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Voir la version complète : L’engagement est il en baisse, le chacun pour soit s’accroît ?


Adhrhar
26/01/2006, 10h37
L’essentiel est dans le titre.
Nous avons connu pendant les décennies précédentes les citoyens plus engagés politiquement, les salariés plus syndiqués, l’humanitaire plus actif, …
Qu’en est il actuellement ?

absente
26/01/2006, 11h56
Comme tu le dis si bien nous avons connu des décennies d'engagés !

Je retournerais la question vers : est il encore utile de s'engager politiquement et syndicalement ?
Les conditions de travail se sont améliorées (on bénéficie d'un traitement de faveur comparé á d'autres...)et si t#es pas fonctionnaire á quoi cela sert il ?

Politiquement..........en dehors des paroles; nos génerations ne voient pas de "jeunots" on prends les meme et on recommence alors s'engager pour qui ß Pour celui qui était déjá la´il y xxx années . Il a fait quoi ?

Pour l'humanitaire, je crois savoir qu'on est plus actif mais il y a aussi plus de detresses. Les affaires de corruptions et le manque de clareté de ce qui est fait avec nos dons ne pousse pas á s'engager.

Bien sur que le chacun pour soi s'accroit, l'égoisme, l'égocentrisme sont rois !
Comme le dit Cabrel " tu vois pas la misère en bas de chez toi mais t'envoie 10F pour les enfants du Gange "

Absente
26/01/2006, 19h18
oui tu as raison, du moins sur le plan syndical ; les gens courbent l'échine, ils ont peur...

les premiers syndicalistes avaient la chance de connaitre l'ennemi, le patron
il était à leur portée
la lutte pouvait aboutir

aujourd'hui, contre les multinationales, la lutte est trop inégale
les travailleurs, se sachant impuissants, attendent et espèrent ne pas être dans le prochain wagon vers la sortie

c'est vrai, c'est un peu chacun pour soi
donc on voit surtout des fonctionnaires faire grève et parfois, on se dit que pourtant, ils sont les moins en péril

il faudrait se dire : plutôt que de prendre des avantages aux fonctionnaires, il vaudrait mieux augmenter les avantages des autres travailleurs

la société anonyme porte bien son nom...

mais question humanitaire, je trouve les gens bien impliqués
restaus de coeur, téléthon, tsunami, la générosité est grande...

il faut que chacin soit convainvu que de l'argent il y en a
assez pour que les riches restent riches tout en garantissant un niveau de vie correct aux autres

alors pourquoi laisser la précarité et la misère gagner du terrain?

parce qu'on explique au gens que c'est la fatalité
et ils le croient...

mig214
26/01/2006, 19h25
les facteurs clès de succès des gens ont changés,
actuellement, c'est l'argent IoI,
c'est la course aux richesse matériels, financières, et le temps passe si vite, qu'on a tendance à outre passé l'essentiel.

"L’engagement est il en baisse, le chacun pour soit s’accroît ?", je pense que c'est une caractéristique relative à l'éducation pour ne pas dire génétique, heureusement qu'il existe des gens qui sont toujours engagés en des moements difficiles, pour une bonne cause.

certains de mes travaileurs (execution) on l'esprit d'engagement plus developpé que mes "cadres" et un sens de l'engagement plus affuté.

c'est dans les moments difficles que l'eau devient claire et laisse apparaitre la vrai nature des gens. mais rien n'est eternel, la vie et le succès reprendrons leurs place, mais pas les lâches, les faibles, les opprtunistes, les gens sans esprit en général

Absente
26/01/2006, 19h29
mig214

tu as raison
on est jugé sur son revenu et sa fortune et sur ses qualités !

c'est l'argent qui nous fait héros ...

Touggourt
26/01/2006, 20h20
Le monde change et la rébellion aussi. C'est vrai que le syndicalisme a fait son temps et qu'aujourd'hui il n'existe plus de figure emblématique du syndicat et de la lutte ouvrière...Peut-être que ce n'est plus le propos. Mais l'humain ne change pas vraiment et c'est sa bonté profonde qui le pousse à sa générosité lorsque le malheur est étalé devant lui. Les vrais révoltés du capitalisme se déplacent lors de leurs manifs ou leurs meetings anti mondialiste. La macro-économie, et tous les excès qu'elle a engendrée sont le fruit de la volonté des politiques et du laisser-faire de la classe moyenne. je fait partie de cette dernière et pour moi intégrer cette classe, c'est une amélioration par rapport à la situation sociale de mes parents. Socialement et économiquement parlant...Après, tout est question d'individu. Je n'appartient à aucun groupe révolutionnaire, ni à aucun syndicat, mais il m'est impossible d'être indifférente et je crois à la valeur universelle du "bien". Je le crois transmissible. J'ai l'impression aussi qu'il faut aussi réfléchir autrement à la question de la pauvreté. Jusqu'à présent, la seule alternative qu'on propose aux pauvres c'est de devenir riche. Ce qui est parfaitement impossible dans le système capitaliste et ce qui de toute façon est un modèle non viable pour des populations qu'on propose d'endetter pour devenir urbains et économiquement acceptables. Or, qu'à besoin le pauvre pour vivre? De l'essentiel: de sa terre, de son espace, de son mode de vie. Une population africaine qui respectaient des rites végétariens depuis des siècles s'est appauvrie depuis que ses jeunes ont goûté aux hamburgers. En amérique du Sud, dans un village reculé et misérable, on a constaté des cas d'enfants obèses parce-que il était moins cher de s'acheter des chips américain que des légumes venant de la ville voisine. Il faut repense à la micro-économie. Donner des terres aux paysans qui pourront assurer les besoins locaux ( céréales, agrumes...), et participer au commerce LOCAL. Revenir à d'autres sources de protéines, faciles à obtenir dans les pays du Sud (exple: légumineuse...).
La vraie révolution c'est d'accepter d'arrêter le progrès. J'ai deux télé , un ordi, un portable , un lave-vaisselle, ...la liste est loin d'être exhaustive, mais je me demande si il faut vraiment souhaiter ça aux pauvres. Je sais pas trop. :sad:

