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Voir la version complète : Du "Jihâd" et de la Guerre en Islam


Diden94
04/10/2003, 08h53
Bonjour à tous

Le but du djihad n'est donc pas la propagation de la foi islamique mais l'extension du règne souverain de l'islam (bien sûr, la foi suit souvent de près le drapeau.) Le djihad est donc, par nature, intrinsèquement offensif, son but ultime étant la domination des Musulmans sur la terre entière.
Ce qui explique pourquoi les Algériens, les Égyptiens et les Afghans ont souvent été victimes du djihad, tout comme les Américains et les Israéliens. La deuxième conception, teintée de mystique, rejette la définition militaire du djihad et préconise aux Musulmans de se retirer du monde pour atteindre une profonde spiritualité.
est ce que le Djihad, un acte de violence ?
votre sentiment ?

Amitié :?: Diden94

sheyla
04/10/2003, 20h46
Le djihad est aussi un " effort raisonné " exercé sur soi-même. Le bien et le mal s'opposent en nous perpétuellement. Il est demandé de combattre les mauvais penchants, de respecter donc les prescriptions coraniques pour réaliser, d'une part, son unité personnelle et instaurer, d'autre part, au sein de la société un ordre social où règnent la justice et la liberté individuelle et collective. Cette tâche ne se concrétise que grâce à un effort continuel afin de valoriser ses connaissances et d'élever le niveau culturel et moral de la communauté musulmane.

La définition du véritable djihad est donnée par le Prophète lui-même qui, au retour d'une bataille, a dit : " Nous sommes revenus de la petite guerre sainte à la grande guerre sainte ", c'est-à-dire, précise-t-il à ses Compagnons : " la guerre contre l'âme ", tant il est vrai qu'en chaque croyant sommeille des germes d'infidélité.

le mot "Djihad", dont le sens littéral est l'effort, ne signifie pas seulement la guerre extérieure contre ceux qui ne croient pas, mais aussi la lutte intérieure contre les passions mauvaises, la discipline morale, la victoire sur soi-même. "
http://www.archipress.org/batin/gaid/djihad.htm

Anonymous
04/10/2003, 22h31
Bonjour à tous

Le but du djihad n'est donc pas la propagation de la foi islamique mais l'extension du règne souverain de l'islam (bien sûr, la foi suit souvent de près le drapeau.) Le djihad est donc, par nature, intrinsèquement offensif, son but ultime étant la domination des Musulmans sur la terre entière.
Ce qui explique pourquoi les Algériens, les Égyptiens et les Afghans ont souvent été victimes du djihad, tout comme les Américains et les Israéliens. La deuxième conception, teintée de mystique, rejette la définition militaire du djihad et préconise aux Musulmans de se retirer du monde pour atteindre une profonde spiritualité.
est ce que le Djihad, un acte de violence ?
votre sentiment ?

Amitié :?: Diden94

bsr diden

L'islam, comme toutes les autres religions comporte à la fois un volet spirituel ( un sens caché accessible aux seuls initiés) et un volet temporel
qui règle la vie sociale des individus et se présente comme un code de conduite qui s'adresse aux plus grand nombre ! alors pour ce qui est du djihad, c'est comme pour le reste , tout dépend de la capacité de chacun à en saisir le sens , c'est-à-dire si on a la connaissance ou simplement la foi et c'est là toute la différence !

sheyla
04/10/2003, 22h45
L'islam, comme toutes les autres religions comporte à la fois un volet spirituel ( un sens caché accessible aux seuls initiés) et un volet temporel
qui règle la vie sociale des individus et se présente comme un code de conduite qui s'adresse aux plus grand nombre ! alors pour ce qui est du djihad, c'est comme pour le reste , tout dépend de la capacité de chacun à en saisir le sens , c'est-à-dire si on a la connaissance ou simplement la foi et c'est là toute la différence !J'aimes bien ce que tu as ecris calypso j'appellerais ca lire entre les lignes la foi fait tt la différence...

Blackmore
05/10/2003, 00h30
le terme exact est "DJIHAD FI SABILI ALLAH" ( ......dans la voie de Dieu ) .

Comme l'a si bien précisé Sheyla , "l'effort raisonné" exercé sur soi même n'a de but que de nous libérer du joug de nos fausses certitudes .
C'est ça la voie de Dieu pour moi .
L'usage de la violence n'y est requis , que pour répondre à une autre violence .
Le vrai Djihad pour nous , serait de combler les siècles de retard civilisationnel que nous accusons sur l'occident .

Il s'agirait aussi et surtout , de faire pivoter notre foi ....... vers notre époque. :wink:

sindbad
05/10/2003, 18h02
Salam

Je ne sais pas comment tu es parvenu a tes conclusions, un minimun d'honnetete intellectuelle cependant voudrais que tu nous indiques tes references.

Quand a moi je te renvoi au Coran, l'unique reference de l'Islam.

sourat no 2 (El Baqara) verset 256
256. Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement...

sourat no 18 (El Kahf) verset 29
18:29 Et dis : «La vérité émane de votre Seigneur». Quiconque le veut, qu'il croit, et quiconque le veut qu'il mécroie».

Et quand tu cites les pays victimes du terrorisme fais au moins preuve d'equite en citant a cote d'israel la palestine ou les gens se font massacres par des attacks non suicides. Sinon quel est la difference entre le terroriste qui s'envelope d'explosif et celui qui les largue a partir d'un avion ?

Apres la main de fatima c'est a l'Islam sans frontiere qu'on a droit. Bonne continuation !

Yassine al tighzirti
24/11/2004, 17h19
Le premier djiahad, c'est le djihad an-nafs, le djihad à faire contre toi meme pour ne pas ceder aux mauvaises tentations.

Amira-Rim
24/11/2004, 19h44
Yassine, peux tu nous donner la signification du mot Djihad en français s'il te plait,car je ne comprends pas bien ton explication.
je te remercie.

Yassine al tighzirti
24/11/2004, 19h47
Le djihad on peut le traduire par "l'effort" ou "le combat"

Amira-Rim
24/11/2004, 19h52
dans cette phrase:

le djihad à faire contre toi meme

tu veux dire qu'il faut se combattre, c'est ça?

Yassine al tighzirti
24/11/2004, 19h54
Je veux dire qu'il faut combattre les tentations que l'on a de faire des choses illicites (boire de l'alcool, voler, comettre l'adultere,...)

amelle
24/11/2004, 20h02
Le mot djhad vient de la racine arabe JHD qui veut dire effort et djihad veut dire faire l'effort .

Théologiquement parlant, il y a deux djihad "Akbar" et "Asghar" qui veulent dire respectivement majeur et mineur;

Le djhad majeur s'est essayer d'extirper (combattre) le mal qu' il y a en toi et le djihad mineur c'est se combattre le mal des autre.
Le djihad mineur devient une obligation si les musulmans sont attaqué dans leur personne, dans leur honneur ou dans leur bien ( ses terres ou maison)

Ariless
28/11/2004, 11h40
pour le musulman faible: le djihad c'est faire un effort sur soi-même pour se réprimer et s'empêcher de céder aux tentations et de sortir de l'islam.
pour le musulman fort: le djihad, c'est faire un effort sur le non musulman pour le reprimer et le forcer à se soumettre à l'islam sans le forcer à avoir la foi (chose d'ailleurs impossible).


an'hou äni el mounkar ( comprendre el mounkar comme tout ce que réprouve l'islam).
bi-yadika : pour le musulman fort.
bi famouka: pour le musulman moyennement fort.
bi qalbika : pour le musulman faible.

