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Voir la version complète : RELATIONS ALGÉRO-FRANÇAISES: Quand les intérêts priment


DZone
20/01/2010, 14h43
La décision prise par les autorités françaises de classer l’Algérie «pays à risque» a, paraît-il, convaincu les autorités algériennes que l’époque des relations «passionnées» est révolue.

Entre l’Algérie et la France, il n’y a pas de divorce, ni de refroidissement dans les relations bilatérales. Cela même si les dossiers qui fâchent ne cessent de s’accumuler. Le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci a révélé, lundi soir, la nouvelle vision que porte l’Algérie à ses relations avec la France.

Désormais, on parle «d’intérêts». Et quand les intérêts priment, nous avons droit à un discours diplomatique tout à fait innovant de la part des autorités algériennes. «Nous avons des intérêts économiques dans différents domaines avec la France et il y a aussi notre communauté qui a besoin d’améliorer ses conditions d’existence», a-t-il suggéré lundi soir lors de son passage à l’émission Question d’actu diffusée sur Canal Algérie.

La décision prise par les autorités françaises de classer l’Algérie «pays à risque» et d’imposer par là même à ses ressortissants des contrôles «discriminatoires» aux niveau des aéroports français ont, paraît-il, convaincu les autorités algériennes que l’époque des relations «passionnées» est révolue. Signe que cette page est bel et bien tournée, c’est l’aveu du chef de la diplomatie algérienne qui a fait savoir que l’Algérie a appris la mesure par voie de presse.

«Je voudrais dire à notre communauté à l’étranger, notamment celle établie aux Etats-Unis et en France, que les décisions prises par chacun des deux pays ne résultent pas de négociations avec l’Algérie et que ces mesures ont été prises sans consultation aucune de l’Algérie, pays pourtant ami», a, par ailleurs, affirmé M.Medelci. «Nous avons appris cela par voie de presse et nous avons réagi par voie diplomatique», a-t-il ajouté.

L’Algérie souhaite que la page soit tournée. Lundi, Medelci a laissé entendre que dans les coulisses diplomatiques, la situation évolue. «Nous veillerons à ce que notre pays puisse être considéré comme crédible, qui règle ses problèmes de sécurité mais qui n’a pas de leçons à recevoir», a-t-il insisté. Ce dernier a affirmé que s’agissant de la sécurité aéroportuaire, l’Algérie a été toujours considérée comme un pays particulièrement performant et l’aéroport d’Alger comme un des aéroports les plus sûrs. La diplomatie algérienne adopte un discours plus réaliste moins populiste et laisse la porte ouverte au «dialogue.»

L’Algérie attend de la France que son message diplomatique soit perçu et les responsabilités de ceux qui ont pris ce type de décisions établies, et reconnues comme étant en contradiction avec la volonté de régler les problèmes «et que ces dispositions étaient très inamicales envers un pays pourtant ami».

Le populisme banni du discours diplomatique

Le dialogue, est le moyen adopté pour résoudre les dossiers «qui fâchent». Medelci cite ceux liés, notamment à l’investissement français en Algérie et les essais nucléaires français dans le Sahara algérien, qui font l’objet de groupes de travail conjoints. Il a espéré que les groupes de travail puissent réaliser des avancées avant la visite du ministre français des Affaires étrangères, M.Bernard Kouchner à Alger dans les semaines à venir.

Une visite, rappelons-le, prévue en janvier puis reportée pour le mois de février.

S’agissant de l’UPM, Medelci a exprimé le voeu qu’en 2010 un certain nombre de projets puissent voir le jour dans ce cadre.

L’Algérie souhaite sortir des «contingences politiques», pour avancer dans ce projet. «L’Algérie a toujours encouragé la réalisation de projets concrets dans l’espace sous-régional dans l’intérêt des populations et de la région de la Méditerranée.»

Abordant les relations algéro- américaines, le ministre des Affaires étrangères a réitéré sa condamnation des mesures prises par les Etats-Unis pour singulariser certains pays. Il a affirmé que cette gestion «discriminatoire, qui concerne notre pays de surcroît, ne peut être acceptée par l’Algérie».

