,2 millions d’euros) passent sous le nez du fisc, selon le document, juste sur ce fameux Lot n°1 GR4 du 23 juin 09. La lettre s’achève par la demande expresse faite à Sonatrach, aux ministères concernés des Finances, de l’Énergie et des Mines, du Commerce, etc., à la direction des douanes et aux services fiscaux, en vue d’annuler l’attribution du contrat et de réaliser un redressement fiscal contre les tricheurs. De plus, Finalgeria se plaint qu’un simple transitaire, en exigeant une autorisation d’exportation qui n’existe pas, en l’inventant en quelque sorte, ait pu bloquer huit jours durant deux navires chargés de 3 000 tonnes de tubes récupérés et payés à Sonatrach TRC rubis sur l’ongle à Laghouat, et lui causer ainsi un préjudice financier de 95 000 euros. L’affaire a été portée devant le tribunal d’Oran.
Le gérant de Finalgeria suggère que les services financiers de Sonatrach et des autorités fiscales contrôlent sur une période de 3, 5 et même 10 ans, tous les dossiers d’acquisition de tubes neufs, qui parfois portent sur des projets 160 fois plus importants que celui dont il est question dans la plainte !
Le 21 septembre 2009, le gérant de la Finalgeria, M. Finet, adresse une correspondance au vice-président de Sonatrach chargé du transport par canalisations, au P-DG et au président de la commission des appels d’offres de Sonatrach, en vue d’obtenir un rendez-vous. L’objet de la rencontre est la démonstration de la minoration des valeurs déclarées en dinars par l’adjudicataire turc. La lettre accuse les destinataires : “Vous avez jugé qu’il peut être ainsi fait une économie illégale de quelque 6 millions $ au détriment du Trésor public algérien” et souligne le ras-le-bol de Finalgeria : “Vous avez noté notre loyauté depuis 5 ans d’acceptation des non-attributions des marchés d’appels d’offres antérieurs, sans discussion. Mais cette fois-ci l’excès est trop important, nous avons réagi”.
Le 16 septembre 2009, une procédure judiciaire est envisagée contre X, soit Sonatrach TRC et le groupement turc adjudicataire du marché GR4 Lot n°1. Est sous-entendue une véritable mise en demeure qui viserait les responsables de Sonatrach, un mois après l’envoi de la correspondance, en cas de non-réponse. La situation en est arrivée là, après toutes sortes de recours amiables, les premiers adressés à Sonatrach TRC, à Sonatrach siège, aux ministères algériens concernés et aux administrations de tutelle, semble-t-il sans résultat, dans les délais légaux, soit au cours des 3 mois ayant suivi l’attribution du marché litigieux. Sonatrach en n’annulant pas l’attribution du lot du contrat semble cautionner ces sous-facturations.
Finalgeria dénonce “l’inexistence de conditions de concurrence loyale depuis longtemps (…) et l’avenir noir pour les compétiteurs loyaux (qui souhaitent) accéder aux contrats sans tricheries”. Les rédacteurs de la correspondance demandent à examiner “les conditions tarifaires (légales, ndlr) en vue d’engager une procédure judiciaire contre X, apparemment Sonatrach TRC qui semblerait cautionner le système (en cas de non-annulation du contrat) et les compétiteurs qui minimisent les valeurs et surtout l’adjudicataire turc”.
La lettre se termine par la demande “de paiement de dommages et intérêts à hauteur de (notre) commission contractuelle”. Une note en bas de page, rédigée à la main, précise qu’en cas de non-annulation du contrat GR4 par Sonatrach TRC dont le siège se situe à Baraki, une procédure (judiciaire) sera engagée devant le tribunal de La Haye.
Liberté a adressé un courrier au P-DG de Sonatrach daté de décembre 2009, pour une réponse et des éclaircissements à propos de telles accusations, aucune réponse écrite, à ce jour, ne nous est parvenue.


11-01-2010
Liberte

Hum la presse a lévé le lièvre un peu avant, SONATRACH est un repère de choix pour la charognards. En téhoerie les ministres n'interviennent pas dans les transactions commerciales, mais dans les coulisses et avec leur pouvoir de dégommer n'importe quel PDG, DG ou moins que çà, ils peuvent faire des pressions verbales. La justice ne pourra pas dans ces cas là les inculper. Donc les PDG, munissez vous de d'enregistreurs discrets et enregistrez toutes vos échanges avec ces incapables, peut être cela vous sauvera la mise en cas de pépin.

