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SLOUGI
15/02/2010, 14h16
Commerce extérieur l'eldorado africain

Avec sa caravane de l’export, le ministère du Commerce extérieur met le paquet sur le continent noir. Un marché à fort potentiel encore largement sous-exploité.

A l’heure où le marché national se resserre et où la crise mondiale pousse à la diversification des marchés, l’Afrique offre une alternative alléchante en matière d’export. Avec un milliard d’habitants, dont le pouvoir d’achat progresse et la demande commence à se sophistiquer, le continent africain est désormais devenu un marché où il fait bon exporter. C’est justement la volonté du gouvernement, qui souhaite intensifier les relations commerciales avec ses voisins du sud. « Les pays d’Afrique subsaharienne, et plus particulièrement ceux d’Afrique de l’Ouest, apparaissent comme des marchés stratégiques pour l’offre marocaine », confirme Abdellatif Mazouz, le ministre du Commerce extérieur. En décembre dernier, il a conduit la première caravane de l’export en Afrique de l’Ouest. Cette opération séduction a rassemblé soixante entreprises marocaines représentant cinq secteurs : agroalimentaire, BTP et équipement, chimie et pharmaceutique, électricité, technologies de l’information et de la communication. Pour sa première tournée, la caravane a fait escale au Sénégal, au Mali et en Côte d’Ivoire. De prochaines étapes sont programmées en 2010, avec des haltes en Mauritanie, au Burkina Faso, au Cameroun et au Gabon.

Au-delà des seuls biens et services, le royaume ambitionne de revendre son savoir-faire en matière d’électrification, d’accès à l’eau potable, de construction de barrages, d’infrastructures routières et ferroviaires, de télécommunications et de nouvelles technologies. C’est donc tout un modèle de développement économique que le Maroc se propose d’exporter sur le continent. Il dispose pour cela de trois atouts : la proximité géographique, l’expertise avérée et le coût compétitif ;

Un marché d’avenir
Pour l’heure, les exportations du Maroc à destination de l’Afrique restent globalement timides. Elles représentaient 9% du volume des échanges commerciaux en 2008 (contre 69% pour l’Union Européenne). Néanmoins, cette part a quasiment doublé au cours des cinq dernières années, et compte tenu de la conjoncture internationale, il est certain que les échanges continueront à croître dans la décennie à venir. « Nous comptons tripler nos exportations sur les dix prochaines années et les marchés d’Afrique subsaharienne constituent une composante stratégique pour nous », déclare Abdellatif Mazouz.

Le secteur privé croit lui aussi dur comme fer au potentiel du marché africain. Même les PME qui n’avaient jamais mis les pieds en Afrique subsaharienne commencent à tenter l’aventure. « La première étape consistait à prospecter le marché pour voir s’il y avait des opportunités à saisir. J’en suis revenu convaincu », affirme Amine Zarouk, directeur général de la société G-Fit, spécialisée dans les solutions informatiques pour le secteur bancaire. Cependant, la demande varie d’un pays à l’autre : le potentiel est là, mais il faut déterminer les priorités. Il existe une grande différence entre un pays comme le Mali, qui a besoin de développer ses infrastructures, et la Côte d’Ivoire ou le Sénégal, qui sont déjà prêts à absorber l’offre du secteur des nouvelles technologies », constate Amine Zarouk.

Une nouvelle audace confirmée par le ministre du Commerce extérieur : « Aujourd’hui les Marocains sont plus courageux, plus enthousiastes à se tourner vers les pays d’Afrique

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SLOUGI
15/02/2010, 14h18
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subsaharienne, alors qu’au début ils nourrissaient une appréhension par rapport à leur solvabilité », explique Abdellatif Mazouz, qui poursuit : « Maintenant, tout cela c’est clarifié car ils ont des exemples sur place et les banques marocaines présentes dans ces pays leur facilitent les choses ». Il reste tout de même des sceptiques pour souligner les risques d’une telle aventure sur un continent qui conserve des poches d’instabilité politique. La crise du Kenya, suite aux élections présidentielles de décembre 2007, était par exemple impossible à anticiper. De même, la Côte d’Ivoire, l’un des pays les plus convoités par le entreprises marocaines, a été plongée dans le chaos politique. Il se trouve pourtant des entreprises marocaines, comme IB Maroc, qui ne semblent pas affolées par le passé ivoirien. Et pour cause : le pays, qui enregistre une forte croissance malgré les doutes liés à sa politique intérieure, s’avère être le marché le plus juteux d’Afrique de l’Ouest pour la vente de médicaments, donc notre premier marché », révèle Nabil Benchekroun, directeur des exportations de Pharma 5. La société, convaincue de l’immense potentiel du continent, projette d’attaquer les marchés d’Afrique anglophone à partir de 2011.

