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Voir la version complète : Une imposture dévolue


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arezki hamoudi
07/03/2010, 19h47
Ces derniers temps, la télévision de l’Etat s’est attelée à s’étaler sur la « légende » d’Abdelkader et de son pedigree, cette nécessité impérieuse s’inscrit peut-être dans la suite de la frénésie exaltante du nationalisme orchestré suite à la qualification de l’Algérie à la coupe du monde. Pourtant en fouillant dans les archives de l’histoire cette année 2010 ne se rapporte et ne se rattache à aucune date repère de la vie de ce résistant emblématique pendant une certaine période à la colonisation française dans l’ouest du pays.
De tout temps et partout, la mémoire a toujours été utilisée pour instituer des dates et des lieux symboliques ainsi que pour officialiser et redonner vie aux événements d’un passé. Parfois aussi, pour marquer des joies et des deuils dans la vie d’une nation. Il est clair que la mémoire qui sert à glorifier des événements ou des personnages historiques ne peut se confondre ou se substituer à l’histoire. A cet égard une posture critique, voir méfiante, vis-à-vis d’une commémoration officielle imposée est de mise. Les débats de représentation des faits historiques par des intellectuels sur commande ou de ceux qui se prétendent comme tels parce qu’affiliés au pouvoir sont souvent au cœur et sujets aux enjeux politiques et idéologiques du moment et de l’image qu’on cherche à transmettre. La vérité résulte et jaillit toujours des confrontations des faits et des documents alors que la mémoire officielle est le résultat d’un tri sélectif de la postérité faite de glorifications construites ou d’occultations et d’amnésies.
Pour utiliser tout cela, le personnage Abdelkader est un exemple manifeste. La période de sa résistance à l’envahisseur français de 1832 à 1847 à toujours été distinguée en combat séculaire, elle fut glorifié et voir même sacralisé. L’Algérie officielle a créée une imposture dévolue tandis que les pages sombres du transfuge de sa vie faites de complaisance, de reniement voir même de collaboration avec la nature coloniale est toujours occultée. Les faits sont là et vérifiables. On ne peut toujours entretenir des amalgames et travestir à jamais une vérité. Faut-il rappeler que l’émir avait présenté sa soumission au général Lamoricière en 1847 suite à la prise de sa smala par le Duc d’Aumale en 1843 alors qu’il avait déjà accepté la scission du pays dans le traité de la Tafna en 1837 pour continuer à régner sur sa province. Des faits que l’on a toujours égarés dans les tréfonds de l’histoire, il est tout de même curieux et stupéfiant que de tous les résistancialistes seul les héritiers d’Abdelkader continuent à percevoir des indemnités de l’ancienne puissance française.
Quitte a démolir le mythe, décidément, sauf pour ceux qui ne savent pas ou ceux qui ne veulent pas savoir, malgré ses statues équestres et son portrait en filigrane sur tous nos billets de banque, Abdelkader n’a pas sa place dans le panthéon de l’histoire.

Arezki HAMOUDI
Détenu de la cause berbère des années 70

Harrachi78
08/03/2010, 14h42
... tandis que les pages sombres du transfuge de sa vie faites de complaisance, de reniement voir même de collaboration avec la nature coloniale est toujours occultée.Dans une certaine mesure, ce qu'évoque passage aurait pu être un excéllent objet de débat, si seulement l'objet en aurait été autre chose que la glorification d'un élément qui, en fin de comptre, ne regarde en rien la condition d'Abdelkader ni son parcours.

Aussi, un tel débat aurait été trés intéréssant si le "courant" de notre "ancien détenu d ela cause" ne se serait pas lui-même rendu mainte fois coupale d'excatement la même attitude qu'il tente de dénoncer dans cet article. Ne faudrait-il donc pas se poser les mêmes questions sur des personnages que les gens comme lui tiennent tout e haut de leur propre panthéon historique et les venèrent comme des icônes de leur propre vision de l'Histoire ?

Ne faudrait-il pas remettre en cause le statut tout aussi "mythique" d'un Massinissa déssiné par eux comme une sorte de "père fondateur" de l'indépendance d'une nation alors que c'est une puissance étrangère qui a bâti son domaine et que c'est bien les intérêts de cette même puissance qu'il servit, jusqu'à sa mort ? Ne faudrait-il pas aussi revoir le statut d'un Juba II que le même mythe présente comme l'aboutissement même d'une dynastie "nationale" forte et indépendante, alors même qu'il est l'incarnation de la servilité et de la création étrangère, plus que quiconque d'autre parmi ses aïeuls ? Ou alors est-ce juste Abdelkader et les arabes de ce pays qui doivent se soumettre au crible du bon sens et de la raison ?

