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Voir la version complète : La prostitution


FrozenRose
29/01/2006, 15h00
Voici un sujet par lequel, celui-ci mériterait bien plus qu'un simple débat: La prostitution!
Je tiens avant toute chose, qu'il s'agit bien-là, d'en exposer les faits par le biais d'une argumentation toute personnelle et ceci du à un simple constat en observant les faits dans notre société actuelle qui se dit être qui plus est moderne.
Pour ma part, et ceci avec tous les moyens de communications mis en place que l'on connaît bien, un certain grand nombre de personnes "se prostituent" à leur propre insu ou que la plupart en eux-mêmes (ne) (se) le cachent pas.
Selon vous,y aurait'il une différence entre :
1- Une actrice de cinéma sans que celle-ci en soit une actrice dudit X et qui est confronté à des rôles d'amantes...ets
2- Un mannequin Qui à longueur de journée, s'expose à la vue et au regard
de la foule...y compris en sous vêtements!
3- Une quelconque fille et/ou voire un garçon qui serait sur une simple couverture d'un quelconque magazine(sans que cela en soit encore et toujours dans des dits "magazines spécialisés)
4- Et ou voire même une simple chanteuse et/ou chanteur le cas échéant.
Donc avec ces quelques exemples en précités, est-ce que ceux-là peuvent être mis en rapport bien plus direct qu'indirect avec une dite fille qui se prostituerait dans la rue ?
Por ma part, je n'en verrai aucune différence !
Le simple fait qu'une personne, homme ou femme s'expose à la vue
de d'autres personnes et ceci selon les contextes et autres divers moyens mis en oeuvre, cette personne se prostitue certes de façon indirecte mais elle se prostitue quand même.
C'EST VRAIMENT DINGUE !
Même dans les rues, et j'en passe, prostitue bien plus la femme en exploitant indûment son image.
Il y a surtout à l'heure actuelle, à mons simple avis,plusieurs formes de prostitution, en faisant toutefois bien des nuances qui serait de ne pas aussi dire surs les diverses façons en quelque sorte de...se prostituer !
1- Sur la prostitution directe et active:
En voulant l'imager comme il se doit par l'intermédiaire soit de ce que l'on nommerai ainsi une fille de la nuit ou soit de celles qui fait le trottoir comme on dit.
2- Sur la prostitution indirecte (Mais dont celle-ci étant toutefois
très bien active)
Une dite idole de nos jours se prostitue bien plus et ceci avec sa simple image (sous prétexte de l'art) qu'une dite fille de la rue !
Sans parler encore de la prostitution passive...

J'aimerai recueillir vos divers propos sur cette question. Merci.

Bachi
29/01/2006, 17h09
Tu fais bien des amalgames...

La prostitution, la vraie, le plus vieux métier du monde, celle pratiquée par des adultes, pour ma part je n'ai absolument rien contre. C'est un métier que je ne ferais certes pas, mais que j"admets.

Mais il y a la prostitution due à la misère, la prostitution nécessaire, comme celle pratiquée dans nos contrées. Celle-là, il faut combattre ses sources.

Il y a la prostitution juvénile et ses criminels consommateurs.