Le ministre est également revenu sur sa visite effectuée dernièrement aux Etats-Unis à l’invitation de la secrétaire d’Etat américaine, Mme Hillary Clinton, indiquant qu’elle a été l’occasion pour évaluer la coopération bilatérale économique et commerciale, précisant que le niveau des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 20 milliards de dollars.

Au sujet de l’Union du Maghreb arabe (UMA), il rappelle que lors de la dernière réunion de Tripoli, qui a regroupé les ministres des Affaires étrangères des pays de l’UMA, et à la demande de l’Algérie, l’idée de créer une communauté économique maghrébine «est en train de faire son chemin». Au sujet du Sahara occidental, il a souligné que cette question est un «vrai problème de décolonisation», insistant que «tant que la possibilité n’a pas été donnée au peuple sahraoui de s’exprimer sur son avenir, le problème restera».

Evoquant l’immigration clandestine, le ministre a souligné qu’entre 1500 et 2000 sans-papiers algériens sont rapatriés annuellement d’Espagne depuis 2002. Medelci a indiqué que l’Algérie et l’Espagne sont liées depuis 2002 par une convention permettant le retour des sans-papiers reconnus comme étant des Algériens. Il expliquera le phénomène des harraga par les difficultés rencontrées par les jeunes Algériens pour voyager légalement en Europe.

«Les jeunes qui partent cherchent à découvrir d’autres pays et à vivre de nouvelles expériences», a-t-il dit. Pour Medelci, ce n’est pas la pauvreté et le désespoir qui poussent les jeunes à hypothéquer leur vie en pleine mer pour regagner l’Europe. Il a, dans ce contexte, plaidé pour une amélioration des conditions de circulation des personnes entre l’Algérie et l’Europe.

Interrogé sur la résolution 1904 adoptée récemment par le Conseil de sécurité de l’ONU sur proposition algérienne incriminant le paiement des rançons aux preneurs d’otages, M.Medelci a souligné que l’argent est un élément «extrêmement important» dans le développement du terrorisme.

Achira MAMMERI
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DZone
20/01/2010, 15h19
Actuellement, les dossiers qui fâchent s’accumulent entre les deux pays, notamment avec la récente décision de la France d’inscrire l’Algérie sur la liste des pays à risque pour le contrôle des ressortissants voyageant par avion.

Si dans un passé récent les questions liées à l’histoire, dont l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français dans le Sahara, constituaient un grand obstacle pour aller vers une relation normale entre l’Algérie et la France, actuellement les dossiers qui fâchent s’accumulent entre les deux pays, notamment avec la récente décision de la France d’inscrire l’Algérie sur la liste des pays à risque pour le contrôle des ressortissants voyageant par avion. Une décision qui s’ajoute à l’investissement français négatif dans notre pays. Ce constat a été dressé par le chef de la diplomatie algérienne lundi soir, lors d’une émission de Canal Algérie. Mourad Medelci précisera : «Beaucoup de questions liées notamment à l’investissement français en Algérie et les essais nucléaires français dans le Sahara algérien font l’objet de groupes de travail conjoints, espérant que ces groupes de travail puissent réaliser des avancées avant la visite du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner à Alger dans les semaines à venir».

Ainsi, la visite prochaine à Alger du ministre des Affaires étrangères français aura à répondre à plusieurs questions. Même si Medelci tient à chaque fois à préciser qu’il y a toujours des relations entre les deux pays et qu’il n’y a ni divorce ni refroidissement, on peut dire que ces relations ne sont pas chaleureuses. Toutefois, la décision de Paris d’inscrire l’Algérie sur la liste des pays à risque, donc que ses ressortissants subiront des contrôles spécifiques dans les aéroports français, ne peut être consommée par Alger et acceptée aussi facilement. A ce propos, Medelci dira en s’adressant aux ressortissants algériens en France et aux Etats-Unis : «Cette mesure a été prise sans aucune consultation avec l’Algérie. Nous l’avons appris par voie de presse et avons réagi par voie diplomatique», affirmant que l’Algérie est «un pays crédible qui règle ses problèmes de sécurité mais qui n’a pas de leçons à recevoir».

