PDA

Voir la version complète : Le gré à gré et les pots de vin menacent le programme de 150 milliards de dollars


chegevara
18/01/2010, 11h39
Les pouvoirs publics ont entamé une série de réformes visant à combler « les lacunes » du code des marchés publics, suite aux scandales financiers qui ont touché plus d’un secteur ministériel, induisant au trésor public des pertes estimées à des milliards de dinars.
Après que le ministère des finances ait bénéficié de rallonges budgétaires, estimés à 40 milliards supplémentaires, par rapport au budget annuel initial pour les équipements, de la loi de finances de 2008, qui lui a été alloué dans le cadre de ce qu’on appelle la révision financière annuelle, le conseil des ministres a décidé de soumettre toute révision financière d’un projet dépassant les 15% du budget initial, à l’approbation du président de la République.
C’était alors la première tentative « sérieuse » de resserrer l’étau sur les corrupteurs qui ont épuisé les ressources du trésor public, en surfacturant les budgets des projets.
Les 150 milliards de dollars alloués au prochain programme quinquennal seraient, donc, la raison qui a poussé le premier ministre à publier, en décembre 2009, des directives portant sur « les marchés publics », qu’il a adressée aux entreprises de gestion des participations de l’Etat.
Le gouvernement a décidé de créer une institution centrale, près du ministère des finances, dont l’une des missions serait de décider du moment de recourir aux prestations des bureaux d’études étrangers qui se sont propagés comme des champignons, en Algérie, au cours des dernières années, pour l’intérêt qu’ils ont pu tirer de ce business très lucratif. Selon les renseignements dont nous disposons, les bureaux d’études étrangers installés en Algérie et autres, transfèrent l’équivalent de 3 à 4 milliards de dollars par an, vers l’étranger.
Suite à la croissance du phénomène de l’octroi des marchés publics par la formule de « gré à gré », le phénomène de la corruption et des pots de vin, qui rangent plusieurs secteurs ministériels n’a pas cessé de croitre. Ce qui est le cas pour les secteurs des travaux publics, de la pêche et des ressources halieutiques.
Pour parvenir à cette situation, le gouvernement a été appelé à élargir les prérogatives de l’Inspection générale des finances dans le but de réguler les dépenses de l’Etat et avoir plus de contrôle sur les entreprises publiques.
Toutefois, ces mesures juridiques, bien qu’elles soient importantes, restent inefficaces, étant donné que les premières personnes à les violer sont des personnalités imminentes au sein des institutions de l’Etat.
Chose qui nous appelle la nécessité d’imposer plus de rigueur en termes de déclaration des biens de tout responsable au sein de l’Etat et à appliquer le dicton : « d’où ces biens vous proviennent-ils? », sinon, la corruption atteindra le point de non retour.
Elkhabar...

Cookies