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Voir la version complète : Négociations agricoles: Maroc-Union Européenne


menara
09/02/2006, 16h38
Les prochaines négociations agricoles entre le Maroc et l'Union Européenne vont être des plus cruciales pour le Maroc et l’Union. Chaque partie veut absolument protéger le plus ses secteurs stratégiques. De nombreux pays comme l’Espagne craignent les exportations marocaines dans les secteurs des agrumes, des fruits et légumes, ou le secteur oléicole. Mais de nombreux pan de l’agriculture marocaine doivent absolument être remis à niveau pour faire face à la concurrence des produits européens comme les céréales, la betteraves à sucre etc…

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Accord d’association Maroc-UE

Négociations agricoles: Virage décisif pour le Maroc


· Négociateurs: Pas de subvention, mais «appui aux réformes agricoles»

· Ouverture par liste négative: 15 produits marocains pour 3.000 européens

· Les produits de la pêche, bruts ou transformés, sont du voyage

Les négociateurs européens et marocains devraient se réunir autour du volet agricole de l’accord d’association Maroc-UE, courant février, aux alentours du 22. C’est une «réunion technique pour valider le cadre des négociations», comme disent de manière inimitable les négociateurs, de part et d’autre.
La commissaire européenne à l’Agriculture, Mariann Fischer-Boel, selon plusieurs sources concordantes, devrait faire le déplacement à Rabat pour rencontrer le ministre de l’Agriculture et des Pêches maritimes, Mohand Laenser et visiter le Maroc, indépendamment de cette réunion. La date n’est pas encore fixée. Valeur aujourd’hui, Fisher-Boel maintient toujours sa visite. Aucun des partenaires, Marocain comme Européen, ne s’est laissé influencer par la démesure des évènements suite à la publication de caricatures du Prophète par un journal danois.
Rappelons que les produits de la pêche, transformés ou non («le régime commercial» et non pas l’accord de pêche) font partie des négociations agricoles.
Le grand changement de l’approche des négociations concerne le passage du principe de liste positive à celui de la liste négative. C’est-à-dire qu’au lieu de négocier produit par produit, les deux partenaires ont retenu le principe de libéralisation progressive de tout le secteur agricole, à chacun de mettre dans un «petit panier», les produits qu’on ne veut pas mêler à l’ouverture tarifaire. L’objectif est d’aller plus vite dans la libéralisation, mais pas brutalement.
Surtout que le bilan de ces dix dernières années est bien morose (cf. nos nombreuses analyses, www.leconomiste.com).

· Un quitte ou double

Ce changement implique, pour le Maroc, une accélération du rythme de ses réformes agricoles. Le Royaume exporte une quinzaine de «positions-phares» (les produits qui se vendent bien) sur le marché européen. L’Union européenne en a près de 3.000, disent les experts interrogés. L’enjeu pour le Maroc sera de réussir sa transition agricole, certes, mais pas en demandant de l’argent pour le développement rural, dit-on dans les couloirs.
Ce nouveau cadre est du quitte ou double pour le Maroc. Le meilleur scénario est celui où le pays peut arracher à l’Union européenne encore plus de concessions commerciales accompagnées d’un fort appui aux réformes pour les secteurs agricoles sensibles.
Car la logique de l’ouverture va générer des coûts sociaux importants. «Il faut impérativement à l’occasion de ces négociations que l’on décroche plus de possibilités d’exporter les produits traditionnels», dit cet exportateur de fruits et légumes, qui souhaite garder l’anonymat. Donc décrocher plus de «quotas» ou un accès sans limite pour la tomate par exemple.
Mais selon les professionnels, la logique de la liste négative est un gros risque pour le Royaume. «L’Europe sera en droit de protéger son marché. Nous pouvons alors avoir paradoxalement une ouverture des parties importantes de notre agriculture sans contrepartie suffisante en termes d’ouverture», dit cet expert agricole.
Selon lui, dans ces conditions, la bonne démarche est celle d’un appui pour les réformes agricoles et une ouverture plus grande.
Les experts estiment qu’il ne faut surtout pas rester dans la logique des subventions pour le développement rural, mais plutôt mettre en place un programme conjoint d’action et de mise à niveau de ces secteurs. De telle manière que le Maroc puisse opérer sa transition en trouvant des opportunités nouvelles sur le marché européen pour les produits-phares du pays, en l’occurrence les fruits et légumes.
Le nouveau cadre des négociations agricoles Maroc-UE est celui du Processus de Barcelone: création d’une zone de libre-échange entre les douze pays méditerranéens (dont le Maroc) et l’Union européenne d’ici à 2012. Bruxelles souligne que le Maroc soit le premier pays avec lequel s’engage cette négociation dans le nouveau cadre.

