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Voir la version complète : Des Français plus hauts, plus grands, plus forts


absente
03/02/2006, 13h02
Morphologie. Une vaste étude révèle l'évolution des mensurations ces dernières décennies.

LIBERATION: vendredi 03 février 2006




Le sourire en coin, le président du Salon du prêt-à-porter grimpe sur scène : «Mesdames, vous avez grossi !» lance-t-il en cri inaugural de la conférence de presse sur les nouvelles mensurations des Français organisée hier à la Porte de Versailles, à Paris. Quant aux hommes, poursuit-il dans un touchant souci de parité, «ils ne sont pas si grands que ça».

A ces paroles fait suite une série de projections d'images de corps humain «reconstitués grâce à l'imagerie 3D» à vous mettre à la diète sur-le-champ. Patrick Robinet, responsable de la campagne nationale de mensuration réalisée par l'Institut français du textile et de l'habillement (IFTH) enfonce le clou : «Les Français ont grandi et grossi. Mais ils ont plus grossi que grandi.»
Changements. Pendant deux ans, d'avril 2003 à avril 2005, 11 562 personnes âgées de 5 à 70 ans ont été «scannées» dans des cabines spéciales permettant la prise en compte de la silhouette globale (85 points de mesure). Premier constat par rapport à la précédente campagne, menée en 1970 : la Française adulte «moyenne» a grandi de 2,1 cm et grossi de 1,8 kg (elle mesure aujourd'hui 162,5 centimètres et pèse 62,4 kg). L'homme moyen, lui, a grandi de 5,5 cm et grossi de 5,4 kg en trente-six ans. Il mesure 175,6 cm pour 77,4 kg.
Le hic, c'est que ces nouveaux kilos ne se répartissent pas forcément de la manière souhaitée. Si la poitrine des Françaises a finalement peu augmenté («on reste sur du 90 B moyen», regrette Patrick Robinet), leur ventre, lui, s'est épanoui. Les femmes ont pris 6,5 cm de tour de taille en trente-six ans. «Et par rapport à la femme du début des années 60, c'est carrément 14 cm de tour de taille en plus aujourd'hui», insiste perfidement le responsable de la campagne. Chez les hommes, on observe le même «point d'ancrage» : «Bien sûr, les mains et les pieds sont plus larges, les bras et les jambes plus épais, mais c'est surtout le ventre qui grossit.» D'après les résultats, 26 % de la population adulte est en surpoids et 8,3 % en situation d'obésité.

On évoque l'alimentation toujours plus riche, la diminution des tâches physiques lourdes, notamment des travaux agricoles, qui avaient tendance à «tasser» le corps. L'étude fait apparaître différents «types» de morphologie qui évoluent différemment. Là encore frappe l'injustice. «Les petits restent petits et les grands sont de plus en plus grands», résume Patrick Robinet.

Il existe heureusement une source de consolation : l'observation des statistiques internationales. Les Français sont, sans surprise, plus costauds que les Japonais ou Chinois (10 kg de plus que la femme japonaise et 15 kg de plus que l'homme japonais), mais par contre plus légers que les Anglais (3 kg de moins pour la femme et 2 pour l'homme), les Belges et les Suédois. La femme belge pèse 8 kg de plus que la femme française (et mesure 2 cm de plus). Les Hollandais sont les champions de la carrure fine et élancée : 170 cm pour 65 kg chez les femmes, 182 cm et 76 kg chez les hommes.

Même en France, on note des différences selon les régions. Les femmes sont plus grandes dans le Nord-Est et plus fortes dans le Sud-Est. Les hommes sont plus grands et plus corpulents dans le Nord-Est.

Pour les industriels, les conséquences sont importantes, et les secteurs concernés nombreux (lire ci-contre). Le textile, logiquement, est le premier intéressé. Aujourd'hui, une femme sur cinq fait du 40, la taille la plus répandue. Plus d'un tiers s'habillent en 40 ou 42, et moins de 20 % en 38 ou 36. «On doit s'attendre, dans les mois à venir, à une redéfinition du barème à la hausse et à une homogénéisation des tailles», promet Patrick Robinet.

Tailler grand. Concrètement, les personnes qui se situent «entre deux tailles» devraient pouvoir bientôt se glisser dans celle du dessous. Et on devrait aussi, théoriquement, cesser de passer du 38 au 42 en changeant simplement de boutique. A condition que les marques renoncent à la tentation de flatter notre ego en «taillant grand». Pas gagné, quand on sait que les séances de mesure dans la nouvelle cabine 3D ont aussi montré «le décalage entre l'image réelle du corps et celle que l'on se fait dans sa tête». Une tête d'ailleurs plus grosse chez la femme que chez l'homme, révèle l'étude

elisa
03/02/2006, 13h50
Merci Hellas pour ton article , j avais entendu un peu cela , il ya qque temps par rapport aux tailles des vêtements qui devaient être revues; bon , sommes nous dans la moyenne des frses ? moi non en tous les cas ???!!

absente
03/02/2006, 13h55
Ben moi non plus........mais cela me rassure pour mes petites soeurs car quand on dépasse le 1,75cm et qu'on chausse du 41 ou +, c'est pas tjrs facile de s'habiller !
Mais á ce que j'ai pu voir les nvelles générations sont + grandes !

elisa
03/02/2006, 14h08
Ah effectivement! oui c est vrai car les" tailles uniques" dans les boutiques abordables pour les jeunes filles ce n est pas évident!!Mes fils sont bien plus grands que leur père ! Ma fille ne semble pas specialement grande!mais elle n a que 12 ans!

absente
03/02/2006, 14h26
Eh bien chez nous je suis la plus petite.....mais j'ai toujours éte´parmis les giraffes de la classe. Cela complexe pas mal á l'adolescence et puis cela passe (heureusement!).
Je ne trouve aucun inconvenient en dehors de faire son shopping en Asie ou ils ont vraiment petits et ou on a du mal á trouver des chaussures á sa taille , nous les femmes !

zlabiya
07/02/2006, 12h19
«Les Français ont grandi et grossi. Mais ils ont plus grossi que grandi.»


il devrait dire cela aux anorexiques
déjà qu'elles se sentent grosses et culpabilisent
au lieu d'accuser les gens de prendre du poids, il ferait mieux de sortir de jolis modèls de vêtements car depuis plus de 5 ans, ça se dégrade au niveau vestimentaire, que des rubans, des froufrous, mélange de couleur affreux..on ne trouve rien à notre goût

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