En un mot, est-ce vraiment sérieux que la messloukha puisse se permettre de donner des cours en objectivité historique à une med'bouha ?

arezki hamoudi
10/03/2010, 18h10
La transmission globale de l'histoire quant elle est fallacieuse est désespérante et peu constructive pour l'avenir d'un pays. Mon intention n'est pas de blesser ou de jeter l'opprobre, mais de donner l'image d'une autre fresque sur ce personnage national, apparemment il n'y a pas que les officiels de toujours qui aiment se régaler par excellence de fausses notes.
La félonie des uns ne peut excuser et exempter celle des autres. Il faut arrêter d'ingurgiter et de faire ingurgiter des vérités toutes faites, au demeurant il est attendu un débat et une analyse sur le contenue du texte..., le reste tous le reste relève de la polémique et d'une vision réductrice.

Harrachi78
11/03/2010, 18h42
... La transmission globale de l'histoire quant elle est fallacieuse est désespérante et peu constructive pour l'avenir d'un pays ...

Je n'en disconvient pas du tout, et c'est pourquoi j'ai cru bon de rappeler que faire du fallacieux en matière d'histoire -dans notre cas- se situe dans tous les bords en présence, y compris chez une bonne partie de ceux qui se font un devoir de dénoncer un tel état de fait !

... Mon intention n'est pas de blesser ou de jeter l'opprobre ...

Pas plus que moi, tu peux en être certain.

... mais de donner l'image d'une autre fresque sur ce personnage national, apparemment il n'y a pas que les officiels de toujours qui aiment se régaler par excellence de fausses notes ...

J'ai bien précisé que, à mes yeux du moins, un débat sur cette question serait très intéressant dans l'absolu, car moi aussi je me suis souvent posé des questions là-dessus.

Mais comme il est souvent d'usage chez nous d'instrumentaliser l'histoire à des fins plus ou moins politiques, j'ai donné d'autres exemples soumis à la même problématique chez une autre frange de la société qui, justement, se plaint si souvent de falsifications et de mystifications historiques, alors qu'elle même y est et en plein dedans.

Tu as cité l'exemple de l'Emir Abdelkader pour un côté, j'en ai cité d'autres pour l'autre côté. Questions d'équilibre dirions-nous.

... La félonie des uns ne peut excuser et exempter celle des autres ...

Je n'ai nullement évoqué l'idée d'une excuse à trouver pour l'un ou l'autre, si bien même on pourrait se permettre de juger en condamnant ou en excusant des gens morts depuis des siècles de manière si expéditive.

... Il faut arrêter d'ingurgiter et de faire ingurgiter des vérités toutes faites ...

Là encore je n'en disconvient pas, à la différence que je pense avoir observer cette même ingurgitation sur plus d'un bord, et y compris -encore une fois et si ce n'est surtout- chez ceux qui se plaignent souvent de l'observer chez les autres.

... au demeurant il est attendu un débat et une analyse sur le contenue du texte ...

Je suis navré, mais il ne m'est pas possible de débattre et d'analyser un texte qui est en lui-même à essence polémique sans entrer dans la polémique, ou sans se permettre de souligner le contexte précis et l'assise idéologique qui l'animent.

... le reste tous le reste relève de la polémique et d'une vision réductrice ...

Comme je viens de le dire, la polémique est là par définition et dès la lecture des premières phrases du texte en question. Et quant la vision réductrice, c'est bien cela le cœur de la critique faite à ce même texte, c'est-à-dire celle de vouloir réduire l'idée de falsification ou de mystification à un seul personnage historique du pays par une seule frange de sa société, alors que ceux-là même qui le dénoncent font de même avec d'autres personnages historiques de ce même pays, ce qui est pour le moins loin de toute éthique.

Arbefracom
11/03/2010, 19h26
Si Abd el Kader n'a pas sa place dans notre histoire, Vércingétorix n'a pas sa place dans celle des français.

Bachi
11/03/2010, 19h31
Beaucoup de blablabla et peu de consistant autour du sujet...

Quels sont les contours de l'imposture ?
Ou l'Emir a failli ?

Pas de roman, stp. Des faits, que des faits...

ahmed de frenda
15/03/2010, 09h07
Mr Hamoudi vous n'avez pas tord en parle un peu trop d'Abdelkader

Ahmed de Frenda

setif2010
15/03/2010, 09h11
Si ce que vous dit est vrai effectivement Abdelkader n'est pas alor ce grand heros qu on croit
un algérien de l'ouest

BabaMerzoug
16/03/2010, 19h40
Sans vouloir polemiquer, personnellement je n'ai pas beaucoup d'estime pour Emir Abdelkader. J'essaye de comprendre les raisons qui me font rebuter ce personnage.