Si vous etes assez forts, aller vous exercer auprés de vos fréres palestiniens. Si vous etes moyennement forts, pouchassez les couples, les non pratiquants et les athées en ville ou dans les campus universitaires. Si vous êtes faibles, vous pouvez déja faire beaucoup en restant musulman et servir de porteur d'eau, par exemple.
Mais n'oubliez pas, auprés d'Allah, le musulman fort vaut plus que le musulman faible. Et le paradis c'est plusieurs étages (daradjate).

Comme quoi, les musulmans sont tous égaux, comme les dents d'un peigne (sawasia ka asnani el mochti).
c'est comme la farqa bayna âarabi wa a'âdjami illa bi attaqwa.
D'abord il ne dit pas qui est le plus "attaqi" l'autre pour montrer cette différence.
Ensuite si je dis : "il n'y a aucune différence entre un lac et un océan sauf par la taille"
tout le monde me rira au nez. mais si c'est le coran ou le hadith qui le dit, on lui trouvera toujours une justification sérieuse que tout le monde acceptera.
Faites- vous déja la différence entre djihad et idjtihad?

surfer
29/11/2004, 00h53
As-salam 'alikoum,

Salut Blackmore,

Aïe, elle fait mal ta dernière phrase !
Ouie, c'est vrai, ça serait bien ce genre de djihad, mais je dirais plutôt revenir tout en se mettant à jour (genre informatique tu bois), du monde moderne.
Parce que tu n'est pas sans savoir que la dernière croisade et ses croisés du XIXé siècle, à défault de pouvoir attaquer les turcs séljoukides en orient, a décidé de tomber sur mes ancêtres à Sidi-Fredj à 5 kms à l'ouest d'Alger, il y avait 375 bateaux de guerre, 137500 hommes venant de France, d'Espagne, d'Italie, de belges, de portugais....l'Europe quoi ! comme à l'ancienne. Armées jusqu'aux dents, Ils ont détruits après 17 ans de guerre avec l'Emir AbdelKader, tout ce qui existait, tout en niant avoir trouvés une civilisation existante. Pourquoi je dis civilisation, Parce-que les turcs avaient construis un batiment magnigique d'ETAT-CIVIL, et ses fonctionnaires parcouraient l'Algérie pour enregistrer les naissances.
Que le monde musulman de cette époque était riche, oui riche, l'Europe et notemment la France était endettés envers la Régence d'Alger, tu connais la suite, je suppose et pas celle du coup de paravent, mensonge historien, le nif, c'est nous qui l'avions à ce moment là !
Ce batîment, tu sais ce qu'il en ont fait, ils l'ont détruit et en ont fait la "place d'armes des anglais", ah oui je les avais oublié ceux-là ! Bref la conquéte de l'Afrique et du monde musulman a commencée.
130 à 150 ans de colonisation çà casse les cultures, bouffe les richesses, rabaisse l'indigène (c'est comme ça qu'ils nous appelaient).
Crois-tu que le monde arabo-musulman et sino-asiatique auraient eu autant de retard sans l'envahisseur, même en déclin intellectuel depuis le XIIIè siècle (exception faite de l'Andalousie) période où les musulmans ont arrête l'étude d'interpretation du coran (tafsir), nous serions autant en retard, Je l'ai étudié assez souvent, la porte de pandorre s'est ouverte sur Alger. Heureusement ou malheureusement, je sais pas, Allah l'a peut-être voulu.
Salamat !

phalangeois
16/12/2004, 20h33
Bismillahi ar-Rahmâni ar-Rahîm

« Ibn al-Qayyîm : Chapitre : « Sa (sallallahu 'alayhi wa sallam) guidance quant au Djihâd, aux batailles, raids et délégations. » [1]

[Le Djihâd est le summum et l'édifice de l'islâm]

« Puisque le Djihâd est le summum et l'édifice des structures de l'Islâm, et que les rangs de ceux qui l'accomplissent sont les plus hauts rangs du Paradis, de même qu'ils seront également élevés dans ce monde ici-bas, - car ils sont les plus plus élevés dans ce monde et l'au-delà - et bien, (à la lumière de cela), le Messager d'Allâh (sallallahu 'alayhi wa sallam) est donc au plus haut sommet de [ce Djihâd].

[Le Messager sallallahu 'alayhi wa sallam) fut le plus grand « Mudjâhid »]

Et il fut préoccupé par tous ses types. Ainsi, il accomplit le Djihâd dans le sentier d'Allâh comme il mérite d'être véritablement accomplit pour Lui, avec le cœur, les membres, avec la dou'a [l'invocation d'Allâh], avec le bayân [clairvoyance/clarté], et avec l'épée et la lance. Et chacune de ses heures était suspendue (à l'accomplissement du) Djihâd, avec le cœur, la langue et la main. Pour cette raison, il fut le plus élevé des deux mondes [Les Djinn et les Êtres humains] dans le rappel, et le meilleur d'eux au niveau de son statut auprès d'Allâh.

[Le Djihâd débuta par la transmission des preuves]

Et Allâh Ta'âla lui ordonna le Djihâd, depuis le tout début, lorsque l'élu et l'envoya [en tant que Messager] :

« N'obéis donc pas aux infidèles ; et avec ceci (le Coran), lutte contre eux vigoureusement. » [2]

Et cette sourate « Al-Furqân » est une sourate Mecquoise, dans laquelle le Djihâd contre les Kouffar [mécréants] fut ordonné avec « al-Hujja » [la preuve], al-bayân [la clarification/explication], et le fait de transmettre le Qor'ân. De même, le Djihâd contre les Mounafinqîn [les hypocrites] s'accomplit par le fait de leur transmettre la preuve (c'est-à-dire le Qor'ân), et autrement, ils sont sous l'hégémonie des Musulmans. Il, Ta'âla, dit :

« Ô Prophète, lutte contre les mécréants et les hypocrites, et sois rude avec eux ; l'Enfer sera leur refuge, et quelle mauvaise destination ! » [3]

Ce Djihâd contre les hypocrites [al-Mounafiqîn] est plus difficile que le Djihâd contre les mécréants, et ce Djihâd est entrepris par les individus les plus spéciaux et uniques de le Oummah, les Héritiers des Prophètes, et ceux qui l'accomplissent, qui y participent, et s'assistent mutuellement dedans sont certes les (gens) uniques de ce monde. Quand bien même ils sont les plus petits en nombre, ils ont le plus haut rang auprès d'Allah. [4]

Et puisque le Djihâd le plus méritoire consiste en [le fait de prononcer] une parole de vérité à la face de la rigueur et de la dureté des opposants, de telle sorte que tu dise la vérité à celui dont tu crains l'autorité et le pouvoir, et bien les Messagers ('alayhim as-salam) ont donc une grande part de cela (ce type de Djihâd). Et notre Prophète (sallallahou 'alayhi wa sallam) accomplit le plus grand et le plus parfait des Djihâd en regard de cela. [5]

[Le Djihâd contre les ennemis est une branche du Djihâd an-Nafs [Djihâd contre l'âme, les passions]

Bien plus, puisque le Djihâd extérieur contre les ennemis d'Allâh est une branche du Djihâd intérieur du serviteur contre sa propre âme dans le sentier d'Allâh, de même que le Prophète (salla llahou 'alayhi wa sallam) a dit : « Le Moujâhid est celui qui combat son âme en obéissance à Allâh, et le Mouhâdjir est celui qui émigre loin de ce qu'Allâh a interdit ». [6]

Et bien le Djihâd contre l'âme est prioritaire sur le Djihâd extérieur contre les ennemis. Et c'est en vérité son asl [son fondement, sa base]. Car celui qui, en premier lieu, n'accomplit pas le Djihâd contre son âme afin qu'elle fasse ce qui lui a été ordonné et qu'elle abandonne ce qui lui a été interdit, et qu'il engage une guerre contre elle dans le sentier d'Allâh, et bien il ne lui sera pas possible d'accomplir le Djihâd extérieur contre son ennemi.