Pour accompagner ces entreprises, les banques marocaines ont un rôle crucial à jouer. Ayant élargi leur présence sur l’ensemble du continent, elles ouvrent ainsi leurs portes aux entreprises marocaines qui cherchent à prospecter de nouveaux marchés. Le groupe Attijariwafa consolide sa présence en Afrique du Nord, de l’Ouest et du Centre. La BMCE a, quant à elle, déjà amorcé sa conquête du continent : en 2010, ses parts évolueront de 42,5% à 51% du capital de la BOA (Bank of Africa), la deuxième plus grande banque de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine). Son réseau couvre des pays d’Afrique de l’Est comme le Kenya, Madagascar et l’Ouganda. Ces ambitions continentales n’ont rien d’étonnant : la contribution des filiales africaines au résultat net du groupe BMCE a augmenté de 3,1% en 2007 à 19,2% en 2009.

La conquête africaine, que les experts prédisaient éphémère, semble donc bien partie pour s’inscrire dans la durée.

Isabelle Dana
Tel Quel du 13 au 19 février 2010

Tems
15/02/2010, 15h18
effectivement l'Afrique peux nous aidés a augmenté nos exportations ...

mais il faut pas oublier le marché africain-anglophone qui peux être lui aussi un vrai vecteur d'exportations .

les entreprises publique et les grands groupe doivent continuer sur leurs lancé a savoir investir labas pour rapatrier les devises vers le Maroc ...

SLOUGI
15/02/2010, 17h18
Tems,

Justement ils parlent dans l'article de l'Afrique anglophone

De même, la Côte d’Ivoire, l’un des pays les plus convoités par le entreprises marocaines, a été plongée dans le chaos politique. Il se trouve pourtant des entreprises marocaines, comme IB Maroc, qui ne semblent pas affolées par le passé ivoirien. Et pour cause : le pays, qui enregistre une forte croissance malgré les doutes liés à sa politique intérieure, s’avère être le marché le plus juteux d’Afrique de l’Ouest pour la vente de médicaments, donc notre premier marché », révèle Nabil Benchekroun, directeur des exportations de Pharma 5. La société, convaincue de l’immense potentiel du continent, projette d’attaquer les marchés d’Afrique anglophone à partir de 2011.


Le fait d'avoir des banques qui ont ouvert la voie, permet à ces dernières de faire bénéficier les entreprises marocaines de leur expertise et aide pour attaquer les marchés africains.

Il y a encore beaucoup à faire en afrique francophone, il y a bien-sûr la partie anglophone, mais aussi la partie lusophone (Guinée Bissau, Angola, Mozambique, Cap Vert).

L'Afrique est importante pour le Maroc car c'est plus proche et surtout on a un avantage par rapport aux pays occidentaux, c'est qu'on connait un peu plus la mentalité et que nos produits ou services peuvent répondre plus à leurs besoins.

Le Maroc doit continuer dans cette voie et ouvrir encore plus ses écoles aux futurs élites africaine.

alien
15/02/2010, 17h40
Le Maroc doit continuer dans cette voie et ouvrir encore plus ses écoles aux futurs élites africaine.
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Tout a fait. Ils sont actuellement au nombre de 8000.
Merci pour l'article.

le lien : http://www.lopinion.ma/def.asp?codelangue=23&info=1081&date_ar=2009-12-29

SLOUGI
15/02/2010, 17h46
alienLe Maroc doit continuer dans cette voie et ouvrir encore plus ses écoles aux futurs élites africaine.
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Tout a fait. Ils sont actuellement au nombre de 8000.
Merci pour l'article.

De rien. C'est vrai que c'est important d'accueillir encore plus d'étudiants africains dans nos écoles et universités. Ils seront les meilleurs ambassadeurs du Maroc à leur retour dans leur pays. Ca permet aussi aux nôtres de se constituer un précieux carnet d'adresses.

Les Africains ainsi formés seront à même de "vendre" les solutions marocaines lorsqu'ils seront aux postes clés dans leurs pays respectifs.

Le Maroc doit développer une profondeur stratégique en Afrique, c'est le continent du futur.

Beidawi II
15/02/2010, 17h58
Tu veux dire 18 000 étudiant sub-saharien au Maroc.

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