gdesmon
29/01/2006, 17h16
Si ce que nous appelons le "bien et le mal" n' est pas toujours discernable dans la vie de tous les jours, le corps propre en délimite les contours inaliénables (le corps comme ultime frontière identitaire, car c' est bien du mot "viol" que dérive l' étymologie du mot "violence" ).
Or ces limites du corps ne peuvent être appréhendés qu' au travers du prisme d' une culture donnée.
Par exemple, des parties dénudées chez les filles vivant en Occident, comme le nombril actuellement, peuvent choquer des personnes empreintes de "culture" islamique (j' insiste sur le mot culture)
Il faut ajouter, qu' au 19e siècle les tableaux mettant en scène des odalisques alanguies dans la torpeur des harems étaint jugées proprement scandaleuses par nos élites. Plus tard, nos ancêtres colonisateurs ou explorateurs, voyant les "danses du ventre" (je préfère le terme de "danse orientale") les qualifiaient de "danses de sauvages".
Les esquimaux, ou certaines tribus de Papouasie trouvent parfaitement normal de "prêter" leur femme ( sans que celles-ci s' en offusquent) à un invité de passage. Dans certaines tribus d' Asie, des sociètés matriarcales n' ont recours à l' homme qu' en tant que "géniteur" (pas de mariage et amour libre garanti), elles l' abandonnent ensuite etc etc...
Mais à l' extrême, le foulard ou le vêtement trop enveloppant, peut être pour un regard occidental comme la marque d' une "frontière" qui ne protège "l' intimité" féminine que pour mieux la contrôler. Ici l' habit cerne le lieu d' aliènation, "harem" privé, garant de la jouissance de l' Autre.
Je crois pour revenir au sujet de LECONOMISTE, ce qui fait problème aujourd' ui ce n'est pas tant l' érotisme, (en tant qu'il se régule au fil du temps, au gré des modes et des philosophies), mais bien la pornographie, en tant qu' elle
fait du corps non plus un "symbole" sigifiant du "manque" et vecteur du désir, mais un objet "pulsionnel" non médiatisé, un objet "réel" , "pulsionnel" générateur d 'angoisses et de frustrations.

bauréal
29/01/2006, 19h25
........................

Absente
29/01/2006, 19h32
prostitution et pornographie ne sont pas synonymes

gdesmon
30/01/2006, 16h22
J’ai écrit
« mais bien la pornographie, en tant qu' elle fait du corps non plus un "symbole" signifiant du "manque" et vecteur du désir, mais un objet "pulsionnel" non médiatisé, un objet "réel" , "pulsionnel" générateur d 'angoisses et de frustrations »

BAUREAL a bien raison c’est proprement incompréhensible ce que j’ai écrit. . Je vais essayer d’être un peu plus clair. Vous m’en excuserez.
Je rappelle que les règles de la pudeur n’obéissent pas à un schéma particulier. Un Européen ne dispose pas des mêmes codes qu’un Arable ou un Américain.
Le symbole est être entendu dans mon propos comme « don », c'est-à-dire : ce qui établi l’échange dans les communautés humaines. Or en tant qu’objet du « don » le corps comme tout symbole ne saurait avoir de fonction « utilitaire » ou de « valeur marchande ». Le symbole se constitue comme mise à distance du « réel » et ne saurait être confondu avec l’organe biologique.
Le symbole est effet de langage, et en ce sens il détache l’homme de son rapport à la «chose ». C’est le monde des mots qui crée le monde, et qui donne accès à l’autre (celui de l’amour ou de la rivalité) et au « désir » sous l’égide de la Loi. (Entendue ici comme ensemble des règles morales, conventions sociales etc. …) Si l’homme parle dit Lacan c’est parce que le symbole l’a fait homme.
Hors de notre jour ce qui fait le statut de la pornographie et non de l’indécence, (comme je le dit plus haut) c’est qu’elle entend anéantir la Loi et le symbole, par sa volonté de déplacer encore plus les bornes de la pudeur et de l’Autorité. Ceci est particulièrement grave, et peut conduire à ce "zéro absolu" qu' annoncait Nietzsche, car dans le « surgissement de cette « scène primitive » où les corps s’échangent sans préférence particulière, abolissant la personnalité, même la différence des sexes, le désir, et pourquoi pas ensuite l’idée que nous nous faisons de l’homme ou de la femme.

gdesmon
30/01/2006, 16h32
Bien entendu, il ne faut pas confondre prostitution et pornographie.

Libre en effet, a chacun de disposer de son corps, du moment où ce "commerce" (vieux comme le monde parait-il) est :

- d' une part "librement" consenti (il faut bannir l' esclavage sexuel) ,

- et d' autre part ne porte pas atteinte, par son caractère "ostentatoire" à l' intégrité morale des autres.

(Voir le post que j' ai adressé à BAUREAL)

Merci et à un de ces jours !

safyo
30/01/2006, 16h56
Ah !!! :)

L'Anthropologie , l'histoire , l'ethnologie , les processus psychiques .

C'est que du bon , tout çà .

T'eloigne pas trop Gdesmon ! (si tu le permet :redface: )

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