1-il s'est proclamé ou bien on l'a proclamé Emir, chose en tant que republicain et partiellement de culture kabyle donc rompu aux valeurs de bled es-siba (culture de non allegeance) me repugne.

2- Il a signé un traité de reddition qui a permis aux colonisateur francais de deplacer plus de forces vers l'Est et d'avoir les coudées franches pour en découdre avec Ahmed Bey et soumettre le constantinois.

3- Il a collaboré avec le colonisateur pour mater les derniers foyers de resistance dans le Titteri.

4-Il me donne l'impression de representer une arabité exclusive par son ignorance du fait berbere dans ses ecrits.

5-Il a été promu ami de la France au même moment où les kabyles et d'autres regions du pays luttaient encore contre l'occupant.

6- Ses ossements ont été rappatriés par Boumediene et considéré par lui le "createur de l'État algerien". Quand on sait la berbeophobie (notramment envers tout ce qui est kabyle) de Boumediene je ne peux qu'avoir des doutes sur les proximités ideologiques de ces deux personnage que je honnis.

absente
16/03/2010, 23h14
le personnage Abdelkader est un exemple manifeste. La période de sa résistance à l’envahisseur français de 1832 à 1847 à toujours été distinguée en combat séculaire, elle fut glorifié et voir même sacralisé
du classique, on avait besoin d'un symbole de résistance, d'un héros, on ne pouvait qu'aller dans ce sens, et il fallait en choisir un et comme des héros et résistants au moment de la colonisation y en avait pas eu des tonnes, et comme y en a pas eu non plus un en particulier qui s'est bien démarqué ou caractérisé par ses grands exploits et victoires par rapport à l'ennemi, on s'est rabattu sur l'Émir à défaut, y en a bien eu d'autres petits "héros" mais trop locaux, et il aurait fallu gonfler artificiellement le CV du farouche résistant encore plus
alors ou c'était l'Émir ou rien du tout, sauf si t'a mieux à proposer

Harrachi78
17/03/2010, 18h02
Essayons un peu d'analyser les arguments de BABA MERZOUG le non-Polémique, sans polémique si possible :

... 1-il s'est proclamé ou bien on l'a proclamé Emir, chose en tant que republicain et partiellement de culture kabyle donc rompu aux valeurs de bled es-siba (culture de non allegeance) me repugne ...

Primo, sur le simple niveau de la titulaire, l'Emir (amîr) dans la culture politique de l'Islam n'est pas un roi (malik), et son commandement ne rime pas nécéssairement avec le principe monarchique.

Secundo, invoquer un sentiment "républicain" pour juger de la valeur d'un régime né dans un monde ou le concepte même de république n'existait pas est pour le moins insolite.

Tertio, prétendre que l'aversion que l'on a de ces choses là relève d'une culture "kabyle" est trés amusant, surtout lorsque c'est cette même extraction "kabyle" qui est généralement invoquée pour célébrer des mémoires clairement et nettement royales et monarchiques, mais juste d'un autre temps que celui des Emirs.

... 2- Il a signé un traité de reddition qui a permis aux colonisateur français de deplacer plus de forces vers l'Est et d'avoir les coudées franches pour en découdre avec Ahmed Bey et soumettre le constantinois.
3- Il a collaboré avec le colonisateur pour mater les derniers foyers de resistance dans le Titteri ...

Voilà qui est plus consistant. Ou du moins, plus digne d'être creusé le cas écheant. On y reviendra.

... 4-Il me donne l'impression de representer une arabité exclusive par son ignorance du fait berbere dans ses ecrits ...

Je serait bien curieux de savoir quel "fait" berbère" était-il sensé "connaître" et faire apparaître dans ses écrits, l'Emir ?

Et en supposant qu'il ait été exclusivement arabe (comme il y'en à qui s'affirment être exclusivement autre chose), en quoi cela lui dénie-il le droit à la sympathie de la part des algériens en général, qu'ils soient totalement quelque chose ou des mitch-mitch de n'importe quoi ?

... 5-Il a été promu ami de la France au même moment où les kabyles et d'autres regions du pays luttaient encore contre l'occupant ...

On se répète un peu là. Est-ce le signe d'un malaise ? Ce point est donc à coller aux n° 2 et 3 plus haut ?

... 6- Ses ossements ont été rappatriés par Boumediene et considéré par lui le "createur de l'État algerien" ...

Que ces ossements aient étés rappatriés par Boumédiène ou par Ben Gouryon, en quoi cela peut-il être imputé à l'Emir lui-même ? Juge-t-on même des "actions" d'un tas d'ossements de nos jours ?!

... Quand on sait la berbeophobie (notramment envers tout ce qui est kabyle) de Boumediene je ne peux qu'avoir des doutes sur les proximités ideologiques de ces deux personnage que je honnis ...

