PDA

Voir la version complète : Un programme de 100 milliards pour la recherche en Algérie


halim kbir
15/03/2010, 12h02
Recherche scientifique : un programme de 100 milliards et un nouveau statut pour le chercheur

Merouane Mokdad

L’Algérie compte actuellement 780 laboratoires de recherche qui emploient 1500 chercheurs. « Notre objectif est d’atteindre 1000 laboratoire avec 4500 chercheurs permanents. Aujourd’hui, nous avons 1500 chercheurs permanents et 20.000 enseignants chercheurs », a indiqué Abdelhafid Aourag, directeur général de la recherche scientifique et du développement technologique, invité lundi de la Chaîne III de la radio nationale.

Le plus important, selon M. Aourag, n’est pas le nombre de laboratoires mais la mobilisation des chercheurs. L’Algérie compte 600 chercheurs par un million d’habitants. A titre de comparaison, « la France est à 4300 chercheur par un million d’habitants. Des indicateurs à prendre en compte pour valoriser la recherche scientifique en Algérie car nous sommes loin des normes », a-t-il dit.

L’Algérie, d’après lui, n’a pas encore atteint la masse critique en nombre de chercheurs pour pouvoir réaliser les 34 programmes nationaux de recherche scientifiques. Ces programmes sont, entre autres, axés sur les risques majeurs, l’eau, l’agriculture et la santé.

M. Aourag a annoncé que le Conseil national de la recherche scientifique et du développement technologique sera bientôt mis en place. Il sera présidé par le Premier ministre. L’Etat a, selon lui, débloqué une enveloppe de 100 milliards de dinars pour financer un programme de recherche qui s’étale jusqu’à 2014.


Un nouveau régime indemnitaire

Une nouvelle grille des salaires sera également bientôt mise en application pour les chercheurs après approbation de la Fonction publique. « Elle sera à la hauteur des chercheurs mais il faut faire la différence entre un chercheur qui ne produit rien et un chercheur qui contribue au développement de l’économie. Nous devons mettre en place un système qui privilégie l’excellence », a précisé M. Aourag.

« L’ensemble des primes qui seront mises en place et qui valoriseront les salaires seront en fonction de l’excellence du chercheur. Les primes, qui ne seront plus forfaitaires, vont évoluer avec le salaire. Il faut donner les meilleures conditions de travail pour les chercheurs », a-t-il ajouté. Il est impératif, selon lui, d’accorder toute l’attention au personnel de soutien à la recherche. « C’est pour cela que nous allons élaborer un statut particulier pour l’ingénieur de recherche pour que l’évolution de sa carrière soit la même que celle d’un chercheur », a-t-il expliqué.

M. Aourag a également regretté l’absence d’un dispositif d’évaluation du système national de recherche. « Il n’y pas encore d’indicateurs qui nous permettent d’évaluer la recherche scientifique. Nous devons détecter nos faiblesses et mieux répartir les compétences. Pour cela, nous allons élaborer une cartographie pour valoriser ces compétences », a-t-il dit.

Cookies