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Voir la version complète : La maffia du lait profite de la pénurie pour transférer 30 millions de dollars à l’ét


chegevara
23/01/2010, 17h56
Les informations en possession d’Echorouk révèlent les résultats des enquêtes judiciaires et douanières sur un des plus grands scandales de saignée du trésor et d’exploitation de crise pour l’enrichissement et l’évasion vers l’étranger. L’affaire concerne une entreprise d’une seule personne « Eurl el Beidha », dont le propriétaire qui s’est servi d’un pseudonyme, selon les estimations des enquêteurs, a pu transférer plus de 30 millions de dollars vers des banques européennes au plus fort de la pénurie de lait. Cette personne est parvenue à s’enfuir à l’étranger laissant l’Algérie éponger le déficit de la somme transférée et l’amende de 70 milliards qui lui incombe.

Des sources en rapport avec l’enquête sur le scandale de l’évasion de 30 millions de dollars en un temps record, a dévoilé les tristes détails sur le malfaiteur et ses astuces pour s’enrichir en mettant à profit la crise du lait et bénéficier du soutien et des facilitations de l’état pour les investisseurs dans le but de résorber la crise dans un délai de deux années. Cet investisseur a réussi à berner tous les services concernés et réussi l’exploit de transférer cette somme fabuleuse.
Le patron de la société à unique employé, « Eurl el Beidha » a pu obtenir l’agrément d’investisseur dans le cadre de la commission nationale de la promotion de l’investissement, pour bénéficier des avantages d’exonération d’impôts et de droits de douane, contre l’assurance d’approvisionner le marché national en lait en poudre qui sera transformé au niveau de prétendues unités de production en sa possession, version étayée par des documents qui ont échappé à la vigilance des services du commerce et des impôts durant tout le temps où la société importait le lait en poudre.
Cette société dont le patron est en délit de fuite, importait le lait à un prix fictif. La banque centrale n’a pas remarqué les factures établies à des montants qui ne tromperaient personne. Le lait en poudre a été déclaré à 5,6 euro le kilogramme soit 560 dinars, qui serait transformé en liquide dans une prétendue unité de production dans les environs de la capitale. Mais le lait était revendu tel quel aux producteurs en dessous du prix déclaré, car l’investisseur ne possédait aucune unité de production de lait sinon sur le papier, le constat sur le terrain ayant révélé un local fermé par des chaînes, dont la surface n’excède pas 80 m2 et de plus n’étant pas la propriété de la société, mais une location à durée limitée.
Les enquêtes judiciaires et celles des équipes de contrôle des douanes ont prouvé que l’investisseur facturait le lait en poudre au prix d’importation fictif de 5,6 euros le kilogramme, qui n’est qu’une couverture pour l’évasion de devises en plus du blanchiment d’argent car l’enquête sur les crédits bancaires qu’il a obtenus a révélé que l’argent ne provient pas seulement des banques, mais le plus gros provient de l’investisseur lui-même dont l’origine des biens mobiliers et immobiliers pas ne reflète pas les valeurs transférées. Ce qui suscite beaucoup d’interrogations, selon les mêmes sources, sur l’origine des sommes transférées en gonflant les factures.
Le directeur du centre de contrôle annexe aux services des douanes, a révélé qu’une amende de 70 milliards de centimes pour infractions douanières a été imposée à l’investisseur qui a disparu sans laisser de traces sur le territoire national. Notre source s’interroge sur le rôle des dispositifs de contrôle, des organismes qui accordent l’agrément d’investissements et des banques victimes de cet individu qui utilise un pseudonyme. Dans ce contexte, l’interlocuteur d’Echorouk a indiqué que le directeur général des douanes a ordonné la réouverture de dossiers précédents portant sur trois affaires dont les enquêtes sont toujours en cours et dont le scandale n’est pas moindre que celui des 30 millions de dollars.Echourouk.

alessandro
23/01/2010, 18h20
La banque centrale n’a pas remarqué les factures établies à des montants qui ne tromperaient personne.


depuis longtemps la banque centrale échappe au controle c'est normal qu'elle participe à la saignée du pays

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