En supposant que Boumédiène ait été vraiment bérbérophobe et foncièrement anti-kabyle, et qu'il ait réellement utilisé la mémoire de l'Emir à cet usage. En quoi peut-on repprocher cela à l'Emir lui-même, dans la mesure où le Boumédiène ne lui a certainement pas demandé son avis et si, comme il l'affrime le BABA MERZOUG lui-même deux lignes plus haut, cet Emir aurait fait preuve "d'ignorance" dans concernant le "fait berbère" ?

arezki hamoudi
18/03/2010, 18h58
voire d'autres articles sur ce méme site

arezki hamoudi
18/03/2010, 19h06
Décerner a titre posthume les décorations et les déclamations a toujours fait la fierté et le satisfecit de ceux qui se réclament les héritiers spirituels du décoré. Les critiques sujettes aux fissures qui sont de fait aussi recevable soulèvent les réprobations.
C'est de par la nausée qui découle du trop plein de ces objurgations et des dissertations débridées que se justifie l'article incriminé. Le débat sur ce "divinisé" d'un pays en manque de héros parce qu'il n y en a que pour lui, alors que notre histoire fourmille de vaillance..., mais qu'importe on est globalement habituer a la contre façon..., il est indécent et irrecevable d'entendre ou de faire entendre un autre son de cloche sur se med'bouha qui a fini ses jours dans l'opulence a DAMAS, loin de ses compatriotes agressés et opprimés par le dominateur colonial, comme le sont encore a cet égard de nombreux Algériens ordinaires toujours marginalisés et oppressés par un régime de chez eux.
Tous bien considéré pour parer au manque de vitalité et de virtualité dans la gestion politique du pays, les ordonnateurs convoque avec habilité la stature de cette pseudo légende et requiert le concours d'une équipes de foot ball d'importation derrière la quelle on pousse collectivement le peuple heureux et satisfait de couleurs nationales et de succès illusoires.

Avucic
20/03/2010, 02h53
Le débat sur ce "divinisé" d'un pays en manque de héros parce qu'il n y en a que pour lui, alors que notre histoire fourmille de vaillance..., mais qu'importe on est globalement habituer a la contre façon..., il est indécent et irrecevable d'entendre ou de faire entendre un autre son de cloche sur se med'bouha qui a fini ses jours dans l'opulence a DAMAS, loin de ses compatriotes agressés et opprimés par le dominateur colonial, comme le sont encore a cet égard de nombreux Algériens ordinaires toujours marginalisés et oppressés par un régime de chez eux.
Il est hélas connu notre cas: Nous n'avons pas d'Histoire....
Iben Khaldoun a essayé... on dit que c'est un distorien arabe... etc
Du temps des Turcs... rien n'a transpiré...
Du temps de la France ? Tout ce qui a été écrit est suspect...
Alors ? Après l'indépendance... on invente... on nous invente une Histoire!

Non, ce qu'il faudra faire c'est un concours à l'échelle du pays:
1. Déterrer les archives de l'ALN et du GPRA... et aller chercher celles que détient la France
2. Créer un centre de recherche et écrire notre Histoire, dans laquelle il ne faut avoir honte d'incorporer nos mauvaux faits d'armes, nos traitres... tout comme on devrait glorifier nos réussites.

Boumédienne aurait dit Il y a des choses que le peuple n'a pas le droit de savoir.
Et moi je crois (et je pense que c'est le cas de tous les algériens) Il ne faut rien cacher au peuple.
Il faut nourrir le citoyen des faits glorieux de ses aieux et lui apprendre ses échecs.
Ce sont ces échecs qui lui apprendront à réfléchir pour ne plus tomber dans l'erreur....car comme ont dit: Il faut savoir d'oû on vient pour pouvoir avancer!

Quant à l'histoire de Abdelkader... trop de gens ignorent qui il était.... et c'est pour cela... que les dirigeants veulent en faire un héros....et ils ont réussi là ou les partisans du Zaim (Messali) ont pour le moment échoué.

djamal 2008
23/03/2010, 10h40
Les memes personnes qui essayent de denigrer la stature de l'Emir, tu les trouves en train de glorifier le passe d'un traitre comme Camus. C'est enr ealite le neo-colonialisme au travail aide de ses relais locaux.

ahmed de frenda
23/03/2010, 18h48
Camus n'a jamais été un traitre il a aimé son pays beaucoup plus que les zèles qui défendent encore ce pseudo émir de pacotille

Harrachi78
24/03/2010, 11h29
Sérieux ? Albert Camus serait donc plus patriote algérien que l'Emir Abdelkader ?

