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Voir la version complète : Dévaluation des devises sur le marché parallèle en Algérie


morjane
07/02/2006, 13h53
L'euro a perdu près de 11% de sa valeur en l'espace de quelques mois et cette dévaluation réduit sensiblement l'écart entre les taux de l'informel et celui appliqués par la banque d'Algérie. Ce faible écart entre les deux cours , informel et officiel (-9% d'écart entre les deux) relance le débat sur la convertibilité totale du Dinar.
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Le taux de change des devises sur le marché parallèle continue de céder du terrain par rapport au dinar. Principale monnaie échangée, l’euro était coté hier au square Port-Saïd, repaire du marché parallèle du change, à 100 dinars pour un euro, alors que chez d’autres «cambistes», l’euro était coté à 100 dinars à l’achat et à 100,10 dinars à la vente.

En l’espace de quelques mois, la monnaie européenne a ainsi perdu plus de 11 % de sa valeur puisqu’elle s’échangeait encore à 110,40 dinars ou même à 110,50 dinars pour un euro l’été dernier. Une dévaluation qui réduit sérieusement l’écart entre les cours de cette devise appliqués sur le marché parallèle et ceux de la Banque d’Algérie, où l’euro est coté à 86,9 dinars à l’achat et à 92,32 dinars à la vente, soit à peine 9 % moins cher.

Cette tendance à la baisse n’est pas prête de s’arrêter, selon «les agents de change» du marché parallèle. A leur grand dam, ces cambistes restent impuissants face à la dégringolade du taux de change de la monnaie européenne unique, qui leur procurait des bénéfices certains.

«Les gens n’achètent plus d’euros», déplorent-ils, en s’inquiétant d’une dépréciation encore plus importante durant les mois à venir, particulièrement en saison estivale et avec l’arrivée des immigrés, dont les apports en devises, plus précisément en euros, risque d’influencer davantage les cours à la baisse.

En attendant, les animateurs du marché parallèle ont déjà identifié les éléments qui sont à l’origine de cette situation. Leurs avis rejoignent ceux des experts du secteur financier, selon lesquels deux principales raisons sont à invoquer, à savoir la suppression de l’importation de véhicules de moins de trois ans et surtout l’obligation faite désormais aux sociétés d’importation de disposer d’un capital minimum de 20 millions de dinars pour pouvoir activer dans ce créneau, mettant ainsi sur la touche un grand nombre d’importateurs qui avaient un recours massif au marché parallèle de la devise.

Le faible écart entre les cours du marché parallèle et les cours officiels de la Banque d’Algérie relance le débat sur la convertibilité totale du dinar. Certains experts défendent cette convertibilité, estimant que c’est le moment idéal d’y recourir, du fait qu’il n’y a pas de «raison valable pour ne pas le faire».

L’argument d’une fuite massive des capitaux ne tient pas la route, affirment-ils, d’une part parce qu’il y a «un contrôle rigoureux à l’étranger de l’origine des devises» et d’autre part parce qu’on considère que s’il y avait une tendance vers la fuite de capitaux, la demande sur le marché parallèle aurait été plus importante et les cours n’auraient pas autant baissé et durant tout ce temps.

Or, c’est justement une baisse de la demande qui est à l’origine de l’effondrement du marché parallèle. La convertibilité totale du dinar est considérée comme opportune par certains experts d’autant que la situation économique du pays est favorable avec des réserves de change évaluées à 60 milliards de dollars.

Même si l’on soutient officiellement qu’une convertibilité totale peut avoir des incidences négatives, en cas de baisse des prix du pétrole, certains experts affirment qu’«une marche arrière» est toujours possible et que dans une telle situation, l’Etat pourrait toujours recourir à «une convertibilité progressive» comme l’ont fait d’autres pays, dont la France, quand ils s’étaient retrouvés dans le même cas de figure.

Par le Jeune Indépendant

Misstagounits
07/02/2006, 13h58
Ca ne fait pas l'affaire des zimmigrés qui profitaient du taux de change favorable pour passer des vacances au bled , bon cette année vaut mieux aller a la cote d'usure.

Adhrhar
07/02/2006, 13h59
On s’en doutait un peu. Suite à l’interdiction, décidée à l’encontre des émigrés de ne plus rapatrier que des véhicules neufs, l’intérêt de changer des Euros, au noir, n’a plus de raisons d’être.

Misstagounits
07/02/2006, 14h06
A cause de cela je me retrouve sans emploi :razz:

GAbdelkader
07/02/2006, 14h57
C'est une excellente nouvelle pour l'economie Algerienne qui etait seignee par ce marche des devise noir.

Adhrhar
07/02/2006, 15h01
Misstagounits A cause de cela je me retrouve sans emploiComment cela ? Tu es dans l’importation de voitures d’occasion entre la France et l’Algérie ?

zek
07/02/2006, 18h46
Bonsoir, pour ceux qui travaillaient dans l'importation de vehicules d'occasions ou qui possedaient des societes dans ce creneau en France, rien ne les empechent de se recycler dans la concession de vehicules automobiles neufs, en Algerie le marche n'est pas sature et certaine firmes cherchent des concessionaires alors au lieu de pleurer suffit de mettre la main a la poche et de trouver une assiette fonciere. :)

menara
07/02/2006, 18h49
en Algerie le marche n'est pas sature et certaine firmes cherchent des concessionaires alors au lieu de pleurer suffit de mettre la main a la poche et de trouver une assiette fonciere.