Dans ce sens, il a ajouté que l’Algérie attend de la France que son message diplomatique «soit perçu et les responsabilités de ceux qui ont pris ce type de décisions établies et reconnues comme étant en contradiction avec la volonté de régler les problèmes. Ces dispositions sont très inamicales envers un pays pourtant ami».

A noter que depuis la protestation officielle d’Alger qui a conduit à la convocation de l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driancourt, le 5 janvier, aucune réaction de la part de la France n’a été enregistrée.

Revenant sur la circulation des personnes en France, Medelci a indiqué que les améliorations apportées restent insuffisantes. Ainsi, Alger affirme son mécontentement envers Paris sur plusieurs points qui restent en suspens.
Pour Medelci, il s’agit de relations d’intérêts entre l’Algérie et la France avant d’expliquer : «Nous avons des intérêts économiques dans différents domaines avec la France et il y a aussi notre communauté qui a besoin d’améliorer encore plus ses conditions d’existence qui sont siennes dans ce pays».

Medelci fustige toute ingérence dans le Sahel

Evoquant la décision des Etats-Unis qui a classé également l’Algérie sur la liste des pays à risque, le chef de la diplomatie algérienne dira que l’Algérie «ne peut que contester les mesures prises par les Etats-Unis pour singulariser certains pays», affirmant que cette gestion «discriminatoire, qui concerne notre pays de surcroît, ne peut être acceptée par l’Algérie».

Avant d’affirmer :

«Nous sommes pour le dialogue et nous lui donnerons sa chance», a-t-il conclu à ce propos. Abordant la question du Sahel qui figure parmi les points inscrits dans la politique américaine, le ministre a souligné que la solution à la situation du Sahel se trouve entre les mains des gouvernements et des populations des pays de la région. Selon lui «le Sahel ne doit pas être surmédiatisé comme on tente de le faire. Le Sahel c’est un groupe de pays qui a un avenir devant lui et qui dispose de richesses naturelles et nous devons faire en sorte que les pays du Sahel gèrent leurs problèmes eux-mêmes».

Il a estimé que la solution aux problèmes de cette région passe par la stabilisation des populations de cette région en leur garantissant des conditions de vie plus décentes, rappelant à cet égard les efforts de l’Algérie pour le développement de ses zones frontalières.

Selon lui, profitant de l’étendue et de la nature topographique de cette zone, certains groupes terroristes activent dans la région du Sahel avant de souligner que les services concernés des pays de la région prennent en charge cette question.

Par Nacera Chenafi
Le Jour d'Algérie

DZone
20/01/2010, 15h24
Le Figaro
20/01/2010

La visite à Alger de Bernard Kouchner, prévue cette semaine, a été annulée par le gouvernement algérien. Le ministre des Affaires étrangères devait rencontrer son homologue, Mourad Medelci, pour renouer les fils d’un dialogue difficile, depuis le report sine die du voyage en France d’Abdelaziz Bouteflika, programmé pour le second semestre 2009. Le nouveau refroidissement fait suite à la reprise par Paris de la liste noire américaine qui classe l’Algérie et treize autres nations parmi les pays dangereux en matière de terrorisme. Depuis quelques jours, les ressortissants algériens peuvent être sujets à des contrôles spécifiques dans les aéroports hexagonaux.

vivalgerie2002
20/01/2010, 16h14
Nous avons des intérêts économiques dans différents domaines avec la France

on appelle intêrets réciproques qd les deux parties s'enrichissent , il y a un profile pour les deux parties.