La démonstration de FinaAlgeria semble tenir la route.

>>>Dans tous les cas de figure, le spectacle est presque jouissif ! Installez-vous il ne fait que commencer !


J'espère qu'on sera pas deçus, ce sont les entrepreneurs spécialisés dans la construction de quartiers Haute Sécurité qui se frottent les mains :mrgreen:.

El-NiNo
15/01/2010, 14h23
la poule aux yeux d'or

Punaise! Elle doit être jolie cette p.. de poule !

shadok
15/01/2010, 14h28
Et qui contrôle Chakib Khalil ? Celui là doit se remplir pleine les poches avec les ricains.

nacer-eddine06
15/01/2010, 14h32
bouteflika est dans le collimateur
ces soudaines greves me font rappeller une certaine reunion
chadli-mitterand du 19/11/88

citoyen
15/01/2010, 14h34
C'est le "système" qui le contrôle, si le système ne bouffe pas dans la même table chakib sera relevé de ses fonctions et mangera ses "économies" accumulées du passé. (Mais bon elles sont tellement importantes qu'il n'y a rien à craindre).

Le fonctionnement est presque assimilé à un Becherel : je bouffe, tu bouffes, il bouffe, nous bouffons, vous bouffez, ils ne bouffent pas.

Quant à Bouteflika, c'est un diable que l'armée a fait sortir de la bouteille, ils auront du mal à le faire revenir dedans :mrgreen:.

Enfin nous verrons !

nacer-eddine06
15/01/2010, 15h02
il n est pas aussi fou que ca
il doit penser a l avenir de said
qui lui au moins est un ideal troskiste

citoyen
15/01/2010, 15h32
Il n'est pas idiot ni fou d'ailleurs loin de là certes, mais personne n'est infaillible. Entre les hyènes, les crocos, les fauves et autres rapaces, un moceau de chaire ne reste pas longtemps entre les mains d'une même espèce.

S'il est obligé de lâcher le morceau il le lâchera (ce n'est pas la première fois), mais soyons sûrs, la prochaine fois ses adversaires y réfléchiront deux fois avant de dépister la présence de viande fraîche.

Les malversations de SONATRACH (rappel BRC) n'est pas quelque chose de nouveau, ce qui est nouveau c'est l'ampleur de l'attaque et la proie en l'occurrence le PDG. La balle est passée pas loin du coeur, sentant le coup venir, en vieux renard, il s'est appliqué à balancer un discours préparatoire quelques mois auparavant pour se mettre du bon côté évitant ainsi le coups frontaux.

Said n'ayant pas encore trempé en public est pour le moment épargné de plus trotskiste pas the business is the business y compris si on joue aux dominos avec Kim Jung ill.

Toutes proportions gardées l'affaire est mineure au regard du contentieux (1600 marchés de gré à gré pour la seule sonatrach, il faut 15 siècles pour tout déblayer en supposant que la préscription vivra plus que Sidna Nouh).

nacer-eddine06
15/01/2010, 15h39
CITOYEN
j ai compris la nuance
je vois aussi un combat entre les interets des francais et des americains dans cet etalage
la cinquieme colonne est entrain de s enerver et veut reprendre la main

milka
15/01/2010, 15h45
El NiNo: Punaise! Elle doit être jolie cette p.. de poule !

Évidemment mon cher El NiNi, cette fameuse poule aux yeux d'or pond bien des dollars en pissant du pétrole.

citoyen
15/01/2010, 15h54
C'est évident, les intérêts des uns et des autres sont proportionnels à la pub où au silence des uns et des autres sur des sujets lancinants comme la liberté de l'expression par exemple en contre partie un bon paquet de contrats bien rémunérateurs.

Bouteflika a toujours joué à l'équilibriste dans ce domaine à l'intérieur comme à l'extérieur, mais là il vient de voir un troisième acteur non prévu dans la pièce : Les chinois qui réclament leur rôle.

Nelaab Oulla N'fessed.

J'ai toujours eu une curiosité pour cet acteur car il ne met aucun clan en avant et pourtant il plante ses arbres n'importe où et avec une facilité déconcertante. A moins qu'il joue sur l'adversité des 2 clans US et Français pôur se placer lorsque il y a un risque de voir du sang couler pendant les rixes. Une façon d'une part de départager momentanément les deux adversaires jusqu'au prochain combat et de garder les rideux baissés pour que nous autres nous ne voyons que du feu ou simplement de nous laisser entrevoir un épisode de Nounours "Bonne nuit les petits".

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