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Voir la version complète : La maladie


cassini
28/01/2006, 10h56
Il fût un temps où il se souvenait de cet espace vert,
Des prairies et de toutes ces belles couleurs,
Les jambes étaient fortes et le cœur coureur
Le souffle ne s’est jamais plaint de la douleur.

Un jour ; l’hiver, la chair, là par terre, crie aux secours
La maladie sans être invitée, s’est abattue sur sa cour.
Le souffle court, il ne distingue plus la nuit du jour
La maladie, installée, signe la fin d’un petit parcours.

Le poète épris par la passion raconta sa souffrance.
Douce romance, il s’attendait de son amie clémence !
Fol alors qui livre ses secrets à cette traîtresse la nuit,
Le cœur tremble et l’amie qui, à toute vitesse, le fuit.

Malchanceux, le malade, ou un être, par la nature, puni
La lyre et la flûte, désormais muettes, il n’écoute plus
Une, deux, trois ; combien de fois il a frôlé le tombeau
Lassé de trop espérer, ses rêves sautent en lambeau !

Elle oublie que la maladie le fait rapprocher de Dieu
Elle fait penser aux peines des autres et à tous les cieux,
Les morts sous la vielle terre et les soupirs des vieux,
La cruelle misère, et ceux qui en deviennent pieux

Pitié Allah, pitié mon Dieu que faire sur cette terre,
Que faire pour trouver le salut et la vraie lumière ?

médisante
28/01/2006, 11h26
ta poésie rappelle que l'on s'éloigne du grand malade qui, pourtant, a grand besoin de chaleur humaine.
La maladie freine l'amitié entre deux êtres parfois en ce sens que celui en bonne santé n'a pas le courage d'être au côté de celui qui tombe malade et il oublie que lui aussi peut devenir mal en point.
Alors que justement c'est à ce moment-là que le souffrant a besoin de tant de sympathie, de réconfort de l'ami, d'amour d'un être cher.
Quelque soit la maladie, elle est un fléau qui sème toujours la désolation jusqu'au chagrin parfois, sachons être proche et à l'écoute ?
Samir, tu es courageux d'avoir évoqué ces expressions de la douleur. :zen:

cassini
28/01/2006, 11h35
Bonjour mancelle,

ta poésie rappelle que l'on s'éloigne du grand malade qui, pourtant, a grand besoin de chaleur humaine.
La maladie freine l'amitié entre deux êtres parfois en ce sens que celui en bonne santé n'a pas le courage d'être au côté de celui qui tombe malade et il oublie que lui aussi peut devenir mal en point.
Alors que justement c'est à ce moment-là que le souffrant a besoin de tant de sympathie, de réconfort de l'ami, d'amour d'un être cher.
Quelque soit la maladie, elle est un fléau qui sème toujours la désolation jusqu'au chagrin parfois, sachons être proche et à l'écoute ?

C'est tout a fait pertinent ce que tu viens d'évoquer, merci à toi mon amie


Tout homme a ses douleurs. Mais aux yeux de ses frères
Chacun d'un front serein déguise ses misères.
Chacun ne plaint que soi. Chacun dans son ennui
Envie un autre humain qui se plaint comme lui.
Nul des autres mortels ne mesure les peines,
Qu'ils savent tous cacher comme il cache les siennes ;
Et chacun, l'oeil en pleurs, en son coeur douloureux
Se dit : " Excepté moi, tout le monde est heureux. "
Ils sont tous malheureux. Leur prière importune
Crie et demande au ciel de changer leur fortune.
Ils changent ; et bientôt, versant de nouveaux pleurs,
Ils trouvent qu'ils n'ont fait que changer de malheurs

A.Chenier

justeetrehumain
28/01/2006, 11h43
Changer le malheur, offrez le bonheur a ceux qui l´ont besoin
Meme si on doit souffrire, on garde le sourire, et la tete en haut
On veut le bien de tout le monde

Qu´on soit femmes ou hommes orphelins
Des clauchards dans les rues
Et des chomeurs, les mains dans les poches vides
Ils leurs manquent un petit sous

Changeons un peu les idées
On est differents, c´est vrai
On doit etre réspectés, aceptés tels qu´on est !

