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Iska
15/02/2010, 11h08
Temps qu'eux...

par El-Guellil

http://www.lequotidien-oran.com/files/spacer.gif Tant que les postes de responsabilité sont occupés par les cousins de la voisine d'à côté qui a un hôtel à Paris. Tant que les recrutements se font sur la base de critères claniques, au détriment de la compétence. Tant qu'il y aura des gens qui triment, qui suent, qui se sacrifient pour le même salaire que ceux qui «la mangent belmessèk». Tant que des histoires diviseront les héros d'une même histoire pour des desseins obscurs. Tant que l'opinion publique est mesurée, soudée, pour être manipulée et endormie afin de mieux la réveiller, en sursaut, quand il y a danger en la demeure. Tant que ne lui sont donnés que des semblants de repères pour que, rapidement, elle se sente dépassée et facilement domptée, le meilleur tribun se cassera les dents pour mobiliser la galerie.L'opinion publique, c'est vrai, ça se fait, ça se bouscule, ça bascule, ça se guide, ça se téléguide, ça se chatouille, ça se laisse prendre et ça se laisse amadouer, mais ça s'irrite, ça s'indigne aussi, ça n'est pas toujours favorable à... et surtout, ça ne peut pas se tromper quand ses intérêts sont en jeu. A ce moment, ceux qui, longtemps, ont pris pour habitude de conjuguer je mangeais, je mange et je mangerai, finiront par avoir une indigestion. Ils conjureront leur sort, conjugueront leurs efforts et finiront, peut-être, par travailler...

Les autres, ceux qui n'ont connu l'Algérie qu'à travers les écoles pour « Algériens-limousine » reviendront de leur « exil étranger » pour occuper, hériter les mêmes postes que leurs paternels, leurs maternels. Ils continueront, comme la slala qui les a fait, de nous toiser du haut de leurs pompes, à travers leurs lunettes fumées. A éructer des « discours-fumée » à avoir leur double nationalité, à se faire soigner là où les soins prennent le soin de se faire payer par l'argent de ceux qui triment dans le seul pays qui les a vu naître et… multiplier leur ignorance selon la cotation des devises chez le cambiste du coin.

Le Quotidien d'Oran

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