Zoubir8
26/01/2006, 20h30
Ah oui, l'engagement n'est plus ce qu'il était.

elisa
27/01/2006, 07h56
L engagement, n est peut etre plus ce qu il était mais bien des petites communes , en France, n auraient pas, ou très peu d activités s il n y avaient les bénévoles: Dans ma petite ville les enfants ne peuvent faire du football, du basket que grace aux entraineurs bénévoles qui les entrainent et qui passent leurs dimanches matins sur les terrains.
Il existe aussi une association pour l aide aux devoirs et des cours d alphabétisation
le réseau associatif est très important en France et je pense qu il est amené à se développer car nous sommes dans une période un peu morose ou les gens ont besoin d échanges ,de se retrouver.

Adhrhar
27/01/2006, 09h25
Le sens, la philosophie, la raison d’être des syndicats, quels moyens pour quels objectifs.

En France les syndicats ont longtemps été dominés par la GCT qui a pour slogan la lutte des travailleurs contre les patrons, et l’exigence de salaires, plus élevés, en permanence. Ce slogan opposant deux parties, s’est développé principalement, dans les industries lourdes, comme la sidérurgie, les mines, la construction navale, l’automobile (Renault en particulier,…) , …

Aujourd’hui la donne a changé. Les effectifs des salariés du secteur des industries lourdes et de la sidérurgie sont en baisse alors que ceux des services se développent, sans cesse. Le militantisme syndical radical (ouvriers contre les patrons, demande toujours plus de salaires, …) a été impacté à la baisse.

En Allemagne les syndicats participent avec les patrons dans les stratégies d’entreprises et définissent ensemble les politiques d’investissement, de croissance et des salaires. Il y a symbiose entre la direction d’entreprise et les employés, contrairement à la France où l’opposition dominait. Cette philosophie syndicale a longtemps été considérée comme un modèle. Par conséquences, il n’y pas eu autant de grèves en Allemagne, par rapport à la France.

Deux modèles, deux philosophies, deux stratégies de lutte différentes. Là ou les uns s’opposent et ne s’entendaient pas, les autres jouent l’entente et les synergies.

Aujourd’hui la mondialisation domine et impose ses lois : les marches sont ouverts et la concurrence mondiale dicte ses lois. Pour survivre, les entreprises des pays dits développés se déplacent dans les pays à faibles salaires comme les pays de l’Est ou d’Asie et d’ailleurs.

Les syndicats ne savent plus quelle stratégie choisir, soit continuer à demander des augmentations de salaire avec le risque de délocalisation de leur outil de travail, ou accepter la stagnation voir des baisses de salaires, pour sauver les emplois.

Que feriez vous à leur place ?
Quelle est l’utilité du syndicat aujourd’hui ?
Faut il chercher l’entente avec les patrons pour sauvegarder les emplois ?

zlabiya
27/01/2006, 09h48
Nous avons connus pendant les décennies précédentes les citoyens plus engagés politiquement, les salariés plus syndiqués, l’humanitaire plus actif, …



je n'ai pas vu d'engagements
en allant plus en arrière, à l'époque des nobles, des seigneurs et paysans, il fallait que les pauvres paient des impôts alors qu'ils étaient déjà fauchés
aujourd'hui , je trouve qu'il y a une amélioration (aides, droit de vote, ...)
je pense que plus on donne, moins on voit ce qu'on donne donc on veut encore plus et toujours plus....
il fait se poser la question: sommes nous exigeants ou alors sommes nous aveugles ou non reconnaissants?
au fond, on n'a pas de reconnaissance, on oublie vite

absente
27/01/2006, 09h57
Le systeme syndicaliste francais était valable pour les ouvriers du temps de Zola.........mais aujourd'hui il semble dépassé : ce coté lutte ...lutte des classes? Quelle signification a t'elle en 2006 ? Et bien souvent les gréves genent Mr et Mme tout le monde car les socitétés de transports en commun sont tout de meme championnes des gréves : ils font gréve, ils négocient et ils ont bcp + d'avantages que les employés lambda du secteur privé : inégalités !

Nous sommes tous acteur de cette mondialisation et globalisation : nous regardons notre porte monnaie ! C'est malheureux á dire mais c'est la vérité !
D'ailleurs pour ceux qui ont l'occasion de voyager, on voit partout les memes chaines de magaisn, les memes produits.....

Comment convaincre de s'engager si on sait d'ores et déjá qu'on ne peut combattre les inégalités ?

Absente
27/01/2006, 17h05
j'aime beaucoup ce que tu as écrit
sur les micros économies

il faut arrêter de vouloir imposer au monde un modèle unique

j'adhère complètement

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