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Voir la version complète : Des chasseurs de têtes au secours des banlieues


Adhrhar
31/01/2006, 16h02
Ca commence à bouger positivement pour les banlieues. 2 400 Euros par diplomé sont budgetés pour leur trouver du travail aux diplomés des banlieues. C’est du concret au moins ça.

Pensez vous que cela reste un effet d’annonce ?

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INTÉGRATION Cent trente agences privées vont être chargées de trouver des emplois pour 5 000 diplômés des cités.

EN NOVEMBRE dernier, l'ombre des diplômés sans emploi a plané sur les émeutes des banlieues. Partout, on a évoqué ces grands frères dotés d'un bac + 4 et pourtant condamnés aux petits boulots quand ils ne sont pas au chômage. Depuis, ces ignorés du marché du travail concentrent toutes les attentions. «accompagnement ultrapersonnalisé que l'ANPE ne peut réaliser en direct», «Une opération pour relancer la mobilité sociale, l'espoir de réussir». L'Inflation scolaire

(1), ajoutant à la difficulté du chômage l'amertume d'une formation qui n'a pas tenu ses promesses. Pour cela, un budget exceptionnel de 12 millions d'euros, soit en moyenne 2 400 euros par diplômé, a été mobilisé. Ce recours massif aux cabinets privés entend sortir des rouages administratifs des milliers de candidats qui n'accèdent pas à l'emploi pour leur donner un visage, affiner leurs compétences et frapper pour eux aux bonnes portes. Car les diplômés des quartiers viennent souvent de filières généralistes – sociologie, littérature, langues... –, dévalorisées sur le marché de l'emploi. Lorsque le diplôme n'a pas de valeur aux yeux des recruteurs, c'est le réseau d'amis ou de connaissances qui prime. Or c'est justement ce qui manque aux enfants de l'immigration. L'allongement général des études n'a fait que différer la sélection, estime la sociologue Marie Duru Bellat dans dit-on rue de Grenelle. Pour eux, Jean-Louis Borloo n'a pas hésité à lancer un appel d'offres aux cabinets de placement privés. Plus de cent trente ont répondu. Dès mars prochain, les lauréats seront chargés de «coacher» et de conduire à l'emploi quelque 5 000 jeunes des «zones urbaines sensibles» (ZUS) ou assimilées de niveau bac + 2 et plus. Un appel au privé pour un Manque d'expérience.
Ils sont aussi victimes du manque d'expérience professionnelle dans leur domaine. Quand leurs condisciples trouvent des stages, eux pensent souvent à gagner de l'argent. «La plupart ont consacré leur temps de stage à des boulots rémunérés dans la grande distribution ou la restauration», explique Naouel Amar, de l'Association pour faciliter l'insertion professionnelle des jeunes diplômés (Afij).

«C'est un groupe très hétérogène», explique Hakim el-Karaoui, président du club XXIe siècle, dont les membres parrainent des étudiants des quartiers. «Certains sont très loin des réalités du monde de l'entreprise, de ses codes. D'autres n'ont vraiment besoin que d'un coup de pouce.» Ceux-là seront les plus vite placés. De son côté, l'ANPE vient de lancer une plate-forme à La Défense, près de Paris. Quatre conseillers y sont entièrement dédiés aux bac + 3 et plus des quartiers sensibles. Première surprise, l'ANPE n'en a recensé «que» deux mille. «Cela veut-il dire que les autres ont du travail ? Ou qu'il y a finalement assez peu de titulaires d'une licence ou plus dans ces ZUS ?», s'interroge-t-on à l'ANPE. Les premières études montrent qu'une immense majorité des diplômés des quartiers arrêtent après le deug ou une formation de deux ans. Beaucoup renoncent, faute de perspective. Car jusqu'à présent, en proportion de la population des cités, la «discrimination frappait encore plus les diplômés», assure SOS-Racisme.

Depuis les émeutes, et dans un marché du travail qui évolue, les grandes entreprises manifestent une volonté nouvelle. Des dizaines de directeurs des ressources humaines de grands groupes ont répondu présents lorsque l'ANPE a lancé sa plate-forme de diplômés jeudi dernier. Serait-ce l'amorce d'un changement ?

(1) L'Inflation scolaire, Editions La République des idées.

Le figaro

zek
31/01/2006, 17h30
Les chasseurs de tetes viennent un peu sur le tard, je dirais meme apres la bataille.

Bonjour, en France, il faut qu'on arrete la surenchere des diplomes, les entreprises en sont responsables, cette inflation est nefaste, perte financiere pour l'etat qui alimente le systeme universitaire pour les etudiants du long terme.

Ils ne trouvent pas de travail et rempilent pour un autre cursus parce que mieux que d'etre pointe du doigt comme chomeur, au final ils prennent les places que l'on attribuerait a des non qualifies, restauration ou pizza, beaucoup d'entre eux finissent dans le petit commerce a leurs compte, libraire ou gerant de petite restauration.[

La France n'aura plus qu'a exporter ses petit fours et ses patisseries, parce que depuis le temps elles a ete vider de sa substance. une bonne partie sont deja sur les 4 autres continents
Merci pour l'info

Première surprise, l'ANPE n'en a recensé «que» deux mille. «Cela veut-il dire que les autres ont du travail ? Ou qu'il y a finalement assez peu de titulaires d'une licence ou plus dans ces ZUS ?»,

Pas forcement une bonne partie tente l'aventure hors de France et beaucoup sont a leurs comptes dans le petits commerces.

Les premières études montrent qu'une immense majorité des diplômés des quartiers arrêtent après le deug ou une formation de deux ans. Beaucoup renoncent, faute de perspective.
Oui a quoi ca sert de continuer meme en cours du soir si dans un domaine particulier apres 2 annes de BTS mon travail ne correspond pas aux etudes que j'ai faite.

zek
01/02/2006, 18h11
beaucoup d'entre eux finissent dans le petit commerce a leurs compte ou dans la petite restauration.

Donc perte de competences dans leurs domaines respectifs, ce qui equivaut a une fuite de cerveau virtuelle tout en restant en France, c'est ce que je voulais rajouter.

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