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Voir la version complète : L'Algérie va pénaliser l'abandon des parents


morjane
21/01/2010, 14h41
Bientôt en Algérie, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Communauté nationale à l’étranger réexposera au conseil des ministres, le projet de loi sur la protection et la promotion de la condition des personnes âgées. La loi sonnera cette fois-ci, avertira le ministre tutélaire, M. Djamel Ould Abbès, l’heure du pénal à l’abandon des ascendants.

Le ministre, pour qui l’abandon des ascendants est un «acte criminel», compte, à se fier à sa volonté, sévir pour permettre aux Algériens de «vieillir dans la dignité ». «Nous nous sommes appuyés sur la Constitution, surtout dans son article 77, préconisant que l’entretien des ascendants incombe aux descendants et vice-versa, et aussi au Code pénal. La législation algérienne condamne lourdement l’agression des parents et il ne manque qu’un texte prohibant l’abandon », assénera-t-il. Outre cette mesure dissuasive, Djamel Ould Abbès, qui a présidé hier les travaux de la première réunion annuelle du Comité national pour la protection et le bien-être des personnes âgées, a recommandé à ces collaborateurs du dit Comité, d’utiliser le vocable «aînés» ou «seniors» — plus respectueux à ses yeux — plutôt que «personnes âgées» pour les désigner.

Dans son intervention, M. Ould Abbès a, néanmoins, précisé que le Conseil des ministres n’a pas adopté cette loi dans sa première mouture, présentée en décembre 2008. Le Président de la République aurait instruit, indiquera-t-il, de la «réadapter aux spécificités sociétales algériennes». Bref, le ministre a fixé un objectif pour le Comité national pour la protection et le bien-être des personnes âgées, à savoir œuvrer pour que les «aînés» restent dans le cercle familial. «Notre but n’est pas de construire des foyers pour cette frange de la société mais de resserrer les liens familiaux et de lutter contre la mort sociale à travers un dispositif d’assistance à domicile», prônera-t-il.

Les participants à cette réunion avaient à examiner trois points : le règlement intérieur du Comité, la constitution des commissions et l’élection des présidents et rapporteurs et l’examen et l’adoption du programme d’action pour l’année en cours.

Ce faisant, le ministre a donné les grandes lignes : information, sensibilisation et vulgarisation des droits et obligations. M. Ould Abbès a demandé la «proposition d’idées porteuses, applicables dans la société algérienne». Il ordonnera également la projection de programmes pour le quinquennat 2010-2014, des propositions concrètes qui prennent en considération la pyramide des âges. «Nous aspirons à pousser les enfants à reprendre leurs parents et, pourquoi pas, à reconvertir, à long terme, les foyers pour personnes âgées pour servir à autre chose. Sauf ceux qui n’ont pas d’attaches familiales, ceux frappés d’amnésie ou les grabataires que l’Etat continuera à entretenir », souhaitera-t-il. Il convient enfin de noter, que, avant l’ouverture des travaux de cette réunion, l’assistance a eu droit à un exposé récapitulant des données démographiques sur la société algérienne.

L’Algérie compte 3,5 millions de personnes âgées (60 ans et plus), soit un dixième de la population, dont 1,8 million de femmes. Près de 300 000 personnes bénéficient d’une allocation de solidarité (AFS) de 3 000 DA/mois, ce qui coûte au Trésor plus d’un milliard de DA/an. Le ministère de la Solidarité nationale gère 32 foyers destinés à l’hébergement des personnes âgées, regroupant 2 100 personnes.

L’évolution démographique tend vers l’élargissement du sommet de la pyramide des âges, et l’Algérie comptera 6,7 millions de personnes âgées en 2030 pour une population de 44 millions d’habitants, soit 15,3 %.

L’une des mission du Comité national pour la protection et le bien-être des personnes âgées est de mettre en place un dispositif d’assistance à domicile pour les personnes âgées, d’encourager le contact entre générations et de transmettre les valeurs de solidarité et d’entraide.

Par Le Soir

cintella
21/01/2010, 15h13
je ne souhaite que ca car je connais dans mon entourage pas mal de personnes

qui ont été bondonné sauvagement par leurs enfants

et c'est vraiment monstrueux mais je reste sceptique:rolleyes:,

cette nouvelle loi existe depuis je ne saurais dire depuis combien de temps

sans pour autant qu'elle soit appliquée alors:

je fume du thé et je reste éveillé selon notre cher La3lam

absent
21/01/2010, 15h32
il fut un temps ou il y avait cette dignité et le respect pour ces parents et les anciens ... cette lois aurait ete inimaginable.... mais aujourd'hui ca se civilise ....

aures wolf
21/01/2010, 15h37
La loi existe dèja. seulement personne pour deposer ce genre de plainte et ce n'est pas encore ça qui fera fermer les maisons de retraites...
C'est un fait qui touche toutes les societes du monde..Et l'algerie est bien classée dans le domaine...quand on vois rien que nos voisins on dit hamdoullah
chez nous c'est quand meme mieux....

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