Comment est-il possible pour lui d'accomplir le Djihâd contre son ennemi (extérieur) et qu'il recherche la vengeance contre lui, tandis que l'ennemi qui se situe entre ses deux côtés (c'est-à-dire son âme) le subjugue, l'accable, le contrôle, et contre lequel il n'accomplit pas le Djihâd , ni il n'engage de guerre contre lui dans le sentier d'Allâh. Certes, il ne sera pas capable de sortir vers l'ennemi, jusqu'à temps qu'il fasse le Djihâd contre sa propre âme, afin de sortir (par la suite).

[Un troisième Djihâd est en fait le fondement des deux Djihâd ci-dessus : le Djihâd contre Shaytân]

Le serviteur est éprouvé et testé par le Djihâd de ces deux ennemis [l'intérieur et l'extérieur, c'est-à-dire l'âme et les kouffar]. Et entre ces deux-là, il y a un troisième ennemi, et il n'est pas possible pour lui d'accomplir le Dihâd contre ces deux-là (l'intérieur et l'extérieur) excepté en accomplissant le Djihâd contre celui-ci (le troisième). Car celui-ci (cet ennemi) empêche le serviteur d'accomplir le Djihâd contre ces deux-là (ces ennemis) et il l'entraîne à l'abandonner, et il le mène à le faire trembler [de peur de ces Djihâd], et il ne cesse de lui dépeindre les diverses difficultés, l'abandon des parts de ce monde, la être des plaisirs et délices qui suivent le fait d'accomplir le Djihâd contre ces deux-là (les ennemis intérieurs et extérieurs). Il n'est pas possible pour lui d'accomplir le Djihâd contre ces deux ennemis excepté en accomplissant le Djihâd contre celui-ci, et le Djihâd cintre-lui (ce troisième ennemi) est le fondement (asl) du Djihâd contre ces deux-là. Et c'est le Shaytân.

Allâh Ta'âla dit :

« Certes le Shaytân est pour vous un ennemi, prenez-le donc pour ennemi. » [7].

Et l'ordre de le prendre pour ennemi ici est une indication du fait (de devoir) dédier tous ses efforts à le combattre, et à fait Djihâd contre lui, comme s'il était un ennemi qui ne relâchait jamais, et qui ne cessait jamais sa guerre contre le serviteur, même pour quelques instants.

Ainsi, ces trois ennemis, le serviteur a été ordonné de les combattre et d'accomplir le Djihâd contre eux, et il est également mis à l'épreuve dans le fait de les combattre dans ce séjour (sur terre). Et ils sont lâchés sur lui en tant que test, et examen d'Allâh et comme épreuve.

[Allâh met Ses serviteurs à l'épreuve et leur donne les moyens d'y voir clair à travers eux]

Et Allâh a donné au serviteur de l'aide, des outils, des moyens de supports, et des armes afin d'accomplir ce Djihâd, et Il a également donné à ses ennemis de l'aide, des outils et des moyens de support, et Il a mis un groupe à l'épreuve par l'autre, et Il a également fait de chacun d'eux un test pour l'autre afin qu'Il teste ce qui a été dit à leur propos (c'est-à-dire ce qui a été prétendu à leur propos), et qu'Il examine lequel des deux fait preuve de loyauté envers Lui et Ses Messagers, et lequel des deux fait preuve de loyauté envers Shaytân et son parti, ainsi que Le Très Haut a dit :

« Et Nous avons fait de certains d'entre vous une épreuve pour les autres -endurerez-vous avec constance ?- Et ton Seigneur demeure Clairvoyant. » [8].

Et Le Très-Haut a dit :

« Car si Allâh voulait, Il se vengerait Lui-même contre eux, mais c'est pour vous éprouver les uns par les autres. » [9].

Et Le Très-Haut a dit :

« Nous vous éprouverons certes afin de distinguer ceux d'entre vous qui luttent (pour la cause d'Allâh) et qui endurent. » [10]

Ainsi Il a donné à Ses serviteurs la faculté d'entendre et de voir, et l'intellect et les forces (de divers genres), et Il a révélé Ses Livres sur eux, et leur a envoyé Ses Messagers, et les a fortifié par les Anges, et leur a dit :

« Et ton Seigneur révéla aux Anges : « Je suis avec vous : affermissez donc les croyant ». [11]

[Ce qui apporte aide et soutient aux serviteurs]

Et Il [Allâh] leur a également ordonné de rester fidèles à son commandement, dans lequel il y a le meilleur soutient pour eux dans la guerre contre leur ennemi. Ainsi Il les informa que s'ils accomplissent ce qu'Il leur a ordonné, ils ne cesseront d'être aidés contre Son ennemi et leur ennemi. Et que s'Il devait donner le pouvoir à l'ennemi contre eux, et bien ce ne serait que dû à leur délaissement de ce qu'Il leur a ordonné, et à cause de leur désobéissance envers Lui. Et même alors, Il ne les priverait point d'espoir, et ne les pousserait pas à désespérer. Plutôt, Il leur ordonne de faire face à leurs problèmes, de soigner leurs blessures, et de retourner encore s'opposer à leurs ennemis. Et Il les aidera alors contre l'ennemi et leur donnera victoire sur lui.

Ainsi, Il les a informés qu'Il est avec les pieux [al-moutaqîn] parmi eux, et ceux qui font les bonnes oeuvres [al-mouhsinîn], et avec les patients [as-Sabirîn] et les croyants [al-mou'minîn], et qu'Il défend, protège, Ses serviteurs croyants par des voies avec lesquels ils ne peuvent se défendre eux-mêmes. Plutôt, par Sa défense, Sa protection en leur faveur [de telles manières] qu'ils sont soutenus contre leur ennemi, et n'eut été Sa protection, leur ennemi les auraient dévastés et détruit.

[La défense d'Allâh envers les croyants selon leur niveau de Foi]

Et cette défense envers eux est en accord avec leur degré de Imân [foi], et en accord avec l'importance, la mesure [de cette Imân]. Si l'Imân [foi] s'accroît, se renforce, alors la protection s'accroît également. Ainsi, quiconque trouve du bien, alors qu'Il loue Allâh, et quiconque trouve autre que cela, alors qu'il ne blâme nul autre que lui-même. [12]

[Le Djihâd qu'Allâh a ordonné à chaque croyant]

Et Il leur a également ordonné d'accomplir le Djihâd dans Son sentier, ainsi qu'il se doit d'être véritablement accomplit pour Lui, de même qu'Il leur a ordonné de Le craindre comme Il se doit véritablement d'être craint. Et tout comme la véritable crainte de Lui est qu'Il soit obéit et non désobéit, rappelé et non oublié, remercié et non fait montre d'ingratitude envers Lui, et bien le véritable Djihâd dans Son sentier est que le serviteur accomplisse le Djihâd contre sa propre âme, afin que son cœur, sa langue et ses membres soient asservis et soumis à Allâh. De telle sorte que tout ceci est pour Allâh, non pour sa propre âme ou par sa propre âme. Et qu'il accomplisse le Djihâd contre Son Shaytân [démon] par le fait de rejeter sa promesse, et en désobéissant à son ordre et en faisant ce qu'il interdit, car il [Chaytân] ne promet que des promesses vides, et il crée la tromperie [duperie], et il promet la pauvreté, et il ordonne l'infamie et interdit la piété et la guidance, la chasteté et la patience, et toutes les caractéristiques de la foi. Ainsi, accomplit le Djihâd contre lui en rejetant sa promesse et en désobéissant à son commandement, et alors, de ces deux Djihâd [l'un contre Chaytân, l'autre contre son âme] [13].

