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Voir la version complète : Visa pour les Etats-Unis, l'exception française


nassim
07/02/2006, 00h37
Victimes de magouilles politiciennes, les français désireux de voyager aux Etats-Unis sont désormais bloqués pour plusieurs mois en attendant que l'état français veuille bien mettre de l'eau dans son vin et d'admettre le monopole de l'Imprimerie nationale.

D'après le Canard enchaîné, le premier poulet de France n'est pas étranger à cette incroyable échec de l'administration française. Certains révoltés de la place Beauvau prétendent d'ailleurs que le poulet en chef est victime du méchant H5N1!

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«A compter du 26 octobre 2005, présenter un passeport bio- métrique» pour entrer aux États-Unis, lit-on sur le site Internet de l'office de tourisme américain. L'obligation incombe à tous ceux dont le passeport a été renouvelé (ou doit l'être) après cette date. A priori, la règle est simple. Son exécution, beaucoup moins.

En France, c'est le ministère de l'Intérieur qui est chargé d'émettre les documents d'identité. Après appel d'offres, il a désigné une entreprise privée (Oberthur), seule dépositaire de la technologie nécessaire à la fabrication des nouveaux passeports intégrant une photo numérisée. Vive réaction de l'Imprimerie nationale qui estime être seule habilitée pour fabriquer des documents d'identité, même si elle ne dispose pas, actuellement, des machines capables de produire les documents. De recours administratif en impossibilité de produire, la France vit une situation peu banale : elle est incapable de délivrer des passeports biométriques à ses citoyens. Du coup, qui a l'intention ou l'obligation de se rendre aux États-Unis doit d'abord regarder le modèle de son passeport afin de connaître la procédure d'entrée qui lui est appliquée.

Statu quo jusqu'en mai

De ce fait, nombre de voyageurs vont reporter leur projet en découvrant qu'ils sont astreints à demander un visa. Une procédure longue (plusieurs semaines) et chère (une centaine d'euros, sans compter la venue à Paris pour les provinciaux) les attend. Les États-Unis observent avec étonnement cette paralysie administrative franco-française et ne voient aucune raison d'augmenter le nombre des agents assermentés qui, au consulat américain de Paris, assurent les entretiens individuels précédant la délivrance du visa. D'autant que la France est (avec l'Italie) le seul pays européen actuellement incapable de répondre à une procédure pourtant annoncée depuis 2002.

Les compagnies aériennes et les tour-opérateurs dénoncent évidemment l'absurdité d'une situation qui, selon René-Marc Chikli, président du Ceto (association regroupant l'essentiel des voyagistes français) «va faire perdre 450 millions d'euros aux professionnels, suite au report du voyage de centaines de milliers de personnes au moins, mais également empêcher de nombreuses affaires. Imaginons un dirigeant qui s'est fait voler son passeport et ne peut honorer ses rendez-vous américains... Le cas des Tahitiens est encore plus dramatique : pour rentrer chez eux, ils ont une escale obligée à Los Angeles, et doivent donc avoir des documents en règle.»

Le plus grave est que la situation actuelle va durer jusqu'en mai- c'est le ministère de l'Intérieur qui le dit. Il faudra alors faire avec plusieurs mois d'engorgement dans les préfectures. Mauvaise nouvelle pour l'été américain.

Avant d'acheter un billet d'avion pour les États-Unis, il convient donc d'examiner attentivement son passeport.

Couverture bleue : ce document a vraisemblablement atteint sa date limite de validité (cinq ou dix ans). Un visa est indispensable.

Couverture brune : compter le nombre de pages. S'il n'y en a pas 36, c'est un passeport classique qui rend indispensable le visa.

Couverture brune, avec 36 pages numérotées et antérieur au 26 octobre 2005, c'est un passeport Delphine (pour DéLivrance des Passeports à Haute Intégrité). Délivré en France depuis 2001, il comporte deux lignes de caractères en bas de la page 2, reconnues par les lecteurs optiques disponibles dans les aéroports (norme ISO 7810). Il est actuellement le seul document permettant d'entrer aux États-Unis sans visa. Il faut seulement, comme à l'habitude pour les séjours de moins de trois mois, remplir le formulaire vert 1-94, distribué à l'embarquement ou dans l'avion qui donne accès au «visa waiver program».

Couverture brune, postérieur au 26 octobre 2005, c'est toujours un passeport optique. Mais depuis cette date, l'immigration américaine ne l'accepte plus et exige le fameux document biométrique. Conséquence : retour à la case visa (voir encadré) même pour cette pièce récente. Signalons enfin que le 9 février, entre 15 heures et 16 heures, Donald Wells, consul général de l'ambassade des États-Unis à Paris, répondra en direct à toutes les interrogations concernant le fameux visa sur le site www.amb-usa.fr/indexfr.htm espace chat. Les questions peuvent d'ores et déjà être posées.

Par Le Figaro

missa
07/02/2006, 00h48
C'est moins des magouilles politiciennes que des magouilles syndicales. L'imprimerie nationale doit être privatisée.

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