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menara
02/02/2006, 17h15
Le projet de libéralisation du marché de l'audiovisuel entamé au Maroc semble bien lancé plusieurs demandes sont actuellement étudié par la HACA pour l'octroie des licence d'exploitations.

Une Radio et une Télévision régionales prochainement à Rabat


Les premières licences seront accordées à fin mars


Le Conseil régional de Rabat Salé-Zemmour-Zaërs a approuvé, récemment, le principe de la création d'une société d'économie mixte chargée de superviser la gestion d'une radio et d'une télévision régionales.

Ces médias serviront d'outils et d'espace pour assurer une communication et un contact permanent avec l'ensemble des acteurs locaux concernés par le fait régional, souligne une note de présentation sur la création de cette société, soumise aux membres du conseil qui vient de tenir sa session ordinaire à Rabat pour le mois de janvier 2006.

La note souligne que le conseil, par le biais de ces médias, contribuera à l'enrichissement du paysage médiatique régional et au renforcement de la communication entre les différents services publics implantés dans la région.

Des programmes diffusés par les deux médias seront conçus par des spécialistes dans le domaine de l'audiovisuel et devront participer à l'épanouissement des citoyens et des élus, relève-t-on. Des émissions et des programmes de sensibilisation seront élaborés sous l'égide de professeurs universitaires et viseront les étudiants et les élèves dans le but de rehausser leur niveau de formation, et ce, dans le cadre d'un organisme médiatique professionnel et spécialisé, ajoute-t-on de même source.

L'annonce du Conseil régional de Rabat Salé-Zemmour-Zaërs intervient quelques jours seulement après le rappel fait par la haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) au sujet du calendrier de traitement des demandes de licences pour l'exploitation de service de radiodiffusion. «L'opération de prise en charge des anciennes demandes formulées par des postulants avant la mise en place de la Haute Autorité a débuté en date du 24 février 2005 lorsque tous les concernés (86 pour les demandes radios et 11 demandes de télévision) ont été contactés, pour confirmer auprès de l'Instance de régulation leur intention de postuler pour une licence.

A l'issue de cette opération, 56 postulants pour des licences radios et 11 postulants pour les licences télévision ont renouvelé leur intérêt par écrit», souligne, entre autres, le communiqué de la HACA rendu public en fin de semaine dernière.

L'instance précise, qu'après une première analyse de l'ensemble des dossiers déposés, en décembre 2005, elle a relancé l'ensemble des postulants afin qu'ils complètent leurs dossiers par les documents juridiques qui conditionnent, suivant les dispositions de la loi n° 77.03, la recevabilité des candidatures. «Parmi les 49 dossiers de demande de licence radio et les 7 dossiers de demande de licence de télévision introduits, à ce jour, auprès de la Haute Autorité, un grand nombre nécessite encore des compléments d'information et de documents nécessaires pour que le CSCA puisse se prononcer sur la recevabilité juridique de ces demandes ». La Haute Autorité organisera jusqu'au 10 février une série de réunions individuelles avec chacun des porteurs de projets. «Seuls les dossiers ayant satisfait aux exigences de la recevabilité juridique avant la date du 20 février 2006 seront pris en compte dans lesdits appels devant aboutir à l'octroi de la première vague de licences», ajoute la même source.


http://www.lematin.ma/journal/article.asp?id=natio&ida=57251

menara
07/02/2006, 15h58
Audiovisuel: Le contrat-programme de la SNRT entériné

· Les points de discorde levés

· Changer les mentalités, le véritable challenge

Ce n’était presque plus qu’une formalité. La signature du contrat-programme de la Société nationale de radiodiffusion et de télévision (SNRT) a eu lieu, jeudi 2 février au siège de la Primature. Les deux parties s’engagent ainsi à respecter les clauses du cahier des charges dont les détails ont été rendus publics il y a plus d’un mois (www.leconomiste.com). A cette date pourtant, il n’y avait pas encore unanimité sur le volet social. Les tractations entre la direction et les salariés battaient leur plein. Le plus important concernait les articles 109 et 110 relatifs aux sanctions disciplinaires. Selon ces dispositions, le président de l’ex-RTM s’arroge le droit de licencier pour incompétence professionnelle, sans pour autant que la notion d’incompétence professionnelle soit clairement définie. Un terrain d’entente a finalement été trouvé et les articles amendés.
Les salariés réclamaient aussi l’alignement souhaité sur le schéma d’indemnisation de la deuxième chaîne.
La philosophie globale voudrait, en effet, qu’au sein d’un même pôle, le public en l’occurrence, il n’y ait pas de disparités, non pas de salaires, mais de systèmes de rémunération. Certains responsables de la SNRT évoquent “des dérivés de sous-catégories”. Pour eux, il ne saurait y avoir, dans un même groupe public, des catégories plus “avantagées” que d’autres.
La signature du cahier des charges d’abord puis du contrat-programme, la semaine dernière, a mis fin à toutes les divergences entre la direction et les salariés.
Le contrat-programme a aussi fixé le budget alloué à la SNRT à près de 250 millions de DH. Faiçal Laraichi, qui en est le président, devra donc gérer une structure qui a longtemps évolué sous le giron de l’Etat avec les nouvelles méthodes dites de marketing moderne. Et, évidemment, c’est sur le plan des ressources humaines que le challenge devra être le plus difficile à relever. Au sein même des rédactions, c’est essentiellement de changement de mentalités que l’on parle. Non pas en termes d’approches de traitement de l’information. C’est là un tout autre débat, de fond et de taille, qui ne tardera probablement pas à surgir. Le changement est attendu au niveau des comportements en termes de recherche de l’information, de plans de carrière et d’épanouissement des journalistes.

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500 heures d’émission/semaine


Le cahier des charges de la SNRT établit l’ensemble des programmes et émissions que la chaîne devra diffuser sur ses ondes. Ainsi, les chaînes de la SNRT (TVM, Arrabia, Assadissa, Al Maghribya et Laâyoune TV) produiront 6 journaux quotidiens et 80 émissions par an d’actualité politique. Pendant la session parlementaire, un magazine d’information sera programmé. En tout et pour tout, il s’agira de programmer 500 heures d’émissions d’information dont 400 sur les questions économiques et sociales. Le religieux n’est pas en reste avec au moins une émission quotidienne et trois pour l’art et culture. La SNRT devra par ailleurs consacrer 4% de son chiffre d’affaires au sport, cela en attendant le lancement de la chaîne sportive, Arriyadia. Femme, santé, éducation, consommation, prévention, musique, divertissement… tous les secteurs, ou presque sont concernés. Beaucoup d’émissions devront être produites par des sociétés privées. Un boum sans précédent est d’ailleurs attendu. Mais attention à la qualité! C’est sur ce point que les responsables de la SNRT devront être les plus regardants. Pour faire de la télévision marocaine la télévision moderne du XXIe siècle.

Amale DAOUD


http://www.leconomiste.com/article.html?a=68474

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