[Les paroles des Salafs [anciens pieux prédécésseurs] concernant le Djihâd]

Et les paroles des Salafs concernant le droit du Djihâd sont diverse :

Ainsi, Ibn 'Abbâs a dit :
« C'est de vouer toute sa force, ses moyens, pour Lui, et qu'il ne craigne, dans le sentier d'Allâh, le reproche de quiconque ».

Muqâtil a dit :
« Travaille pour Allâh comme Il mérite que l'on travaille pour Lui, et adore-le comme Il doit véritablement être adoré ».

Et 'Abdullâh Ibn al-Mubârak a dit :
« C'est de combattre l'âme et les désirs [an-Nafs wal-hawa]. »

[Le Djihâd selon la capacité et les moyens, et Allâh n'inflige la difficulté à personne]

Et quant à celui qui a dit que deux versets étaient abrogés à cause de sa croyance qu'ils ordonnent quelque chose qu'il est incapable d'accomplir, et que Le craindre comme Il se doit d'être craint et faire le Djihâd pour Lui comme il se doit d'être accomplit pour Lui consiste en tout ce dont un serviteur est capable : Cela varie pour chacun, en fonction de la situation variante de chacun en terme de force, de capacité et d'incapacité, de science et d'ignorance. Ainsi, la crainte d'Allâh comme Il se doit d'être craint et faire le Djihâd pour Lui comme il se doit d'être accomplit pour Lui, en ce qui concerne celui qui a la capacité et la faculté [al-qadîr wal-moutamakkîn], et qui a la science, est une chose. Et en ce qui concerne celui qui est incapable et ignorant et faible [au niveau de la taqwa (piété) et du Djihâd], cela est une autre chose. [14] Et regarde donc comment Il a fait suivre ce commandement [d'accomplir le Djihâd comme il se doit d'être véritablement accomplit pour Lui] par Sa Parole :

« C'est Lui qui vous a élus ; et Il ne vous a imposé aucune gêne [harajîn] » [15].

Et la signification de Al-Haraj est Ad-Dayyiq (ce qui est confiné, étroit, restreint, qui gêne). Plutôt, Il l'a fait (la religion) vaste, et suffisant pour tout individu, tout comme Il a fait que sa subsistance atteigne et soit suffisante pour chaque être vivant, et Il a imposé au serviteur ce qu'il peut supporter, et Il a donné subsistance au serviteur avec ce qui est suffisant pour lui. Ainsi, il est capable d'accomplir ce dont il a été chargé et sa subsistance lui suffit, et Il n'a point imposé de difficultés à son serviteur dans la Religion sous quelque angle que ce soit. Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) dit : « J'ai été envoyé avec Al-Hanafiyyah As-Samha », c'est-à-dire avec la Religion, qui est Al-Hanafiyyah [droite] dans le tawhîd et samha en action.

Et Allâh - Subhânnahu wa Ta'âla- a pourvu Ses serviteurs de largesse et de répit par Sa Religion, et Sa subsistance, Son pardon, Sa miséricorde, et Il a également ouvert grandes les portes du repentir pour eux, et ce, tant que l'âme reste dans le corps, et il a aussi ouvert grand une porte pour eux [celle du Repentir], qu'Il ne fermera pas jusqu'à ce que le Soleil se lève de l'Occident.

Il a également fait pour chaque péché une expiation qui enlève ce péché, par la voie du repentir, de l'aumône, ou d'une bonne action qui l'efface, ou bien d'une calamité qui l'expie. Et Il a également fait pour chaque chose qu'Il a interdite, une chose qui est halal, et qui est plus bénéfique qu'elle [que ce qui est harâm], et qui est plus salutaire, plus délicieuse, afin qu'elle prenne sa place (au harâm) et que le serviteur ne soit pas dans le besoin de ce qui est harâm [interdit], et afin que le halal lui suffise, et qu'il ne soit pas gêné. Et Il a fait que chaque difficulté par laquelle Il les éprouve ait de la facilité à la fois avant et après elle : « Une difficulté ne surpassera pas deux facilités » [16] Donc telle est Sa manière d'agir, au Sublime, avec Ses serviteurs, ainsi, comment pourrait-Il leur imposer ce qu'ils ne peuvent atteindre, et encore moins avoir la capacité et la force de le faire ?

[b] [Le Djihâd [la lutte/l'éffort] a quatre niveaux]

Lorsque cela est connu, et bien el Jihad est de quatre degrés :

1) le Djihâd de l'âme [Djihâd an-Nafs],
2) le Djihâd de Shaytân [Satan]
3) le Djihâd des Koufâr [mécréants],
4) le Djihâd des Mounafiqîn [hypocrites].


1) [Le Djihâd de l'âme] :

Ainsi, le Djihâd de l'âme est lui-même de quatre niveaux :

Le premier : Qu'il accomplisse le Djihâd contre elle [l'âme] afin d'apprendre la guidance, et la religion de vérité en dehors de laquelle il n'y a point de succès, ni de bonheur, dans cette vie ou dans l'autre. Et lorsque l'âme perd la connaissance de cela, alors elle sera misérable dans les deux demeures [la vie présente et l' au-delà].

Le second : Qu'il accomplisse le Djihâd contre elle de façon à agir sur cette connaissance, après qu'elle l'ai apprise, autrement, la simple connaissance en soit, sans l'action, et bien s'il ne fait pas de mal, elle ne fait pas de bien non-plus.

Le troisième : Qu'il accomplisse le Djihâd contre elle, en appelant à cette connaissance, en l'enseignant à celui qui ne la connaît pas, autrement, il fera partie de ceux qui cachent ce qu'Allâh a révélé comme guidance et preuves claires. Et ainsi sa connaissance ne lui bénéficiera en rien, ni elle ne le délivrera du Châtiment d'Allâh.

Le quatrième : Qu'il accomplisse le Djihâd contre elle dans le fait d'avoir la patience quant à la difficulté d'appeler à Allâh, et aux maux de la création, et qu'il supporte tout cela pour Allâh.

Ainsi, lorsqu'il parfait chacun de ces quatre niveaux, il fera partie des Rabbâniyyîn, car les Salafs sont unanimes qu'un savant ne mérite point d'être appelé « Rabbânî » jusqu'à temps qu'il sache la vérité, la met en pratique et l'enseigne. Dès lors, quiconque savait et a pratiqué et enseigné, alors un tel individu est alors cité de manière abondante dans les cieux [par les Anges].

2) [Le Djihâd contre Chaytân]

Quant au Djihâd contre Chaytân, il est de deux niveaux :

Le premier : Accomplir le Djihâd contre lui dans le fait de repousser ce qu'il lance au serviteur comme doutes et idées fausses au sujet de Al-Imân .

Le second : Accomplir le Djihâd contre lui dans le fait de repousser ce qu'il lui lance comme intentions corrompues, et passions.

Après le premier Djihâd (le repoussement des doutes), il y a « Al-Yaqîn » [la certitude], et après le second Djihâd [le repoussement des passions] il y a « As-Sabr » [la patience].

Le Très Haut a dit :
« Et Nous avons désigné parmi eux des dirigeants qui guidaient (les gens) par Notre ordre aussi longtemps qu'ils enduraient et croyaient fermement en Nos versets ». [17].

Ainsi Il a informé que le pouvoir dans la religion est atteint par la patience et la certitude. Ainsi la patience repousse les désirs et les intentions vaines, et les fausses idées.