Pourtant, si j'ai bien compris, le principal grief qui lui est fait là est son ralliement à la France.

Penses-tu donc qu'Albert Camus partagerait la même critique à son égard ?

djamal 2008
24/03/2010, 11h46
Non, l'Emir n'aimait point son pays et il attendait Camus pour qu'il l'aimât.

L'Emir faut-il pas oublier était un chef qui avait subi une defaite et a ete trahi par l'occupant car il etait question que le bateau en question se dirige en direction de la ville d'Alexandrie; une de ces annales de l'histoire du piratage.

lidaa
19/04/2010, 09h48
Alors quand est ce que l'on enlèvera le visage d'Abdelkader de nos billets car il ne le mérite pas

Harrachi78
20/04/2010, 19h01
Le jour des Alberts et des Roberts décideront de qui mérite quoi ici.

myra21
20/04/2010, 19h27
L’EMIR ABDELKADER

1- Naissance et jeunesse

http://www.****************/images/ABDELKADER.jpgL’Emir Abdelkader fut l’un des plus grands hommes d’état dans l’histoire de l'Algérie contemporaine. Il est le fondateur de l’Etat algérien moderne et le leader de sa résistance contre le colonialisme français entre 1832 et 1847. Il fut également l’un des plus grands hommes du soufisme, de la poésie et de la théologie et par dessus tout, il fut un apôtre de la paix et de la fraternité entre les différentes races et religions. Ce qui lui valut de nombreuses amitiés et l’admiration des plus grands hommes politiques dans le monde. Abdelkader Mohieddine ibn Mustafa, connu sous le nom de l’Emir Abdelkader al Jazaïri naquit le vendredi 23 rajab de l'an 1222 hégirien /correspondant à l'année 1807 de l’ère chrétienne au village de El Guet'na, situé sur Oued el Hammam , à l’ouest de Mascara et grandit auprès de ses parents qui lui prodiguèrent soins et protection.