Malheureusement le fameux import import est un interet purement personnel , autrement dit une partie s'enlèse de cet echange, malgrès une poignée de personnes s'enrichissent à fond ?

absent
23/01/2010, 00h05
les africains s'organisent en france, ils parlent de plus en plus à unisson, reste que les gens d'origine maghrebine qui ne font rien pour leurs droits ! c'est vous que les policiers et agents d'aéroport verront quasiment nus ! donc faut s'organiser pour faire en sorte que ces contrôles soient généralisés, blancs, noirs, maghrebins, americains, asiatiques, neozelandais, personne doit échapper à ces contrôle ou alors personne ne les subis plus que les autres ! c'est une question fondamentale de droit ! moi ça me gene pas d'être fouillé ou scanner, mais je suis pas d'accord si moi je suis scanner et que le néozélandais ne le soit pas ! là je pense qu'une procédure judiciaire sera lancé...

amicalement
23/01/2010, 08h21
pour le moment il n'y a que les algeriens qui auront a subir ses mesures, le reste des meghrebins au meilleurs des cas s’enfichent completement et ils ont raison, sinon du coté de l'ouest on se régale bien, l'echantillon sur est FA est plus que representatif

zwina
23/01/2010, 10h05
es africains s'organisent en france, ils parlent de plus en plus à unisson, reste que les gens d'origine maghrebine qui ne font rien pour leurs droits !

Bien sur que les maghrébins se battent pour leurs droits partout dans le monde mais que veux tu répondre quant on te dit que ni l'Europe ni les les USA ne veulent prendre le risque qu'un seul des "terroristes" ayant bénéficié de l'amnisitie passe la frontière pour commettre des attentats ? Rien car l'Algérie est le seul pays à laisser circuler librement des criminels.

rossinhol
23/01/2010, 11h05
Très joli coup, vous les patez...Donc une réaction tout à fait contraire à ce qu'ils pensent...L'Algérien, contrairement à la légende qui fait l'éloge de son ire, est clame et ne riposte pas aux invectives par des insultes...C'est un peu à la Ghandi, gagner pacifiquement, maintenant il faut retourner les armes contre l'assaillant genre :

"...Nous avons souffert la colonisation et nous avons payé du sang notre indépendance, qu'est ce que nous avons demandé à la France ? Qu'est ce que un million et demi de victimes ont demandé à la France ? "Pardon", rien qu'un simple mot afin d'apaiser les cadavres dans leurs tombeaux (80% du public vous sera attentif pour la suite). Les Etats-unis, terre de géants, tel Martin Luther King, Abrham Lincon, saints défenseurs de l'humanité nous a, ce qui nous laisse perplexes, trahi. Aujourd'hui nos concitoyens subissent des fouilles discriminatoires et insensées qui laissent penser que tout algérien est un terroriste comme si la France ou les Etats-Unis n'ont pas eu à travers leurs histoires des guerres civiles !!! (le problème est universel). Nous ne sommes pas les seuls, car tout le Maghreb subit une telle défiguration historique, la Tunisie, la Libye et le Maroc subissent chacun un sort similaire bien que les invectives soient différentes (le problème est régional, conquête d'un large public// théorie du complot).(l'auditoire attend ainsi un discours révolutionaire mais non et c'est un des facteurs essentiels de l'oratio est de choquer) L'Algérie comprend que ces derniers pays veulent aussi leur sécurité et nous le voulons aussi car l'algérien est un homme juste. Aux français vous êtes nos amis, aux Etats unis vous êtes nos alliés, je lance un message de paix et de fraternité à ces deux glorieuse nations : oublions le passé et travaillons de connivence à la prospérité de nos trois pays et au bonheur de l'humanité (l'affaire est dans le sac)

Hyde
23/01/2010, 13h41
Désormais, on parle «d’intérêts». Et quand les intérêts priment, nous avons droit à un discours diplomatique tout à fait innovant de la part des autorités algériennes. «Nous avons des intérêts économiques dans différents domaines avec la France et il y a aussi notre communauté qui a besoin d’améliorer ses conditions d’existence», a-t-il suggéré lundi soir lors de son passage à l’émission Question d’actu diffusée sur Canal Algérie.


les intérêts économiques à sens unique. L'importation. Seul la France bénéficie de ces "intérêts économiques" et une poigne de bandits en Algérie.

Et c'est quoi "notre communauté"? de quoi il parle?

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