3) et 4) [Le Djihâd contre les kouffâr [mécréants] et les hypocrites]

Quant au Djihâd contre les Kouffar et les mounafiqîn, il est de quatre niveaux :

- Avec le cœur,
- Avec la langue,
- Avec les biens,
- Avec l'âme [sa propre personne].

Et le Djihâd contre les Kouffar est plus spécifique avec la main, et le Djihâd contre les Mounafiqîn [hypocrites] est plus spécifique par la langue.

[ Le Djihâd contre les maîtres de l'injustice, de la bid'a [innovation] et du « mounkar (blâmable) »]

Quant au Djihâd contre les maîtres de l'oppression, de l'innovation et des maux, et bien il est de trois niveaux :

Le premier, avec la main lorsque l'on en est capable. Donc s'il en est incapable, alors il se reporte à la langue, et s'il en est incapable, alors avec son cœur.

[Il y a treize niveaux] : Donc ce sont treize niveaux du Djihâd [en totalité] : « quiconque meurt et n'a pas combattu, ou n'a pas eu le désir de combattre, alors il meurt sur l'une des branches de l'hypocrisie ». [18]

[Le Djihâd n'est complet sauf avec le Hijrah, la signification de la Hijrah, et il n'y a point de Hijrah excepté avec foi]

Et le Djihâd n'est complété que par la Hijrah, et il n'y a nul Djihâd, ni Hijrah, excepté avec Imân [foi]. Et ceux qui placent leur espoir dans la Miséricorde d'Allâh, ce sont ceux qui ont réalisé ces trois points. Le Très Haut dit :
« Certes ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d'Allâh, ceux-là espèrent la miséricorde d'Allâh. Et Allâh est Pardonner et Miséricordieux ». [19]

Et de même que l'Imân est obligatoire [fardh] pour chacun, et bien deux types de Hijrah sont obligatoires à tout instant : une Hijrah [émigration] vers Allâh -Subhânnahu Wa Ta'âla- avec le tawhîd, al-Ikhlâs [la sincérité] et al-Inâba [le remords], at-Tawakkoul [la confiance], al-Khawf [la crainte], ar-Radjâ [l'espoir], al-Mahabba [l'amour], et at-Tawbah [le repentir].

Et aussi une Hijrah vers Son Messager (sallallahu 'alayhi wa sallam) avec al-Mouttaba'a [le suivi], et la soumission, et le fait de suivre son commandement [Amr] et de croire en ce dont il a informé [al-Khabar], et de placer sa parole et son commandement au-dessus de toute parole et commandement de tout autre, [ainsi qu'il (sallallahu 'alayhi wa sallam) l'a dit] : « Ainsi, quiconque accomplit la Hijrah vers Allâh et Son Messager, alors sa Hijrah sera pour Allâh et Son Messager. Et quiconque a accomplit sa Hijrah pour ce monde afin d'en gagner une part, ou pour une femme pour se marier avec elle, et bien sa Hijrah sera pour ce pourquoi il a émigré ».

[Le houkm [avis] du Djihâd]

Et afin d'accomplir le Djihâd contre sa propre âme pour Allâh, il lui est obligatoire également de faire Djihâd contre son Chaytân. Ainsi tout cela est « Fardh 'ayn » [obligatoire individuel], et nul ne peut déléguer cela à une autre personne.

Quant au Djihâd contre les Kouffar et les Mounafiqîn, et bien il se suffit [d'être accomplit] par certains de la Oummah, lorsqu'ils remplissent les conditions du Djihâd.

[La perfection est fondée sur la perfection (de l'accomplissement) de chacun des niveaux du Djihâd ]

Et le plus parfait de la création d'Allâh est celui qui a parfait tous les niveaux du Djihâd. Et [ceux parmi la] création ont varié [entre eux] quant à leur position auprès d'Allâh, [fondée sur] leur degré variable d'accomplissement des divers degrés du Djihâd.

Pour cette raison, le plus parfait et le plus noble de la création d'Allâh fut le sceau de Ses Messagers, car il a parfait les niveaux du Djihâd, accomplit véritablement le Djihâd dans le sentier d'Allâh ainsi que le Djihâd se doit véritablement d'être accomplit pour Lui. Et il a également engagé ce Djihâd à partir du moment même où il fut envoyé [en tant que Messager], et ce jusqu'à ce qu'Allâh -Subhanahu wa ta'âla- le reprenne. Ainsi, lorsqu'Il lui révéla :
« O toi le revêtu d'un manteau ! Lève-toi et avertis. Et de ton Seigneur célèbre la grandeur. Et tes vêtements, purifie-les. » [20]

Il pris le chemin de la da'wah avec zèle et vigueur, et il se leva pour Allâh de la manière la plus complète, et il appela jour et nuit, en secret et en public. Et lorsqu'Il révéla :
« Expose donc clairement ce qu'on t'a commandé et détourne-toi des associateurs » [21]

Il commença à proclamer publiquement le commandement d'Allâh, sans être retenu par (la crainte) du blâme des blâmeurs. Ainsi il appela le jeune et le vieux, l'esclave et l'homme libre, l'homme et la femme, le rouge et le noir, les Djinns et les hommes, à Allâh.

Et lorsqu'il proclama publiquement le commandement d'Allâh, et qu'il fit da'wah publiquement à son peuple, et qu'il les appela à abandonner leurs divinités, et qu'il [énonça] leurs erreurs dans la Religion [le Chirk qu'ils faisaient], leurs bras envers lui et ceux qui répondirent à son appel parmi ses compagnons devinrent sévères. Ils leur firent, à lui et à eux, subirent de nombreux genres de maux. Et ceci est la Sounnah d'Allâh -Subhânnahu wa ta'âla- envers Sa création, de même qu'Il, ta'âla, a dit :

« Il ne t'est dit que ce qui a été dit aux messagers avant toi » [22]

Et Il a dit :
« Ainsi, à chaque Prophète, Nous avons assigné un ennemi : des diables parmi les hommes et les Djinns » [23]

Et Il a dit :
« Ainsi aucun Messager n'est venu à leurs prédécesseurs sans qu'ils n'aient dit : "C'est un magicien ou un possédé ! Est-ce qu'ils se sont transmis cette injonction ? Ils sont plutôt des gens transgresseurs » [24]

Et Il -Subhânnahu- a persuadé et consolé Son Prophète par ceci, expliquant qu'il avait un bon exemple en ces messagers qui sont venus avant lui. Et il l'a également consolé et encouragé ses suiveurs par Sa Parole :
« Pensez-vous entrer au Paradis alors que vous n'avez pas encore subi des épreuves semblables à celles que subirent ceux qui vécurent avant vous ? Misère et maladie les avaient touchés ; et ils furent secoués jusqu'à ce que le Messager, et avec lui, ceux qui avaient cru, se fussent écriés : « Quand viendra le secours d'Allâh ? » - Quoi ! le secours d'Allah est sûrement proche. » [25]

Et Sa Parole :
« Alif, Lâm, Mîm. Est-ce que les gens pensent qu'on les laissera dire : « Nous croyons ! » Sans les éprouver ? Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux ; (Ainsi) Allah connaît ceux qui disent la vérité et ceux qui mentent. Ou bien ceux qui commettent des méfaits, comptent-ils pouvoir Nous échapper ? Comme leur jugement est mauvais !