2- Les étapes

- La période de jeunesse et de formation (1807 à 1832) : où la première année correspond à celle de sa naissance et la seconde à celle où il prit la direction de la guerre sainte.Il passa cette période à acquérir le savoir aussi bien dans son village natal El Guet'na où il apprit le Saint Coran qu’à Arzew et Oran où il fut l’élève de plusieurs chouyoukhs (théologiens) de la région et acquit, auprès d’eux, les principes des sciences théologiques, linguistiques, l’histoire et la poésie. Ses connaissances littéraires, théologiques et poétiques se sont affinées à un âge très précoce. En 1823, son père le maria à Lalla Kheira, cousine germaine de l’Emir Abdelkader. Il accompagna son père aux Lieux Saints en passant par Tunis puis partit par mer vers Alexandrie et de là au Caire dont il visita les monuments historiques et fréquenta les savants et théologiens. Il conçut de l’admiration pour les réformes et réalisations accomplies sous le règne de Mohamed Ali Pacha, gouverneur d’Egypte. Il accomplit ensuite le pèlerinage à la Mecque et de là se rendit en Syrie pour acquérir le savoir auprès des chouyoukhs de la mosquée al Oumawiyyine.De Damas, il se rendit à Baghdad où il visita les monuments historiques et fréquenta les savants. Il se rendit au mausolée du saint homme Abdelkader al Jilani, fondateur de la tariqa (confrérie) al Kadiria, pour revenir une seconde fois vers les Lieux Saints en passant par Damas pour y accomplir une nouvelle fois le pèlerinage.Ensuite, il retourna en Algérie en compagnie de son père en passant par Le Caire, Barqa, Dana, Benghazi, Tripoli puis Kairouan, le Kef jusqu’à leur arrivée à El Guet'na dans la plaine de Ghriss dans l’ouest algérien. - La Deuxième époque : 1831 –1847C’est la période qui se distingue par rapport aux autres périodes dans la vie de l’Emir en raison des évènements importants et réalisations qui l'ont marquée et pour lesquels il avait mis en œuvre ses potentialités scientifiques et sa grande expérience politique et militaire. Malgré un contexte difficile, la résistance ne l'empêcha guère de jeter les bases et fondements de l’état moderne, en raison de la complémentarité qui existe entre les deux. Après la chute d’Oran en 1831, le désordre qui régna et la dégradation de la situation ont conduit les chouyouks et ulémas de la région d’Oran à rechercher une personnalité à laquelle pourrait être confiée la direction de leurs affaires. Leur choix se porta sur Cheikh Mohieddine, père de Abdelkader en raison de ses qualités avérées de courage et de témérité. C'est lui en effet lui qui avait dirigé la première résistance contre les français en 1831, et son fils Abdelkader a également fait preuve de courage et d’audace au cours des combats livrés sur les remparts de la ville d’Oran lors du premier accrochage avec les occupants. Cheikh Mohieddine déclina l’offre en raison de son âge avancé et devant l’insistance des chouyoukhs et savants de la région, proposa son fils Abdelkader en disant : « Mon fils Abdelkader est un jeune homme pieux, intelligent, capable de régler les litiges et un cavalier émérite bien qu'ayant grandi dans le culte et la dévotion à son Seigneur ; Ne pensez surtout pas que je vous le propose pour me remplacer car étant une partie de moi-même, je ne peux souhaiter pour lui ce que je rejette pour moi-même. Mais j’ai choisi le moindre mal lorsque j'ai réalisé à quel point vous aviez raison , tout en étant convaincu qu’il sera plus indiqué que moi pour accomplir ce que vous m'aviez demandé …je vous fais donc don de lui….. » . Cette proposition fut accueillie favorablement à l’unanimité et le 27 novembre 1832, les chefs de tribus et les ulémas se réunirent dans la plaine de Ghriss, près de Mascara pour exprimer leur premier plébiscite à Abdelkader sous l’arbre de Dardara au cours duquel il reçut le titre de Nacer eddine (le protecteur de la religion), suivi d’un deuxième plébiscite général le 4 février 1833.Dans de telles conditions, l’Emir prit en charge la lourde responsabilité de la guerre sainte, de défense de la population et de la terre d’Islam alors qu’il était en pleine jeunesse. Cette période fut marquée par des victoires militaires et politiques qui contraignirent l’ennemi français à hésiter dans l'application de sa politique expansionniste devant la résistance acharnée qu'il rencontra à l’Ouest, au Centre et à l’Est. L’Emir Abdelkader avait réalisé dès le départ que la confrontation ne pouvait avoir lieu qu’avec la création d’une armée institutionnelle régulière prise en charge par l’Etat. A cet effet, il publia un communiqué en son nom à la population dans lequel il insistait sur la nécessité de mobiliser les troupes et organiser les effectifs dans tout le pays. Les tribus de la région Ouest et du Centre répondirent à son appel et se rassemblèrent autour de lui prêts à lui obéir. Il constitua une armée institutionnelle qui s’adapta rapidement aux conditions qui prévalaient et put ainsi remporter plusieurs victoires militaires dont la plus importante fut la bataille de Maktâa qui avait valu au Général Trezel et au gouverneur général D’Orléans d’être relevés de leurs fonctions.Sur le plan politique, il arracha à l’ennemi la reconnaissance de son autorité et l'obligea à traiter avec lui en position de souveraineté. Cela ressort des deux traités celui de Desmichels conclu le 26 février 1834 et celui de la Tafna le 30 mai 1837.Toutefois, le changement intervenu dans le rapport de forces sur les plans interne et régional a eu des conséquences négatives sur le cours de la résistance de l’Emir. Il n’était pas seulement contraint de lutter contre les Français mais de se préoccuper également de ceux qui avaient une vision à court terme. Les drames se succédèrent notamment après que les Français eurent adopté la politique de la terre brûlée telle qu’elle ressort de l’expression du Gouverneur général le Maréchal Bugeaud (http://www.****************/b98.htm) : « Vous ne labourerez pas la terre et si vous la labourez, vous ne sèmerez pas et si vous semez, vous ne récolterez pas …»Cette politique eut un effet notable sur le recul des forces de l’Emir notamment après la perte de ses bases arrières au Maroc, après que Moulay Abderrahmane, sultan du Maroc eut resserré l’étau autour de lui, prétextant son engagement à respecter les termes du traité de « Lalla Maghnia » et ordonné à ses troupes de pourchasser l’Emir et ses partisans y compris les tribus qui s'étaient réfugiées au Maroc pour fuir la répression de l’armée d’occupation.

