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Voir la version complète : La France grosse acheteuse d'entreprises britanniques


zek
03/02/2006, 13h25
Bonjour, pourquoi l'Europe et principalement la France et le benelux sont protectioniste, une hierarchie enarchique issue des plans quinquennaux gaulien, des syndicats aux idees eculees, tout cela n'a pas empecher la faillite d'entreprises publique rattrapaient de justesse par le contribuable. :)

Industrie L'an dernier, les acquisitions d'entreprises britanniques par des groupes étrangers ont atteint l'équivalent de 137 milliards d'euros.


COMMENTANT les réactions hostiles de la France et du Luxembourg à l'offre lancée par le groupe Mittal sur Arcelor, le ministre britannique du Commerce et de l'Industrie a dénoncé avec virulence mercredi soir, devant un parterre d'hommes d'affaires, le protectionnisme qui règne «parmi nos plus proches voisins européens». Un genre que les Britanniques ne pratiquent pas.


L'an dernier, leurs entreprises ont encore constitué des cibles de choix pour les investisseurs étrangers. Parmi elles, l'opérateur de téléphonie mobile 02 a été avalé par l'espagnol Telefonica pour 26,3 milliards d'euros, la société de télécommunications et de technologie Marconi a été cédée au suédois Ericsson pour 1,7 milliard. Et actuellement, Pilkington, le plus grand fabricant de verre du pays, est sous le coup d'une OPA japonaise. Quant au géant des ports et ferries P&O, son rachat par Dubai Ports World semble plus que probable.


L'an dernier, pas moins de 717 groupes étrangers se sont, d'une manière ou d'une autre, portés acquéreurs d'entreprises britanniques, pour une valeur totale de 137 milliards d'euros. La publication récente des statistiques de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Unctad) a confirmé l'attrait du Royaume-Uni, placé en tête des investissements directs étrangers en 2005, devant les Etats-Unis, la Chine et la France. Comme ses voisins, le pays est de nouveau plongé dans la fièvre des OPA et des fusions-acquisitions qui s'est réveillée après quelques années d'accalmie.
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zek
03/02/2006, 13h27
La France joue un rôle important dans ce mouvement avec 44 «deals» d'une valeur totale de 22,2 milliards d'euros l'an dernier. Un chiffre élevé comparé au total des acquisitions étrangères au Royaume-Uni. Si l'on déduit les 63 milliards d'euros de la restructuration du groupe anglo-néerlandais Royal Dutch/Shell qui ne correspond ni à un achat, ni à une fusion proprement dite, la France compte pour 30% de l'ensemble de la valeur des acquisitions en Grande-Bretagne. Le groupe Lactalis a avalé Dairy Crest, qui livre chaque matin à des milliers de Britanniques des pintes de lait dans des bouteilles en verre sur le pas de la porte. L'institut de sondage Ipsos a racheté son concurrent britannique Mori, Pernod Ricard s'est offert les boissons alcoolisées d'Allied Domecq, alors que les appétits de Saint-Gobain se sont portés sur l'entreprise de travaux publics BPB.


En dépit d'un ralentissement incontestable de son économie en 2005, le Royaume-Uni reste «terriblement attractif», souligne Henry Gibbon, directeur Fusions et Acquisitions pour la société de conseil Thomson Financial. «Le marché britannique est d'une maturité et d'une transparence remarquables en ce qui concerne la réalisation des fusions et acquisitions», souligne-t-il.


Un point de vue que partage Juergen Storjohann, avocat d'affaires. «Le droit anglo-saxon est en général plus direct et plus facile à appréhender pour un investisseur étranger.» Et même si, selon Henry Gibbon, «la France et l'Allemagne sont perçues de plus en plus comme des places très attractives, il leur manque encore une certaine expérience, une maturité que possèdent déjà les Britanniques».


Le Royaume-Uni compte un atout supplémentaire : l'absence totale de mécanisme juridique ou d'interférence politique protégeant les entreprises nationales. Aujourd'hui, la plupart de la distribution de l'électricité et de l'eau appartient à des entreprises américaines ou françaises. «Ce qui n'a pas provoqué la moindre objection», remarque Henry Gibbon. «Le paradoxe du protectionnisme, c'est qu'il détruit ce qu'il est censé protéger», estime Alan Johnson, le ministre britannique du Commerce.
[03 février 2006] Sonia Stolper Le Figaro

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