PDA

Voir la version complète : Les enchères sur les offres d'emploi


Adhrhar
31/01/2006, 10h21
Voilà une nouvelle pratique : renchérir sur les offres d’emplois.
Imaginez que vous cherchez un travail de secrétaire. Un employeur met en ligne un poste de même qualification et les demandeurs d’emploi proposent des salaires en marchandant à la baisse. Intéressant pour le patron qui finirait par prendre le moins chère. C’est peut être un moyen pour adapter les offres aux demandes en passant par les lois du marché, mais la protection sociale du salarié n’est plus assurée.

Qu’en pensez vous ?

------------------
Une députée UMP, Nathalie Kosciusko-Morizet, souhaite faire interdire les sites qui proposent d'appliquer le principe des enchères inversées (le moins cher l'emporte) à l'emploi

"Face à cette pratique, qui déshumanise la proposition d'embauche, il appartient au législateur de garantir les droits du salarié, de définir les limites applicables au marché du travail, et de proposer un modèle compatible avec nos valeurs communes" a déclaré la parlementaire, très agacée de la publicité faite autour des sites d'enchères inversées pour l'emploi.
A l'origine de la crise de nerf de madame la députée, le site Internet Jobdealer.net qui est présent depuis novembre 2005 sur le web français et qui s'inspire très largement de son cousin allemand, le site Jobdumping.net.
Ce dernier a provoqué la colère de la société allemande, il faut dire que l'idée est d'une originalité particulièrement contestataire.
Déjà, dans un article daté du 23 mai 2005, nous vous en expliquions le fonctionnement : un employeur propose un travail, en fixant un salaire maximum pour la tâche à effectuer. Puis les demandeurs d'emplois font des enchères à la baisse. Et, c'est celui qui coûte le moins cher qui l'emporte.
Le texte que propose la députée est pour l'instant loin d'être complet, il ne contient d'ailleurs qu'une seule ligne qui prône son interdiction : "la conclusion d'un contrat de travail à l'issue d'enchères inversées portant sur le montant du salaire est interdite."
Enfin, Kosciusko-Morizet espère pouvoir intégrer sa proposition sous la forme d'amendement au projet de loi pour l'égalité des chances, qui devrait passer devant l'Assemblée nationale.
Fabien Löw, le fondateur de Jobdumping.de s'était expliqué sur notre site, il promettait à l'époque de "respecter la loi française en matière de salaire minimum" même s'il juge que "ce n'est pas un bon système, car cela détruit des emplois."
Une critique bien assénée et qui risque de faire du bruit. Il faut pourtant bien admettre que le gouvernement fait par moment des choix contradictoires.
D'un côté, il veut stopper l'hémorragie du chômage et de l'autre il veut interdire les nouveaux modèles de recrutement.
En même temps, ce n'est pas une première. User de la contradiction pour relancer l'emploi est presque une exception nationale.
D'ailleurs, preuve si il en est des traces de cette logique boiteuse dans l'Hexagone, le fait que les politiques de droite veulent relancer le marché du travail en massacrant le code du travail, et en précarisant l'emploi pour les jeunes avec le CPE (Contrat première embauche).
Il existe pourtant une idée très démocratique pour résoudre le problème, des candidats choisis aux enchères par le bas sur Internet sauf que là il n'a pas de notion de prix, seul le moins menteur l'emporte.

Source Silicon.fr

zlabiya
31/01/2006, 10h50
moi j'en pense que du mauvais
on s'amuse avec les gens
j'ai entendu parler de cette mise aux enchères de jobs en Angleterre
c'est scandaleux
on ferat mieux de supprimer les écoles car elles n'ont plus de valeur aux yeux des employeurs
les surdiplômés sont déjà trop chèrs pour eux
autant ouvrir sa propre entreprise et rester à son compte

nassim
31/01/2006, 23h23
C'est l'un des côtés les plus néfastes du capitalisme. Ceux qui utilisent cette formule pour attirer de la main-d'oeuvre super bon marché diront qu'ils ne forcent personne à se jeter dans le bain des enchères inversées...


- merci pour l'info.

electron
01/02/2006, 09h28
sommes nous pas les brebis,avec chacuns un numero sur le dos.

Cookies