On doit tout simplement etre liberés
On doit pourvoir s´exprimer
Chaqu´un a son histoire, pourquoi la déformer?

La paix a tjrs existé, on lui a cassé les bras et les jambes
On a fait d´elle un reve de petis innocents
Qui meurent dans la faim de la maladie qui s´appelle malheur!

FrozenRose
28/01/2006, 11h46
très beau, SamirDavid..et bravo encore une fois...:25:
TU TE SENS SEUL...
TU TE SENS COUPE DU MONDE
ENVAHI PAR LA MALADIE
TU N'AS PLUS QUE TES YEUX POUR PLEURER
TU N'HEXISTES PLUS POUR LES AUTRES
TU ES INVISIBLE
TU AS ENVIE DE MOURRIR
RIEN NA PLUS AUCUN INTERET
TU SAIS
ESSAYE QUAND MEME DE GARDER LA TETE HAUTE
TU VERAS
TU AURAS L'IMPRESSION D'EXISTER
MAIS AU FAIT TU EXISTE
ESSAYE QUAND MEME DE GARDER LA TETE ET
TU VERRAS
TU N'AURAS QU'UNE CHOSE EN TETE C'EST VIVRE LE PRESENT
ET LA TU REGRETTERAS
TOUS CES JOURS PERDUS
ALORS
BONNE CHANCE.......:4::4:

auteur inconnu...

cassini
28/01/2006, 11h51
Changer le malheur, offrez le bonheur a ceux qui l´ont besoin
Meme si on doit souffrire, on garde le sourire, et la tete en haut
@justeetrehumain : merci pour cette jolie réponse



Vous qui riez de mes douleurs:

Ode

Vous qui riez de mes douleurs,
Beaux yeux qui voulez que mes pleurs
Ne finissent qu'avec ma vie,
Voyez l'excez de mon tourment
Depuis que cet esloignement
M'a vostre presence ravie.

Pour combler mon adversité
De tout ce que la pauvreté
A de rude, et d'insupportable,
Je suis dans un logis desert,
OÙ par tout le plancher y sert
De lit, de bufet et de table.

Nostre hoste avec ses serviteurs
Nous croyant des reformateurs
S'enfuit au travers de la crote,
Emportant ployé sous ses bras
Son pot, son chaudron, et ses dras
Et ses enfans dans une hote.

Ainsi plus niais qu'un oison,
Je me vois dans une maison
Sans y voir ny valet ny maistre,
Et ce spectacle de malheurs,
Pour faire la "nuque" aux voleurs,
N'a plus ny porte ny fenestre.

D'autant que l'orage est si fort,
Qu'on voit les navires du port
Sauter comme un chat que l'on berne,
Pour sauver la lampe du vent,
Mon valet a fait en resvant
D'un couvre-chef une lanterne.

Après maint tour et maint retour,
Nostre hoste s'en revient tout cour
En assez mauvais equipage,
Le poil crasseux et mal peigné
Et le front aussi renfrongné
Qu'un Escuyer qui tanse un page,

Quand ce vieillard desja cassé,
D'un compliment du temps passé,
A nous bienveigner s'esvertuë,
Il me semble que son nez tors
Se ploye, et s'alonge, à ressors,
Comme le col d'une tortuë.

Force vieux Soldats affamez,
Mal habillez et mal armez
Sont ici couchez sur du chaume,
Qui racontent les grands exploits
Qu'ils ont fait depuis peu de mois
Avecque Monsieur de Bapaume.

Ainsi nous nous entretenons
Sur le "cou" comme des guenons,
Pour soulager nostre misere :
Chacun y parle en liberté,
L'un de la prise de Paté,
L'autre du siege de Fougere.

Nostre hoste qui n'a rien gardé,
Voyant notre souper fondé
Sur d'assez foibles esperances,
Sans autrement se tourmenter,
Est resolu de nous traitter
D'excuses et de reverences.