myra21
20/04/2010, 19h30
- La période des difficultés et du travail humanitaire (1848-1883) Cette période débute avec la reddition de l’Emir et se prolonge jusqu’à son décès. Ainsi, sa reddition eut lieu le 23 décembre 1847 après acceptation de ses conditions par le commandant français Lamoricière. L’Emir fut transféré à Toulon alors qu'il avait exprimé le souhait de se rendre à Alexandrie ou Acca comme convenu avec les dirigeants français. Mais ses espoirs furent déçus et comme à leur habitude, les Français ne respectèrent pas leurs engagements.Il aurait plutôt souhaité donc mourir au champ d’honneur que de subir ce sort et exprima ses regrets par ces mots : « Si nous avions su que les choses se dérouleraient ainsi, nous aurions poursuivi le combat jusqu’à la mort » Ensuite, l’Emir et sa famille furent conduits à une résidence au lazaret et de là à « Fort Llamalgue » le 10 janvier 1848. Lorsque tous les membres de sa famille et de sa suite furent arrêtés, l’Emir fut transféré à la ville de Pau à la fin du mois d’avril de la même année pour y demeurer jusqu’à son transfert à Amboise le 16 octobre 1852, année de sa libération par Napoléon III.L’Emir s’établit à Istambul et durant son séjour, il visita le tombeau de Abu Ayyoub al Ansari et visita la mosquée Aya Sofia (Sainte Sophie). Mais il préféra s’établir dans la ville de Borça pour son histoire, ses beaux sites et ses monuments historiques. Cependant il n’y resta pas très longtemps à cause des séismes qui secouaient la région de temps à autre.Il se rendit à Damas en 1855 sur autorisation du sultan ottoman et là, il se consacra à la lecture, au soufisme, à la théologie, aux hadiths (Propos et tradition du prophète Mohammed (bssl) et à l’exégèse du Coran.L’une des positions humanitaires à mettre à l’actif de l’Emir fut son opposition à la discorde sectaire qui eut lieu entre chrétiens et musulmans de Syrie en 1860. L’Emir devint une personnalité internationale, suscitant le respect et la considération en tous lieux et il fut même invité à l’inauguration du Canal de Suez en 1869.Il mourut le 26 mai 1886 à Doumer, dans la banlieue de Damas à l’âge de 76 ans. Il fut enterré à proximité du tombeau de Cheikh Mohieddine ibn Arabi al Andaloussi . Sa dépouille fut transférée à Alger en 1966.Parmi ses œuvres :1/ Dhikra al 'akel wa tanbih al ghafel ( Rappel au sage et mise en garde de l’inconscient).2/ Al miqradh al hadd li gat'i lisane mountakidh din al islam bil batel wal il'had (les tenailles acérées pour trancher la langue de celui qui porte atteinte à la religion islamique par le mensonge et l’athéisme)3/ Moudhakirat al amir Abdelkader (Mémoires de l’Emir Abdelkader)4/ Al mawakef fi al-tasawif wal wa'd wal irchad (Les positions en matière de soufisme, de sermon et d’orientation)

myra21
20/04/2010, 19h38
C'est le père de la Nation Algerienne !
Et c'est celui qui s'est battu contre l'ennemi le plus longtemps;
Dans l'histoire de l'Algerie aucun homme n'est son égale dans le combat qu'il a mené contre les envahisseurs.
Il a formé une Armée et il a créer une monaie (Dourou) .
18 ANS de combat sans relache:5:

Chapeau .........
Maintenant contunuez avec votre votre haine et a essayez de travestir l'histoire selon vos désirs .

En son temps il y avait aussi des Harkis ...........

absente
20/04/2010, 19h43
L’Emir Abdelkader fut l’un des plus grands hommes d’état dans l’histoire de l'Algérie contemporaine. Il est le fondateur de l’Etat algérien moderne et le leader de sa résistance contre le colonialisme français entre 1832 et 1847. Il fut également l’un des plus grands hommes du soufisme, de la poésie et de la théologie et par dessus tout, il fut un apôtre de la paix et de la fraternité entre les différentes races et religions. Ce qui lui valut de nombreuses amitiés et l’admiration des plus grands hommes politiques dans le monde. Abdelkader Mohieddine ibn Mustafa, connu sous le nom de l’Emir Abdelkader al Jazaïri naquit le vendredi 23 rajab de l'an 1222 hégirien /correspondant à l'année 1807 de l’ère chrétienne au village de El Guet'na, situé sur Oued el Hammam , à l’ouest de Mascara et grandit auprès de ses parents qui lui prodiguèrent soins et protection.

Qu'on le laisse reposer en paix désormais Allah I rahmo. De son vivant il a subit les trahisons alors dans sa mort, de grace et pour l'amour du ciel laissez le tranquille. Lui n'a rien demandé concernant sa postérité, je suis sûr que si il etait vivant par humilité, il nous dirais qu'il ne veut pas d'un tel statut! ce qu'il a fait pour lui et ses fréres, il l'a fait par conviction et non pas pour que les uns et les autres en tire profits d'une quelconque façon!!!!
Et puis des sources de toutes sortes, on peut en pondre à la pelle sur internet.

myra21
20/04/2010, 19h51
l'hommage des villes à l'émir Abdelkader

http://lemirabdelkader.*********.com/blog/url_artimage-225984-1931038-143429.html
Depuis Paris prenez l'autoroute fleurie qui vous mènera à Blois, longez la Loire et arrivez tranquillement à Amboise. Garez-vous le long du fleuve, empruntez la rue piétonne. En haut , sur la place , la Montée de l'Emir Abdelkader ouvre la visite du château Royal, où l'Emir et sa suite vécurent quatre années.
Le jardin d'Orient créé par l'artiste Rachid Koraïchi, vous accueille pour quelques instants de méditation et de sérénité.
http://lemirabdelkader.*********.com/blog/url_artimage-225984-1931041-223727.html

