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Voir la version complète : FACE AU DOSSIER ALGÉRIE :Clinton court-circuite Kouchner


nacer-eddine06
23/01/2010, 00h02
http://www.lexpressiondz.com/photos/R20100123/TP100123-16.jpg Alors que le département d’Etat dépêche l’ex-ambassadrice à Alger, Janet Sanderson, des journaux français rapportent que la visite de Bernard Kouchner a été annulée.
Au moment où l’Amérique déploie son «artillerie» diplomatique pour rassurer Alger en dépêchant Janet Sanderson, responsable au département d’Etat, la crise s’accentue entre l’Algérie et la France, si l’on en juge par la froideur des relations entre les deux pays. Demain, l’ex-ambassadrice à Alger (2001-2003), Mme Sanderson, animera un point de presse au siège de l’ambassade des Etats-Unis à Alger, pour s’expliquer, entre autres, sur les raisons qui ont poussé son pays à inclure l’Algérie dans une liste de pays dont les ressortissants seront soumis à des mesures spécifiques de contrôle.
A cette mesure qualifiée de «discriminatoire» et de «malencontreuse», l’Algérie a officiellement réagi en convoquant l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique pour lui faire part de ses vives protestations. Les événements se sont accélérés au pays d’Obama puisque la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, a tenté de se ressaisir en appelant son homologue algérien, Mourad Medelci. Des sources diplomatiques rapportent que la communication téléphonique entre les deux responsables n’a pas pu calmer l’ire d’Alger dont l’image est déjà suffisamment écornée par des scandales de corruption qui éclatent en cascade. Il fallait donc plus et les Américains s’y sont employés pour ne pas perdre un eldorado financier. Nantie de la grâce de la manne pétrolière, l’Algérie engage un programme quinquennal (2010-2014) estimé à 150 milliards de dollars.
Pour Washington, «Business is business», quitte à dépêcher une diplomate particulière pour deux raisons. La première est que Mme Sanderson a passé l’essentiel de sa carrière au Moyen-Orient, la seconde est qu’elle garde intacts ses réseaux avec des responsables algériens les plus influents. Cette diplomate a été pour beaucoup dans la préparation de la fameuse visite officielle effectuée par le Président Bouteflika aux Etats-Unis en 2001. Quid de la France qui, elle aussi, a inscrit l’Algérie sur la même black liste? Silence radio. Une posture qui n’augure rien de bon pour les relations entre les deux pays déjà alourdies par le poids du dossier de la mémoire, l’affaire des moines de Tibhirine, et l’affaire du diplomate Hasseni. Pis encore, face à «l’avancée» américaine, la France recule. Bernard Kouchner ne viendra pas en Algérie. C’est ce que rapporte le quotidien français Le Figaro qui annonce que «la visite à Alger de Bernard Kouchner, prévue cette semaine, a été annulée par le gouvernement algérien».
En fait, Alger ne peut plus s’accommoder de la politique menée par le Quai d’Orsay, même assaisonnée avec les bonnes intentions du président Sarkozy qui a rappelé son soutien en 2007 à l’arrêt du processus électoral de 1991 en Algérie. Le French doctor n’a jamais été en odeur de sainteté auprès d’Alger. Dès sa nomination, en 2007, à la tête de la diplomatie française, la perturbation des relations entre les deux pays était déjà prévisible. Alger reproche à Bernard Kouchner bien plus que ses positions diplomatiques mais son sacro-saint principe du «droit d’ingérence humanitaire». Aux pires moments du terrorisme, M.Kouchner ne ménageait pas ses efforts sur les tribunes internationales pour appeler à une ingérence en Algérie, ce qui n’a jamais été du goût des décideurs algériens.
Dans le «dossier Algérie», Washington vient de court-circuiter Paris après l’avoir éliminé de Haïti. Pour mesurer la querelle diplomatique entre les deux puissances, il n’y a qu’à voir comment ces deux pays ont étalé leur ego national dans l’aide d’urgence aux sinistrés de Haïti. La France s’irrite contre le leadership américain dans l’organisation de l’aide en Haïti mais ne s’empresse pas de faire connaître son inquiétude suite au regain d’intérêt US pour cette partie de l’Afrique du Nord..
Brahim TAKHEROUBT
l expression

citoyen
23/01/2010, 00h14
>>>Nantie de la grâce de la manne pétrolière, l’Algérie engage un programme quinquennal (2010-2014) estimé à 150 milliards de dollars

Pour faire deux ponts, 3 trémies, offrir 15 bicyclettes estampés Ould Abbas aux tétraplégiques et augmenter le débit de l'ADSL pour le porter à 1 méga Bits/s.

Sans oublier bien sûr la hausse significative des malheureux qui nous diront que Bouteflika et sa Hachia sont des génies :mrgreen:.

L'article présente les USA et la france comme des courtisans que se battent à couteaux tirés pour gagner les faveurs de certains responsables algériens.

Et comme je l'ai dis dans une autre intervention : Pour Washington, «Business is business»,, cela vaut aussi pour la France. surtout quand le business rapporte plus que les espérances du plus médiocres des businessmans.

houari16
23/01/2010, 00h49
Pour Washington, «Business is business»,, cela vaut aussi pour la France.

mon avis

deux visons de méthode politiques extérieurs distinctes

-L Elysée joue son rôle : la géopolitique ..en premier de la suivre politiquement en ex-colonisé en effaçant ton identité , ta culture ...en second ça vient le business dans un seul sens , ce qui compte pour elle que les intérêts de la France presque sans contre partie efficace pour le sud .

-Washington joue son rôle : la géostratégie ....en premier les intérêts économiques ""« Business is business , donnant /donnant », sans toucher à ton identité , ni à ta culture ( exemple frappant le moyen Orient )

amicalement
23/01/2010, 08h14
mais a la fin et apres tout ce baratin les algeriens seront toujours soumis aux caprices des PAF des occidentaux.

pauvre algerie de bouhef and Co, meme avec les milliards notre pays est plus méprisé que pendent la decennie noire.

Hyde
23/01/2010, 13h52
Au moment où l’Amérique déploie son «artillerie» diplomatique pour rassurer Alger...

Clinton "pas de problème" avec tous vos terroristes repentis en liberté, on tolère un crash d'avion tous les cinq ans. Mais de grâce visez les vieux immeubles habités par les noirs"

Nantie de la grâce de la manne pétrolière, l’Algérie engage un programme quinquennal (2010-2014) estimé à 150 milliards de dollars.

programme quiquenal de gaspillage. pas besoin de programmer. Rien n'est plus facile que de gaspiller.

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