Et moy que le sort a reduit
A passer une longue nuict
Au milieu de cette canaille,
Regardant le Ciel de travers
J'escris mon infortune en vers,
D'un tison contre une muraille.

Honorat de Bueil, seigneur de Racan

J'ai remplacé les mots d'origine par les mots en guillemets, ils me semblaient un peu obsènes, que l'auteur m'excuse sous sa tombe!

cassini
28/01/2006, 12h02
TU AURAS L'IMPRESSION D'EXISTER
MAIS AU FAIT TU EXISTE
ESSAYE QUAND MEME DE GARDER LA TETE ET
TU VERRAS
TU N'AURAS QU'UNE CHOSE EN TETE C'EST VIVRE LE PRESENT
ET LA TU REGRETTERAS
TOUS CES JOURS PERDUS
Merci l'éco. ton poème a laissé, chez moi, ses échos
La maladie et la douleur ont toujours accompagné l'être mortel
Sur cette terre, vielle comme la misère...nul n'est immortel

Absente
28/01/2006, 12h08
Pourquoi tant de tristesse dans vos mots, vous nous donnez l’impression que tout est fini, il n’y a plus de lueur, plus d’espoir. Vous donnez cette impression à cette personne que toutes les portes sont fermées, alors qu’il y’a toujours une petite porte ouverte quelque part. Faut juste savoir la déceler.

Pour arriver à comprendre un malade, est ce possible ? Faut peut être avoir cette capacité de ressentir les choses telles quelles sont, avoir cette finesse et délicatesse de cœur. Je ne saurais répondre à ces questions

Il ne faut jamais oublier que demain est un nouveau jour. La vie continue et rien ne l’arrêtera

cassini
28/01/2006, 12h16
Pourquoi tant de tristesse dans vos mots, vous nous donnez l’impression que tout est fini, il n’y a plus de lueur, plus d’espoir. Vous donnez cette impression à cette personne que toutes les portes sont fermées, alors qu’il y’a toujours une petite porte ouverte quelque part. Faut juste savoir la déceler.

@vague: merci pour ta réponse vague de fraîcheur, il y a des haut et des bas
dans la vie, on parle de tout et même de la mort, on se laisse aller et se vider de tout ce qui est négatif. On reprend son bonhomme de chemin avec un coeur plein de joie, les amis sont là, chacun donne un peu de soi et on se lance sur sa voie. Aujourdh'hui on chante tristesse, demain le bonheur reprendra le dessus avec tant d'adresse...

Absente
28/01/2006, 12h27
Faudrait-il, peut être, mieux parlé de ses choses positives, gaies, oublier tristesse, la mort, maladie et tant de malheur. Peut être relater diminue l’ampleur de la souffrance de la personne peinée.

J’aime mieux lire les choses positives, c’est ma façon de voir les choses, mais j’en suis certaine qu’une personne malade ce n’est pas de ça qu’elle voudra entendre, bien au contraire. Vous lire, vous la déprimerez encore plus, racontez lui les belles choses mêmes si cela ne doit pas exister.

Comme cette histoire de deux personnes hospitalisées, l’une est aveugle et son compagnon était au lit de mort, il lui a décrit la beauté des paysages, la beauté de la vie (même si cela était imaginaire) mais il a réussi à lui redonner cet espoir, cette conviction que la vie demeurera belle malgré tout.

médisante
28/01/2006, 12h37
Je suis d'accord avec toi
Le problème est que trop peu de gens ont le courage du bel exemple de l'aveugle.
Et l'aveugle lui, n'était il pas seul face à la maladie ?
Les gens en pleine santé oublient de réconforter les malades qui leur sont proches, ils oublient qu'un jour la maladie peut frapper à leur porte.
Bien sûr, réconforter comme il le faut n'est pas dû à tout le monde, je reconnais que c'est tout un art.

cassini
28/01/2006, 12h45
J’aime mieux lire les choses positives, c’est ma façon de voir les choses, mais j’en suis certaine qu’une personne malade ce n’est pas de ça qu’elle voudra entendre, bien au contraire. Vous lire, vous la déprimerez encore plus, racontez lui les belles choses mêmes si cela ne doit pas exister.