Constantinople a rendu un hommage au premier citoyen d'Algérie.
http://lemirabdelkader.*********.com/blog/url_artimage-225984-1931045-380407.html

http://lemirabdelkader.*********.com/blog/url_artimage-225984-1989318-188227.html

Une autre ville a rendu hommage à l'Emir Abdelkader
http://lemirabdelkader.*********.com/blog/url_artimage-225984-1998065-97016.html

Un pays une ville qui a rendu hommage à l'Emir Abdelkader : le Mexique, Mexico
vous pouvez décourvrir cette statue dans la ville

http://lemirabdelkader.*********.com/blog/url_artimage-225984-2044573-407030.html

Il y en d'autre si vous voulez?

setif2010
20/04/2010, 22h40
La contribution de ce myra anonyme qui manque de courage d’afficher son nom contrairement a l’auteur de l’article sur la stature d’Abdelkader réhabiliter par ce lui qui l’avait châtié dans les années 70, est très instructive du faite qu’elle apporte une lecture méconnue de celui considéré comme une icône de l’histoire. Cette renommée considérée comme une référence nationale n’explique pas comment ce personnage Abdelkader est devenu l’ami de la France qui paye encore des redevances a ses héritiers pour sa compromission puisse continuer a être vénérer par les Algériens toutes tendances confondues.

arezki hamoudi
20/04/2010, 23h01
Comme viens de le démontrer les articles, les témoignages et les photos précédentes de cette imposture dévolue reconstituées en hommage a sa compromission voire de sa trahison qui ne fait que prouver et démontrer qu'on ne peut pas être un héros dans la défaite et jouir en même temps d'une stature de vainqueur.
signer en majuscule: Arezki HAMOUDI

djamal 2008
20/04/2010, 23h44
Penses-tu que ce jugement que tu portes sur l'Emir ne peut s'appliquer pour autant a celui du Shiekh El Mokrani qui fut a un certain temps un collabo du colonialisme et il a fallu la promulgation de decret Cremieux pour qu'il se révolte - enfin la paille qui casse le dos du chameau. A dire vrai, admets que ton probleme avec celui qui avait a peine 17 ans et avait resiste a une puissance mondiale pendant 14 ans n4est que le fait qu'il n'eusse pas ete kabyle seulement, autrement pourquoi ne pas parler de l'imposture devolue du Sheikh El Mokrani et tant que nous sommes lq pourquoi pas celle de Sheikh El Haddad.

Karim28
21/04/2010, 00h29
Comment quelqu'un qui a appelé a la guerre sainte, envoyé des milliers de compatriotes a la mort pour une cause juste et qui a ensuite condamné les autres revoltes et a fini sous la protection et décoré par la France peut etre un hero?

Il y a 1 million et demi de Heros qui passent avant lui.

myra21
21/04/2010, 07h19
Parlons-en ?
ceux qui ont ouvert engrand la porte des Djebelds Algeriens aux colonisateurs sont tout aussi-connus!
Le bACHAGHA Mohamed El-Mokrani (le père) qui dés 1838 a acceullies les colonisateurs a bras-ouvert alors qu'au mème moment a Médéa l'Emir est en train de reunir les( responsables ) de toutes les regions d'Algerie pour organisées le combat !
qu'a t-il fait le Bachagha de la Kabylie , il a ouvert en Grand ses portes et les acceullies avec des honneurs ! Oui la kabylie n'a pas aider a la defense du pays.
Il a fallu attendre 1854 pour qu'une Femme lève une rebellion !(24ans).
pour ce qui est de la rebellion d'El MOkrani (fils ) l'explication est donné sur ce Forum.
Vous reprochez a Abdelkazder son abdication ?
Vous n'avez pas honte un homme qui a passé le quart de sa vie aux combats ;
Est ce sa faute si certains Algeriens l'ont trahies?
Oui la France l'a decoré mais vous oubliez de dire poutrquoi?
Il a été décoré pour avoir sauvée des vies d'étres humains en l'occurance les Chretiens de Syrie et c'est pas seulement la France qui l'a décoré c'est aussi les Russes , Les Grecs , les Arméniens, et j'en passe .
Honte a vous denigré un homme tel-que lui en essayant d'arranger l'histoire selon vos désirs.
Khaliou El-Ardh quima Rahi.....
Ya staïfi antaa chkoupi ceci est Forum et par consequent un Forum est dédié a des inconnus.

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