Celui qui espère rencontrer Allâh, le terme fixé par Allâh va certainement venir. Et c'est Lui l'Audiant, l'Omniscient. Et quiconque lutte, ne lutte que pour lui-même, car Allâh peut Se passer de tout l'univers. Et quant à ceux qui croient et font de bonnes œuvres, Nous leur effacerons leurs méfaits, et Nous les rétribuerons de la meilleure récompense pour ce qu'ils auront accompli. Et Nous avons enjoint à l'homme de bien traiter ses père et mère, et « si ceux-ci te forcent à M'associer, ce dont tu n'as aucun savoir, alors ne leur obéis pas ». Vers Moi est votre retour, et alors Je vous informerai de ce que vous faisiez.

Et quant à ceux qui croient et font de bonnes œuvres, Nous les ferons certainement entrer parmi les gens de bien. Parmi les gens il en est qui disent : "Nous croyons en Allah" ; puis, si on les fait souffrir pour la cause d'Allâh, ils considèrent l'épreuve de la part des hommes comme un châtiment d'Allâh. Or, s'il vient du secours de ton Seigneur, ils diront certes : « Nous étions avec vous ! » Allâh n'est-Il pas le meilleur à savoir ce qu'il y a dans les poitrines de tout le monde ?

Allâh connaît parfaitement les croyants et connaît parfaitement les hypocrites. » [26]

[L'épreuve après que l'on ait dit « je crois », et comment l'on est renforcé et rendu ferme]

Puis que le serviteur médite sur la mise en forme de ces versets en ce qu'ils contiennent de leçons (d'admonestations) et de trésors de science. Car les gens, lorsque les Messagers leur furent envoyés, étaient entre deux conditions :

a) soit l'un d'entre dit : « j'ai cru ».
b) soit il ne le dit pas, et continue sur le mal et la mécréance.

Ainsi celui qui a dit « nous avons cru », son Seigneur va le mettre à l'épreuve et le tester et lui faire subir des tribulations [fitnah]. Et « al-fitnah » consiste en l'affliction [al-ibtila] afin que le véridique soit démarqué du menteur. Et celui qui dit « nous avons cru » alors qu'il ne pense pas qu'il puisse échapper à Allâh, et passer à côté, car Il possède les diverses étapes (du destin de la personne) entre Ses [deux] Mains.

Et comment un homme peut-il Lui échapper avec ses péchés, alors que les diverses voies sont en vérité entre Ses Mains

Ainsi, quiconque avait cru dans les Messagers et leur a obéit, alors ses ennemis lui montreront de l'inimitié et lui nuiront. Ainsi il sera testé par ce qui va lui faire du mal. Et s'il ne croit pas en eux, et ne leur obéit pas [aux Messagers], il sera châtié dans ce monde et dans l'au-delà, et ainsi il recevra ce qui lui est pénible, et cette chose, qui lui nuit, est plus grande que la douleur et plus durable que la douleur qui est subit par les suiveurs [des Messagers].

Dès lors, il n'y a pas d'échappatoire au fait de subir des maux, et ce pour toute âme que ce soit qui a cru ou bien qui n'a pas voulu croire. Cependant, le Croyant subit la douleur dans ce monde initialement, puis il reçoit la bonne fin dans ce monde et dans l'au-delà. Quant à celui qui se détourne d'al-Imân, il goûte le plaisir et le plaisir initialement, puis il entre dans une peine éternelle. Et Ach-Châfi'î (rahimahullâh) fut interrogé :

« Lequel des deux est le plus excellent pour un homme ? Qu'il soit fermement établit soit qu'il soit mis à l'épreuve ? » Il répondit : « il ne sera point fermement établit jusqu'à temps qu'il ne soit (d'abord) mis à l'épreuve. Et Allâh Ta'âla a mis les cinq Messagers de ferme résolution à l'épreuve et lorsqu'ils furent patients Il les établit fermement ».

Donc que nul ne pense qu'il sera libéré de toute douleur. En accord avec leurs douleurs, les gens varient selon leur intellect. Ainsi le plus intelligent est celui qui a vendu une peine éternelle en échange d'une peine temporaire et légère. Et le plus misérable d'entre eux est celui qui a vendu un peine temporaire et légère contre l'immense peine éternelle.

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[1] Zâd al-Ma'âd - 3/5-13, publié par Mou'assisat Ar-rissala, Beyrouth, Liban. Nous (salafipublications) avons ajouté les titres entre crochets afin d'aider à la compréhension et de donner une structure à l'article.

[2] Sourate AL-Fourqan, 25/52

[3] Sourate At-Tawbah 9/73

[4] Ainsi ce Djihâd est entrepris pas les Grands Savants de l'Islâm qui transmettent les preuves du Qor'ân ouvertement et de façon manifeste, et ils sont les savants de la 'aqîda ferme et certaine et du « manhâj » [voie] ferme et certain. Et par cela, les affaires de l'Islam et de la Sounnah sont connue ouvertement et propagées, de telle sorte que les hypocrites et leurs caractéristiques sont également connues et rendues manifestes, par la voie de la mise en avant de l'Islâm par le biais des efforts de ces savants. Et parmi ceux qui ont une grande part de ce travail à cette époque, sont ceux qui ont transmis, avec force détails, les preuves du Qor'ân et les preuves de la Sounnah et la « 'Aqîda Salafiyyah », et le « Manhâj as-Salafî », de telle façon que les Zanadiqa [mécréants] et les Mounafiqîn soient exposés et découverts. Et parmi les Mounafiqîn sont ceux qui corrompent la 'aqîda, et d'autres qui corrompent la 'Ibâda [acte d'adoration] et d'autres qui corrompent le « manâhij » (pluriel de manhâj), et d'autres qui corrompent les mou'amalat [affaires sociales] et les siyassat [politiques], et d'autres qui apportent délibérément du mal au niveau de ce bas-monde envers les musulmans. Ainsi par le biais des Savants de la Sounnah et leurs efforts dans le prêche de l'Islâm correct et l'Imân [Foi] correcte avec tous leurs détails, et tout ce qui s'y oppose, le Djihâd contre les Mounafiqîn est établit par la transmission des preuves, de telle sorte que les preuves deviennent répandues, connues parmi les gens, et les Mounafiqîn deviennent isolés et leurs actions sont reconnues. Alors quand cela prend place, ils sont subjugués, et leur mal ne peut poindre à la surface

[5] Ceci est lorsqu'ils proclament ouvertement leur appel au Tawhîd et disent les paroles de vérité concernant la fausse religion des moushrikîn [polythéistes].

Ibn al-Qayyîm dit plus loin :

« Et lorsqu'il proclama publiquement le commandement d'Allâh, et qu'il fit da'wa [prêche] publiquement à son peuple, et qu'il les appela à abandonner leurs divinités, et qu'il (énonça) leurs erreurs dans la Religion [le Chîrk qu'ils faisaient], leurs bras envers lui et ceux qui répondirent à son appel parmi ses compagnons devinrent sévères. Ils leur firent, à lui et à eux, subirent de nombreux genres de maux ».

[6] Rapporté par Ahmad (6/21), son isnâd est bonne.

[7] Sourate Al-Fâtir, 35/6

[8] Sourate Al-Fourqan, 25/20

[9] Sourate Muhammah, 47/4

[10] Sourate Muhammad, 47/31

[11] Sourate Al-Anfal, 8/12

[12] Et ceci fait partie des « Sounnans » d'Allâh dont la signification véritable n'est pas comprise ni appréciée par bien des "réformateurs" et groupes et sectes, et qu'ils n'incluent pas dans le champ de leur da'wa. Et chaque calamité qui atteint les musulmans, les individus et les sociétés, revient à cela, à cause soit de la corruption [déviation] ou de la faiblesse de leur Imân [foi].