J'espère que je ne t'ai pas causé de la peine, tant mieux pour toi si aime lire que les choses positives, c'est une belle façon de voir les choses...tout le monde ne se ressemble pas. Perso, c'est le côté poétique qui m'interesse dans ce genre de poèmes élegiques, ressortir l'energie négative pour en faire de belles choses.
Et si tu lit bien mon poème, il n'est pas tout à fait triste...il chante par cette rime blanche dans les deux quatrains. Il y a une danse rythmée dans le troisième quatrains en utilisant la rime plate tout en faisant un mariage entre la rime femenine et la rime masculine.
Dans le troisième quatrain, c'est toujours la rime plate et dans ses deux derniers vers, j'ai utilisé la rime pauvre (pour ne pas oublier les pauvres).
Dans le dernier quatrain, je reviens à la rime blanche et masculine pour exprimer une obssession sur le plan de la consonnance !
Les deux derniers vers exprime l'espoir de voir les lumières de Dieu.
Enfin c'est ma façon d'analyser mon propre poème et de voir les choses...

A plus tard...

Absente
28/01/2006, 13h02
Et l'aveugle lui, n'était il pas seul face à la maladie ?

Un malade se forge une foce de caractère, être seul à affronter,peut être, mais qui dit qu'il n'était pas heureux?

cassini
28/01/2006, 13h07
Les gens en pleine santé oublient de réconforter les malades qui leur sont proches, ils oublient qu'un jour la maladie peut frapper à leur porte.
Bien sûr, réconforter comme il le faut n'est pas dû à tout le monde, je reconnais que c'est tout un art.
Merci mancelle, c'est trés touchant et beau à la fois ce que tu dit là...

A plus tard...

Absente
28/01/2006, 16h00
Tu ne m'as pas causée de peine. Ce n’est nullement un reproche que je vous fais, j’ai juste exprimé un point de vue, ne le prenez pas mal.

Sans rancune

cassini
30/01/2006, 12h40
@séniorita Fraîcheur de la vegas : Tant mieux pour toi...de mon côté j'ai voulu exprimé le malaise du malade à travers ce poème en libérant ma fantaisie, j'aime le fantastique et tout ce qui à trait à l'imagination libre.
J'aime quand on voyage dans l'irréel, histoire de reposer ses meninges un peu.
Je ne cherche pas ennyer personne, même ceux qui ne m'aime pas, je les salue au passage et "no problemo" si on apprécie pas mes sujets élegiques ou tout ce qui fait triste !
On essayera de parler de la nature et des choses positives dans d'autres occasions, quand les circonstances le permettent.
Tu peux me tutoyer et au plaisir sans rancune de part aussi.

morjane
30/01/2006, 18h25
Allongée dans son lit
Elle écoute le vent chanter
Si affaiblit
Allongée elle se sent seule
Son regard s’emprisonne
Sous le poids de la maladie
Soudain se regard se perd
Elle s’affole au moindre bruit
Et puis doucement à son oreille
Souffle l’été en un instant
Une douce torpeur l’emprisonne
Réchauffe son âme endormie

Plus de frimas
Plus de trépas
Elle sourit elle a compris
Qu’elle est si forte
Qu’elle vaincra
La maladie
Celle qu’elle a fuit
Elle lui fera face
Face à face
Elle luttera
C’est ça la vie
Elle se sent forte
Car elle est belle
Elle n’est pas morte
Vive la pluie

Elle l’a réveille
Elle frissonne
Elle sourit
C’est une dompteuse
Elle cajole
Une amoureuse
De la vie

Quand la douleur
Vient en pleine face
Piquer son cœur
Elle pleure
Mais d’un geste fort
Elle la regarde
Elle serre les dents
Non mais qu’est ce que tu crois ?
Moi je suis forte
Je n’ai pas peur
Je saurais bien
T’amadouer

Quand la tristesse vient la voir
Elle la laisse venir un court instant
Comme un chœur elle l’entend
Elle la laisse prendre de la place
Et puis doucement
Comme le soleil chasse la pluie
Elle la chatouille et lui sourit
La tristesse vexée s’en va
Une autre fois c’est sur elle essaiera
De se nicher dans ses bras

La maladie devient une vie
Mais ce n’est pas sa vie
C’est un combat
Qu’elle gagnera.

