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Voir la version complète : Déclin des inscriptions de sites arabes sur la liste du patrimoine mondial


morjane
05/02/2010, 13h40
Aujourd’hui se clôturera la réunion générale de clôture des réunions régionales pour le deuxième exercice de soumission des rapports périodiques concernant la région des Etats arabes par une visite des participants au site de Tipasa inscrit sur la liste du patrimoine mondial.

La réunion qui a débuté le 1er février dernier à l’hôtel Hilton d’Alger a réuni plusieurs experts en patrimoine de plusieurs pays arabes et des représentants de l’Unesco et de l’Alesco.

La ministre de la Culture, Khalida Toumi, a annoncé à l’ouverture lundi dernier de cette réunion que «l’Algérie vient de parachever son dispositif légal de protection et de valorisation du patrimoine culturel national, tout en inscrivant sa politique patrimoniale dans le cadre d’un schéma directeur des zones archéologiques et historiques à l’échéance 2025». Ce «schéma directeur des zones archéologiques et historiques dicté par une stratégie commande à l’Etat algérien d’être d’abord engagé dans une démarche de prise en charge nationale du patrimoine culturel, avant d’accéder au patrimoine mondial», ajoutera-t-elle.

Mme Toumi a également affirmé que l’Algérie «est prête pour accéder aux conditionnalités du label patrimoine mondial», à travers les différents programmes d’investissements en vue de répertorier, conserver, restaurer et valoriser les différentes zones archéologiques et historiques. La ministre a rappelé que l’Algérie avait ratifié en septembre 2009 les sept conventions internationales sur la protection et la valorisation du patrimoine culturel.

Concernant la région du monde arabe, la ministre a constaté également avec regret la baisse, ces dernières années, du rythme des inscriptions de sites arabes sur la liste du patrimoine mondial, à cause notamment des exigences devenues très contraignantes pour les pays désireux d’y faire figurer leur patrimoine.

De son côté, le directeur du Centre du patrimoine mondial, Francesco Bandarin, a rappelé que 18 pays arabes avaient adopté la convention pour la préservation des patrimoines et que le centre avait recensé 64 sites patrimoniaux classés patrimoine mondial dans 15 pays, dont la ville d’El Qods. M. Bandarin a aussi mis en exergue le fait que le plus grand défi des parties en charge de ce domaine consistait à introduire la convention en tant que principal axe dans la stratégie de développement socio-économique et humain.

La représentante des pays arabes au Centre du patrimoine mondial, Véronique Dauge, souligne pour sa part que, malgré la maigre présence du patrimoine arabe, à la richesse incommensurable, sur la liste mondiale, le premier cycle des rapports périodiques dans la région a été plus que bénéfique, puisqu’il s’est soldé par l’enregistrement de nouveaux pays et biens au patrimoine mondial et le retrait de certains sites de la liste des sites en péril. Pour sa part, le responsable de la Direction de la protection légale des biens culturels et de la valorisation du patrimoine culturel au ministère de la Culture, Mourad Betrouni, explique que c’est la première fois que les Etats arabes participent à l’élaboration du rapport qui sera rédigé suite à cette rencontre. Il ajoute que cette réunion entre dans le cadre d’évaluations périodiques des Etats signataires de la convention de l’Unesco pour le classement au patrimoine mondial afin d’évaluer le respect de tous les points de cette convention.

Il explique également que, lors de cette réunion, chaque Etat membre présente un rapport basé sur un questionnaire préétabli rédigé par les membres du comité du patrimoine mondial. M. Betrouni confie qu’il existe deux sections : une section politique qui examinera notamment la mise en vigueur d’une législation pour la protection du patrimoine et une section de gestion des sites qui présentera un état des lieux et les moyens a débloquer pour la valorisation et la sécurisation du site.

Il est à souligner qu’une exposition est organisée dans le hall de l’hôtel Hilton d’Alger. Des panneaux explicatifs détaillés présentent les sites classés en Algérie (Tipasa, Timgad, la Casbah…), ainsi que d’autres sites archéologiques et naturels. L’exposition a suscité un vif intérêt auprès des participants.

Par La Tribune

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