Vue que l'Algérie est le premier marché d'importation au Maghreb y-a de la place pour pas mal de personne !!!!!!!!!!!!!!

A bonne entendeur salut

FrozenRose
07/02/2006, 19h43
En Algérie, l'étude de l'évolution du taux de change du dinar montre que le marché de change officiel (depuis sa création en 1995) a toujours coexisté avec un marché parallèle. Les statistiques enegistrent un premium de valeur positive depuis la création du dinar en 1964. Différente politique de change ont été appliquées sans succès depuis l'indépendance du pays, afin d'éliminer les transactions illégales sur les devises, et/ou d'unifier les cours de change sur les deux marchés. cependant, malgèrs que l'écart tend à diminuer, il persiste jusqu'à nos jours.

cependant, les marchés de change parallèles sont des marchés où l'accès n'est pas reglementé administrativement. Ils fonctionnent suivant les règles de l'offre et la demande. la cotation des devises internationales et monnaies étrangères se fait de manière continue et les cours de change flottent librement. désrmais, les pouvoirs publics et les autorités monétaires ne peuvent intervenir sur ce marché que d'une manière indirecte en modifiant la règlementation de change et de commerce et de commerce extérieur ou par des mesures fiscales ou budgétaire. mais ces interventions restent relativement innéficaces.

En Algérie, le marché informel des biens, services et de la monnaie (nationale et étrangère) occupe une place importante dans l'économie nationale. et le recherche à ce sujet reste limitée. on peut citer Henni (1987, 1991) a analysé l'économie informelle durant la période administrée. et Benouna (1999) a étudié les aspect sociologiques et juridique de l'économie informelle en algérie, durant la phase du PAS (plan d'ajustemet structurel)..

FrozenRose
07/02/2006, 19h52
Il faut préciser aussi que le marché parallèle du dinar est un marché libre qui échappe à tout controle des autorités monétaires. il constitue une place de change où les cours de toutes les devises est déterminé librement. à la différence du du marché officiel qui est rattaché principalement au dollar américain, le marché paralléle est resté ancré au franc français jusqu'à 2001. à partir de 2002, la monnaie d'encrage devient l'euro.

le rattachement du cours parallèle du da au FRF et maintenant à l'euro, s'explique d'une part, par l'importance de la part de ces devises dans l'offre global de ce marché. cette dernière, provient essentiellement des transferts de fonds non déclarés par les travailleurs émigrés en France, à l'occasion de leurs entrées en Algérie. D'autre part, le choix du mode de rattachement du dinar est une survivance de la période coloniale, je pense!

passanger
07/02/2006, 20h01
bon vue ton pseudo je te pose la question suivante ......
d'aprés ton analyse;les euro vont ils etre revu en hausse?
et le dollar lui es que c'est vraiment une monnais stable?

FrozenRose
07/02/2006, 20h50
passanger,

cette dévaluation de l'euro est au fait une mesure bien rationnelle des autorités monétaires algériennes: elles ne peuvent faire autrement. On ne peut nier que le marché parallèle nuit significativement au fonctionnement du marché officiel. Le but de cette mesure est de réduire la prime de change (écart entre le cours officiel et le cours parallèle), et comme voit la prime est passé à 9% (alors qu'en 2003 elle était de 23%: c'et énorme!)

Cependant, je pense que cette situation va persister (je l'espère) et, elle va initier plus les agents économiques à se tourner vers le marché officiel ( ce qui aura comme conséquence une apréciation supplémentaire du dinar algérien: en 2004 le dinar algérien s'est apprécié de 2,2 % par rapport au dollar et de 2 % par rapport à l'euro) . C'est juste une histoire d'adaptation, ensuite les choses seront plus simple à gérer. Au fait, je pense que le dinar algérien se dirige sérieusement vers le grand tourant! et il joura enfin son rôle de variable macroéconomique déterminante!

Pour le dollar, sans conteste il est une monnaie puissante et je pense qu'il le sera encore pour longtemps malgrès l'emergence de plusieurs monnaies (y compris l'euro pour y faire face! Cependant la régression du dollar par rapport à l'euro en 2005, n'est qu'une histoire de politique économique (plus en dévalue la monnaie et plus nos éxportations deviennent compétitives). C'était tout bonnement voulu par les EU, pour détrôner le marché européen et ça était bien réussi! et la Chine exerce exactement la même manoeuvre!!

passanger
07/02/2006, 21h12
donc pour l'euro au parché paralléle;selon toi la situation est partie pour duré un bon moment
pour le dollar cert c'est une politique bien tracé par les US,c'estla même choses pour la dette exterieur américaine;il son malins ces zzamricains mais pas au point où il croient l'étre ;)

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