Merci Samir pour la beauté et l'intensité de ton poème.

cassini
01/02/2006, 11h55
La maladie devient une vie
Mais ce n’est pas sa vie
C’est un combat
Qu’elle gagnera.

Merci pour ta jolie réponse; en fait on ne sent aucune plainte dans le poème, au contraire c'est une force de caractère de la malade décrite avec tant de délicatesse. La malade, courageusement, face à la maladie se débat, respire le bol d'air et gagne le combat. Bravo

Absente
05/02/2006, 09h43
Je vous fais partagé ce que Soumia Lamri avait écrit durant sa souffrance. Cela me fait dire « on a beau essayé de comprendre ce que l’autre ressent mais la réalité est là, elle nous emmène à réaliser que nous sommes des incapables devant leurs souffrances, nous pourrions jamais pénétrer leurs cœurs, jamais nous saurions ce qui ce passe au fond de leurs âmes »
On aura beau essayé d’imaginer la douleur de l’autre, on aura beau se dire que tels ou tels lui fera plaisir, nous croirons bien faire alors que, peut être, nous faisons tout de travers »
Qui pourrait dire qu’il est capable de comprendre son autre ?

Au nom de Dieu, le Tout Miséricorde,
le Miséricordieux, Au nom de la Cause première de tout, de l'lnspirateur de la poésie, de celui qui parle aux amis,
moi, Soumia Lamri, j'écris pour la première fois avec la plume bleue sur la feuille blanche, pour donner libre cours à mes sentiments et relater mes pensées.
Ma première idée, c'est :
"Ce qui me vient à l'esprit" ou bien "Le temps"
Passe le temps, s'écoulent les jours,
mais trompeur est le temps.
Tu ne sais ni ce qu'il cache, ni ce qu'il se propose,
mais l'amertume du temps
fond sur toi à l'improviste.
Il y a des jaloux, il y a des généreux, il y a
des porteurs de cadeaux, il y a des injustes.
Cependant le temps ne change ni mon destin
ni mes jours, et il n'allège pas la douleur.
La douleur du temps était pour moi constante,
c'était une dévastation douloureuse.
il m'a fait perdre tout discours pour ma peine,
il a porté à son comble ma douleur et ma souffrance.
Le temps a changé ma ressemblance et a dispersé mon savoir.
Il m'a fait perdre ma beauté et ma jeunesse.
Ah! Temps, tu m'as trahie.
Ce qui était doux pour moi, tu l'as rendu amer,
mon adolescence a été livrée à la médecine.
Ô temps, l'étonnant, l'extraordinaire, toi qui assombris famille et amis.
Toi en qui est lésé le malade innocent
et en qui est loué l'oppresseur orgueilleux.
Ô temps durant lequel le frère devient un ennemi
pour son frère, et le fils injuste pour son père.
Ô temps durant lequel on vend la conscience,
et on achète avec son prix le lait du nourrisson.
Et comment le veux-tu, ô temps, injuste ou mortel ?
Temps qui te moques des nations.
Toi qui disperses une famille et mènes à leur fin de petits enfants, semence de chagrin et de souffrance,
si tant est qu'on récolte ce qu'on a semé. Plaise à Dieu,
ô temps, que tu reviennes en arrière.
Et que tu me fasses oublier ce qui m'est arrivé

cassini
06/02/2006, 14h18
Bonjour vague,
Ile est très beau le poème( de S.L), c'est un cri, un mélange de chagrin...c'est une douleur du temps qui parfois trempe...mais aussi c'est une douceur des mots, d'une femme qui soupire son malaise à travers ce joli poème

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