[13] Ed. lier cela à ce qui constitue le Djihâd contre l'âme et le Djihâd contre Chaytân, qui sont de 6 niveaux au total, et qui comprennent le Djihâd « fard' 'ayn » sur chaque individu. Survient la force, le pouvoir, et les moyens par lesquels il accomplit le Djihâd extérieur contre les ennemis d'Allâh, par son cœur, sa langue, sa main et ses biens, afin que la Parole d'Allâh soit la plus élevée

[14] Cela montre que l'obligation (des différents degrés) du Djihâd varie d'individu à individu, cela étant basé sur les facteurs que Ibn al-Qayyîm a cités.

Et ceci contient une réfutation de ceux qui font un principe de leur da'wa le fait l'appel à un niveau particulier du Djihâd et de le rendre « fard 'ayn » sur la Oumma. Cependant, il y a certaines situations où le niveau du Djihâd du combat spécifiquement devient obligatoire sur chaque individu d'un endroit, d'une époque ou d'une situation particulière. - voire plus tard

[15] sourate Al-Hadj, 22/78

[16] Rapporté par Hâkim (2/528) d'après Al-Hassan concernant la Parole d'Allâh : « Certes, avec la difficulté est toujours la facilité ». Il a dit : « Le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) sortit réjouit et content, tandis qu'il riait et il dit : « une difficulté ne surpassera pas deux facilités, certes, après chaque difficulté vient la facilité ». Tous les rapporteurs sont thiqat [dignes de confiance]. Cependant, il est Mursal.

[17] sourate As-sajda, 32/24

[18] Rapporté par Mouslim (1910) dans le chapitre de l' « Imara » d'après Abû Houreyra. Il est également rapporté par Abû Dawoud (2502) dans le chapitre sur le « Djihâd »

[19] Sourate Al-Baqara 2/218

[20] Sourate Al-Moudaththir, 74/1-4

[21] Sourate Al-Hijra, 15/94

[22] sourate Foussilat 41/43

[23] sourate Al An'âm, 6/112

[24] sourate Adh-dhariya, 51/52-53

[25] Sourate Al-Baqarah, 2/214

[26] Sourate Al-'Ankabout, 29/1-11

Harrachi78
02/02/2006, 17h42
Djihad signifie en arabe « effort vers un but déterminé » et l'expression complète pour désigner le sujet ce Islam est djihâd fi sabîl Allah (« effort sur le chemin de Dieu »). Ce concept est habituellement dans les langues européennes « Guerre Sainte ». En fait c’est là une traduction pas très exacte dans la mesure ou la « guerre » dans le droit islamique ne peut être une guerre d'exécration et d'extermination tel qu’est le herem biblique ou la Croisade[i] chrétienne.

D’ailleurs le terme en lui-même ne se limite pas uniquement au combat et à la guerre puisque si la Guerre Sainte est dite [i]Djihâd asghar (« Effort mineur ») un hadith (citation du prophète) parle lui d’un Djihâd akbar (« Effort suprême ») qui n’est rien d’autre que la lutte que chaque croyant doit exercer contre lui-même et ses passions, et contre tout mal moral au sein de la communauté chaque jour de sa vie. Al-Ghazali pousse cette distinction traditionnelle à son comble quand il dit que la lutte armée est « comme un léger souffle de vent sur la mer agitée » comparée à la « réforme des mœurs » et cela sans choquer aucun musulman, bien au contraire. Cela dit nous nous bornerons ici à la définition commune du mot « Djihâd », soit celle en rapport avec la guerre et le combat, et cela d’autant plus que c’est celle-là même qui produit le plus de polémiques à notre époque.

Précisons d’abord que pour l’Islam toute guerre (même à l'égard de non-musulmans) n'est pas forcément considérée comme Djihâd. Pour qu’elle soit considérée comme tel il faut un motif directement religieux car, aux yeux des musulmans, seul un tel motif est vraiment digne d’une guerre tellement il est synonyme d’honneur et de foi pour eux tout comme il est hors de question de traîtrise ou de manquement à une parole donnée ou à un accord conclu. Ainsi, le but traditionnel de la guerre musulmane « juste » est soit de défendre ses intérêts et ses pratiquants où qu’ils se trouvent ; soit l’extension du domaine musulman dans la mesure du possible et du raisonnable. Ce dernier point (expansion) doit être compris ici dans son contexte, soit l’Empire temporel et matériel de l’Islam et les territoires géographiques que ces Etats dominent mais en aucun cas comme l’extermination ou la conversion de force de nouveaux fidèles. L'islam se voulant à la fois un universalisme religieux et une doctrine politique sensée constituer la base d’un Etat il considère que sa propagation est un devoir pour la communauté musulmane au même titre que de nos jours certains Etats se font apôtres de la démocratie et des droits d’Homme tout comme hier d’autres se faisaient les chantres du prolétariat des du socialisme …

Pour ce qui est de sa conception en tant qu’idée coranique, le Djihâd, comme toute autre guerre, est considéré comme étant de soi un « mal » (fasâd) car c’est une cause de tueries et de destructions autant pour les Musulmans que pour leurs ennemis. On noteras en ce sens que le tout premier verset coranique qui ordonna aux premiers musulmans d’engager un combar contre leurs persécuteurs dit : « O vous qui croyez le combat vous à été prescrit alors que c’est une chose qui vous est détestable … » (« koutiba ‘alaykoum al-qitâlou wa houa kurhon lakoum … ») ; le Djihâd est vu par l’Islam comme étant un mal, mais un mal nécessaire et ayant pour fin de combattre un mal encore plus grand aux yeux des musulmans : l'impiété et la non reconnaissance « des droits de Dieu et des droits des hommes » au même titre que certains Etats voient aujourd’hui dans leurs guerre un mal nécessaire pour propager les valeurs de la liberté … L’Islam est sur ce point moins hypocrite puisque il inclue avec ces idéaux et sa morale le fait de devoir servir aux mieux les intérêts matériels et spirituels de sa communauté.

Harrachi78
02/02/2006, 17h43
Sur un plan plus pratique, la procédure traditionnelle en matière de conquêtes veut qu’un appel (da‘wa) soit adressé aux États et aux nations qui ignorent l'Islam ou le repoussent. S'ils se refusent à entendre cet appel, il devient alors licite de les attaquer les armes à la main en vue de les soumettre à l’Empire de l’Islam. Cela aussi n’a rien d’anormal par rapport à l’histoire de l’humanité puisque de tout temps toutes les puissances ont cherché –et cherchent encore- à s’étendre et à dominer. Dans ce sens le Djihâd ne fit que suivre et adapter aux spécificités musulmanes les lois générales de la guerre au cours des siècles. Ainsi, contrairement à ce que certains croient les principes du Djihâd et de la guerre en Islam ne sont pas une règle du genre : « crois ou meurs » ! Car comme pour les autres domaines majeurs de la vie communautaire, le Coran et la Sunna ont établis des règles et des lois précises codifiant la guerre et le combat en cas de besoin. Cela est d’autant plus évident que la nation (Oumma) musulmane et l’Etat musulman (Dawla) primitifs n’ont pu naître et survivre qu’en engageant puis et en gagnants des combats et des luttes ; une telle genèse ne peut donc que marquer du sceau de l’importance la discipline communautaire et les principes devant régir un éventuel conflit et l’effort de guerre qui doit en découler.

Il est ainsi dit et redit dans les hadiths que les non-combattants, femmes, enfants et moines, doivent être épargnés et respectés, du moins s'ils ne prêchent pas la lutte et ne représentent pas de danger contre les troupes musulmanes. En cas de réussite de d’une conquête les peuples vaincus peuvent se convertir à l'Islam (et devenir « citoyens » à part entière de l’Etat musulman) ou garder leur foi et leur organisation religieuse communautaire, à la seule condition de payer un tribut (djizya) qui est une sorte de taxe pour leur exemption du service militaire. Ils deviennent en ce cas là des « protégés » (dhimmi) de la communauté et de l’Etat musulman qui les à soumis.