Source :

http://www.leconomiste.com/article.html?r=6

aymane
09/02/2006, 19h59
à partir d'aujourdh'jui , le prix de l'essence à augmenté au maroc, le prix à la pompe est 10,80 dhs pour le super et 9,80 pour le gazoil, cette augmention ne fait le ni le bonheur des citoyens ni celui des transporteurs et surtout pas celui des pecheurs de haute mer qui menacent...à l'approche de la venue des pecheurs de l'union europeènne

nagueb
12/02/2006, 11h47
L Espagne supervises en majorité l agriculture au Maroc ,comme les Hollandais pour la pêche.Mais c est vrai que ca apporteras une conccurence accrue pour L UE et en contrepartie combleras le manque a gagner des terres en jacheres epuisées par des traitements intenses phytosanitaire .

menara
13/02/2006, 14h48
L Espagne supervises en majorité l agriculture au Maroc ,comme les Hollandais pour la pêche

Pas du tout d'ou tiens tu ces informations l'agriculture marocaines est totalement autonome et il en est de même pour la pêche.

Les espagnoles sont des investisseurs qui s'interrésent de plus en plus aux projets agricoles au Maroc surtout dans le cadre actuel de la privatisation des terres de la sogea.

nagueb
13/02/2006, 17h20
Prim atlas ,Amoud ,Avryl,Delassus sont de tres grosses societes associés aux espagnoles

Azura et idyll sont de tres grosse sociétés Francaises
mais ca reste avant tout des entreprises Marocaines etant enregistré au Maroc

Ces entreprises ont pour role de superviser leurs exploitations au Maroc certaines font de la recherche agronomique et apporte leurs propres variétés soi en graines soi en plants
Les Espagnoles tiennent une grosse partie en terme de distribution legumiere du Maroc par le biais de cooperatives .
Pour les hollandais j ai de vastes infos, ils ont des infrastuctures de piscicultures au larges de l ocean atlantique
ce qui appartiennent au Royaume est uniquement le terrains pas l exploitation
comme en TUNISIE beaucoup d Hollandais investissent en Agriculture ou en Algerie ,en ce moment des Francais investissent pour des exploitation agricoles

menara
14/02/2006, 14h24
Prim atlas ,Amoud ,Avryl,Delassus sont de tres grosses societes associés aux espagnoles

Azura et idyll sont de tres grosse sociétés Francaises
mais ca reste avant tout des entreprises Marocaines etant enregistré au Maroc

Salam Nagueb oui je sais je connais l'afpel je sais qu'il y-a pas mal d'investisseurs français et étrangers dans l'agriculture mais ils sont loin de représenter la grande majorité des producteurs de fruits et légumes au Maroc.

Pour les hollandais j ai de vastes infos, ils ont des infrastuctures de piscicultures au larges de l ocean atlantique
ce qui appartiennent au Royaume est uniquement le terrains pas l exploitation

Oui je sais que le groupe qui détient la marque Heiplog possède de nombreuses fermes piscicoles au Maroc mais dans l'ensemble du secteur la crevette ou la langouste arrivent loin derrières la pêche pélagique, et céphalopodiére aussi bien en tonnage qu'en trésorerie généré.

Certes il faut dire que Heiplog est très bien implanté au Maroc d’ailleurs plusieurs fermes piscicole du nord du Maroc travail pour les groupes espagnoles qui opèrent dans ce domaine.

nagueb
14/02/2006, 16h39
Salam Menara

oui c est vrai que la plupart des producteurs sont Marocains ,mais ce que je voulais dires par superviser c est, par exemple, les Espagnoles ont apporter leurs techniques et les recherches pour les agriculteurs .Pour la distribution le conditionnement, l emballage pour l Europe ,les espagnoles y sont tres presents
comme Azura pour la France.Meme pour te dire que des produits Marocains emballés au Maroc sont passé en Produits Espagnoles pour eviter des surtaxes de l UE
Pour les surtaxes elles n existeront^plus par ce partenariat dont tu viens d evoquer, c est l OMC qui a voulu ces nouvelles mesures,avant lorsque le Maroc exportait trop elle etait surtaxé par l UE
Ces nouvelles mesures de partenariat ne s arretes pas qu au Maroc ca concerne aussi l Algerie et la Tunisie

menara
14/02/2006, 16h48
oui c est vrai que la plupart des producteurs sont Marocains ,mais ce que je voulais dires par superviser c est, par exemple, les Espagnoles ont apporter leurs techniques et les recherches pour les agriculteurs .Pour la distribution le conditionnement, l emballage pour l Europe ,les espagnoles y sont tres presents comme Azura pour la France.

Oui je te rejoins sur ce point effectivement j'ai vus auusi la différence entre les emballages des compagnies comme Azura, etc... Et les enballages fait par les sociétes marocaines. Franchement y-a pas photo, ceux fait par les entreprises marocaines font vraiments pitiés.

Meme pour te dire que des produits Marocains emballés au Maroc sont passé en Produits Espagnoles pour eviter des surtaxes de l UE

Oui j'avais déjà entendus parlé de ça à l'économiste.

Pour les surtaxes elles n existeront^plus par ce partenariat dont tu viens d evoquer, c est l OMC qui a voulu ces nouvelles mesures,avant lorsque le Maroc exportait trop elle etait surtaxé par l UE
Ces nouvelles mesures de partenariat ne s arretes pas qu au Maroc ca concerne aussi l Algerie et la Tunisie

Oui se sera extrémement bénéfique pour la région !!!!!!!!

nagueb
14/02/2006, 17h33
C est le meme probleme sur les Legumes d Algerie en termes d emballages
Tu sais q u il y a des producteurs Marocains qui s associe a des producteurs Algeriens pour develloper l agriculture en Algerie ?

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