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Voir la version complète : Célébration de la fête de la Victoire, éclairages sur la dimension du 19 mars


DZone
19/03/2010, 22h47
[Aps 19/3/10] CONSTANTINE - La célébration de la Fête de la Victoire a revêtu cette année un cachet particulier à Constantine qui a abrité les festivités officielles du 48e anniversaire de cette glorieuse date de l'Histoire du pays. Ces festivités, présidées par le ministre des Moudjahidine, M. Mohamed-Cherif Abbas, ont notamment fait la lumière sur certains aspects relatifs aux négociations et des accords d'Evian, offrant l'opportunité d'évoquer les personnalités qui ont conduit ces négociations, en particulier, et les héros de la Révolution, en général.

M. Abbas avait donné, dès jeudi, le ton de ces festivités en rappelant, dans une allocution d'ouverture d'une conférence sur le thème organisée à l'université Emir-Abdelkader des sciences islamiques, que la Fête de la Victoire est "le fruit d'un âpre combat du peuple algérien qui a arraché son indépendance au prix de sacrifices incommensurables" et qu'elle constitue "le meilleur cadeau que la génération de Novembre ait pu offrir aux générations montantes".


Le ministre n'a pas manqué à cette occasion d'évoquer sur le ton de l'ironie "les aspects positifs du colonialisme" relevant que ces contrevérités constituent une fuite en avant devant la réalité hideuse des crimes de ce colonialisme "dont les traces sont toujours visibles sur les corps de nos Moudjahidate et Moudjahidine et sur le sol de notre pays".

Il a souligné à ce propos que la meilleure réponse à apporter à ces affabulations est de "se mobiliser autour du combat contre le sous-développement et contre les déviations, les maux sociaux, la corruption et le terrorisme abject".

La projection d'un film documentaire intitulé "les grands dossiers d'Evian" du réalisateur Djelloul Haya, a captivé l'assistance, faisant planer dans la salle un moment d'intense émotion.

Bon nombre de membres de l'assistance, profondément "remués" par les images vivantes des héros de la Révolution et par les témoignages inédits qui y sont contenus, n'ont eu qu'un seul commentaire à la bouche : "ce genre de document devrait être diffusé à grande échelle pour que la jeunesse sache".

Les communications présentées par la suite ont également été riches en révélations et analyses compétentes de bons nombre de faits et événements de l'Histoire de la Révolution. Outre des communications présentées par des professeurs d'Histoire de l'université Emir-Abdelkader, les présents ont eu droit à un témoignage anecdotique mais très édifiant sur l'ambiance qui a prévalu au moment du cessez le feu.

M. Salah Belkobbi, Moudjahid et ancien diplomate, ayant vécu de près les négociations d'Evian, a raconté à ce propos qu'il se trouvait "en France, assis dans un café avec l'écrivain constantinois Malek Haddad, lorsque le programme de la télévision qui transmettait à ce moment là un match de football, fut soudainement interrompu pour passer avec une grande solennité une information que tout le monde attendait : le cessez le feu en Algérie".

"La joie était telle que le propriétaire du débit de boisson avait immédiatement annoncé que toutes les consommations étaient gratuites ce jour- là et que tous les Algériens étaient invités à dîner, chez lui, à la maison", a rapporté M.Belkobbi.

En plus des éclairages contenus dans les communications de cette rencontre, la direction des Moudjahidine a diffusé, à cette occasion, un document retraçant les grandes étapes des négociations d'Evian et, plus important encore, a passé un accord avec l'université Emir-Abdelkader des sciences islamiques en vertu duquel le département d'Histoire de cette université s'engage à aider à la collecte de témoignages des Moudjahidine et à apporter un soutien scientifique aux aspects ayant trait à l'écriture de l'Histoire de la Révolution.

Le ministre des Moudjahidine, accompagné des autorités locales, de Moudjahidine, d'enfants et de veuves de Chouhadas, ainsi que d'un nombreux public, s'est rendu, vendredi, au Carré des Martyrs de Constantine où il a déposé une gerbe de fleurs avant de se recueillir à la mémoire des martyrs de la Révolution.
La délégation a ensuite présidé une cérémonie de baptisation d'une cité résidentielle, à Aïn El Bey, qui s'appellera désormais "cité du 19-Mars 1962".

fesyan
22/03/2010, 17h24
Dans le passé évoquer le 19 mars était synonyme de déviationnisme...car le patron de l'Algérie d'alors s'appelait Houari Boumediéne ...lui et trois de ses compagnons du C.N.R.A. avaient voté contre les accords d'Evian... Quand il est mort le Président on a eu un autre regard sur cette page de l'histoire de la guerre d'indépendance c'est devenu une "fête de la Victoire".
Il faut admettre que des zones d'ombres persistent à ce jour sur le texte de ces accords -ou du Pacte comme le qualifient certains- on dit que des clauses secrètes -c'est à dire non-rendues publiques- ne seront connues qu'après la génération qui a vécu la guerre d'Algérie (en France et en Algérie bien sûr)

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