D’un point de vue purement juridique, l'obligation légale du Djihâd est une obligation religieuse qui ne cesse jamais. Cependant il faut et il suffit qu'elle soit maintenue en un seul point des frontières musulmanes car ce n'est pas une « obligation personnelle » (fardh ‘ayn), mais une obligation communautaire (ou « de suffisance », fardh kifaya) ; toutefois, elle le devient automatiquement au cas où l'Islam est massivement attaqué et qu'est proclamée une mobilisation générale, mobilisation qui est en principe du ressort des dirigeants musulmans (wulât al-amr). Aussi, quiconque entre en djihad doit le faire dans un esprit de total sacrifice de soi-même ; la participation au combat est dès lors un acte de « dévotion pure » (ikhlas) faisant en quelque sorte que « Le djihad est le monachisme de l'islam », comme le dit un hadith.

C’est cette place imminente du sacrifice consenti par le croyant qui accepte de sacrifier sa sécurité et sa vie pour que sa foi et sa communauté soient en sûreté. Ainsi, les combattants morts les armes à la main sont par excellence les « témoins » (shahîd, pl. shuhada'), c'est-à-dire des martyres honorés à l’infini. Selon le Coran et la Sunna ils sont assurés du salut éternel et entrent « sans retard » au paradis de Dieu ; un verset coranique très connu le dit sans ombrage : « Ne crois surtout pas que ceux qui sont tués sur le sentier de Dieu sont morts ; ils sont bien vivants auprès de leur Seigneur … » [Coran III-149] Pour les musulmans ce verset et sans équivoque et le martyre offre l'étérnité d'office.

Amayyar
02/02/2006, 18h08
Je cite d'abord:

1. Sur un plan plus pratique, la procédure traditionnelle en matière de conquêtes veut qu’un appel (da‘wa) soit adressé aux États et aux nations qui ignorent l'Islam ou le repoussent. S'ils se refusent à entendre cet appel, il devient alors licite de les attaquer les armes à la main en vue de les soumettre à l’Empire de l’Islam.


2. Il est ainsi dit et redit dans les hadiths que les non-combattants, femmes, enfants et moines, doivent être épargnés et respectés

1. Donc l'Islam s'impose par la force aux autres nations. En quoi est il une religion de paix alors?

2. Femmes et enfants ont toujours ete reduits en esclaves.

Conclusion: Comment, dans un tel contexte, le musulman du 21eme siecle, puisse concevoir qu'il est de son devoir de s'impliquer dans ce genre de terrorisme d'etat qui s'appelle le Djihad?

Harrachi78
02/02/2006, 18h23
1. Donc l'Islam s'impose par la force aux autres nations. En quoi est il une religion de paix alors ?

Non, c'est dans son aspect "politique" et "étatique" que l'Islam admet et encourage son (ou ses) Etat à s'agrandir et prospérer comme tous les autres Etats et Empire de la terre. Un hadith dit bien que Dieu préfère le "croyant fort" au "croyant faible". A ce niveau notre Islam ne vaut pas mieux que ton Judaïsme puisque Israël à été guidé manu-militari en Canaan, éxterminant sur son passage pas mal de mande au nom de Dieu non ?

Rien de cela en Islam. il se contente d'exhorter ses fidèles à proisperer et à conquérir mais jamais à éxterminer et à détruire ce qui leur résiste. Il est une religion de paix dans mla mesure ou tout le monde peut vivre, et pas forcément en musulmans

2. Femmes et enfants ont toujours ete reduits en esclaves du temps des razias du Prophete (saws). L'exemple le plus flagrant est sans doute celui de Rayhana: une femme juive qui s'est vue forcee de devenir concubine du Prophete (saws) apres l'assassinat de son pere et son mari!!

Rien d'exceptionnel à cela et rien, de déhonorant. Il a été précisé plus haut que les règles du Jihâd en Islam ne sont que l'adaptation des règles communes de la guerre et du combat à leurs époques respectives. Ainsi, au 7e siècle ca marchait comme tu vient de le décrire autant pour les Musulmans comme pour tous les autres peuples de la terre ; et bien pour ce siècle là une petite mise-à-jour avec Genève et les autres trucs et hop ! Rebelote pour un nouveau tour, c'est pas sorcier non ?!

Cependant juste un truc, pèse trés bien tes mots avant de citer le Saint Prophète sur tes levres, du moins en ma présence. N'oses donc plus le taxer "d'assassin" ou de tout autre qualifiatif de ce genre au risque d'entendre ce que tes oreilles n'aiment surement pas entendre. Merci d'avance.

Amayyar
02/02/2006, 18h35
Mes excuses Frere ... Ce n'etait nullement mon intention

Harrachi78
02/02/2006, 18h46
Mon sang est aussi froid que le frigo de ta maman, si ce n'est plus. Ne t'en fais donc pas pour le mien et contentes-toi de régler la température de ton propre sang à toi mon ami.

Qui a dis que tu étais juif, sioniste ou autre chose ?! Tu sembles toutefois bien suceptible pour un "innocent" mon frère :rolleyes: J'ai juste fait allusion à ta propre signature en bas puisque que tu dis toi même être "Ka'b ibn al-Achraf", un gars trés sympa et trés juif il est vrai ... Il faut donc soigner tes signatures si tu ne veux pas qu'on t'appelles par ce que tu n'es pas ... mon frère.

Quant au respect, ce n'est pas pour ma propre personne que l'exige mais pour mon prophète, nuance alors. Le "pesage" des mots doit toute fois t'être rapplé à toi et non pas à moi car les miens sont pesés au centigrame près et assurmés jusqu'au dernier petit milligramme contrairement à toi cher ami. Sur ce, nous fermons lma parenthèse et nous revenons au sujet en question si tu le permet bien ... mon frère ...

Amayyar
02/02/2006, 18h52
Tournons la page Frere...il n'y a pas mieux que la sagesse...et si tu en a eprouve la moindre offense de ma part je te presente mes excuses.

Harrachi78
02/02/2006, 18h57
C'est vrai mon frère ... Tournons cette maudite page et soyons plus sages dans l'avenir ... Je te présente aussi toutes mes excuses si jamais tu t'es sentis offensé par une de mes paroles ... Cependant, pour le prophète je t'ai toujours à l'oeil ... mon frère :mrgreen:

xxavi
08/02/2006, 10h34
mes intrusions sont rares surtout sur ces thèmes, car je suis bien trop ignard, mais pour tenter de comprendre et connaître les autres, le coeur suffit n'est-ce-pas?
Désolés Ariless, mais si j'ai bien compris, en tant qu'athée je ne mérite qu'à être pourchassé par le musulmam, cela me fait un peu froid dans le dos...
à toi Surfer, si tu me le permets, même si je comprends que tu sois plus sensible à l'histoire contemporaine, l'histoire ne commence ou bien ne s'arrête pas là où bon te semble.
Ce sont d'abord les musulmans qui ont conquis l'Afrique du Nord non?? Chaque période connaît ses invasions, et cela n'est pas propre aux européens d'envahir...Et personne ne le fait "proprement" il me semble.
Maintenant comme toi je réagis au mot retard, mais autrement
L'ALGERIE N'EST PAS EN RETARD!!! Elle a même de nombreux atouts, il faut une autre politique, une autre gestion, mais je n'ai pas la prétention d'avoir la ou les solutions, et c'est d'abord l'affaire des algériens eux-mêmes. Cessons de tout ramener au passé, c'était ma modeste opinion
bien à vous!!

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