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morjane
10/02/2006, 14h33
L'Assemblée de Polynésie a dénoncé la nocivité des essais nucléaires français au travers d'un rapport qui a demandé six mois d'enquete sur le terrain et qui casse le mythe "d'essai propre". Evidèment l'opposition a quitté l'hémicyclique avant adoption de ce rapport par l'assemblée et Gaston Flosse le conteste en arguant que c'était de la "propagande anti-française et qu'il était politiquement sectaire, techniquement nul et intellectuellement malhonnête.

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L'Assemblée de Polynésie a adopté jeudi un rapport dénonçant la nocivité des essais nucléaires français à l'unanimité, ses détracteurs ayant quitté l'hémicycle en signe de protestation.

Fruit de six mois de travail d'une commission d'enquête sur le terrain et dans les archives, le document démonte le mythe des "essais propres".

Pour ses rédacteurs, affirmer qu'il y a eu des essais nucléaires dans l'atmosphère "propres et sans danger" est "une véritable contrevérité".

"A plusieurs reprises, l'ensemble des archipels de Polynésie ont été touchés par des nuages radioactifs pendant les huit années d'essais dans l'atmosphère", souligne le rapport d'enquête.

Dans ses recommandations, la commission souhaite que l'État français "règle les éventuels préjudices économiques subis par les anciens travailleurs des sites" d'essais nucléaires et demande la divulgation "de tous les rapports sur les retombées des essais aériens de la période 1966-1974".

Pendant ces huit années, la France a procédé à 46 essais nucléaires atmosphériques au-dessus des atolls de Mururoa et de Fangataufa.

Le rapport affirme notamment que le premier essai - Aldebarran, le 2 juillet 1966 - doit être qualifié de "véritable accident de tir".

Sur la base des analyses de la Commission de recherche et d'information indépendante sur les radiations (Criirad), le rapport estime que les populations du petit archipel des Gambiers, situé à l'est de Mururoa, auraient reçu l'équivalent, en radiation, de "1.700 fois" le nuage de Tchernobyl, tel qu'il avait été mesuré en mai 1986 par les instruments de la centrale nucléaire du Bugey, en France.

"PROPAGANDE ANTI-FRANÇAISE"?

Le nuage radioactif provoqué par Aldebarran se serait propagé dans tout le Pacifique.

L'État français a reconnu il y a peu qu'au moins cinq essais avaient provoqué des retombées radioactives, un chiffre très sous-estimé selon les rédacteurs du rapport, un épais document de 478 pages.

Paris, qui a récemment ouvert la porte au dialogue sur le passé nucléaire de la Polynésie française, n'a pas encore répondu à ce rapport qui a été présenté par l'indépendantiste et militante antinucléaire Tea Hirshon.

Cependant, une action en justice a été lancée dès la formation de la commission d'enquête, il y a six mois, les autorités en contestant la validité juridique.

En l'absence de ses opposants - les fidèles de l'ancien président et sénateur UMP Gaston Flosse - le texte a été adopté à l'unanimité jeudi.

Avant de quitter l'hémicycle, Gaston Flosse a vivement mis en cause la crédibilité de ce travail, qui reprend, selon lui, toute la "propagande anti-française" que le Tavini, le parti indépendantiste du président Oscar Temaru, "rabâche depuis plus de trente ans".

"Votre rapport est politiquement sectaire, techniquement nul et intellectuellement malhonnête", a-t-il déclaré avant de quitter la salle.

Par Reuters

menara
10/02/2006, 15h00
L'Assemblée de Polynésie a dénoncé la nocivité des essais nucléaires français au travers d'un rapport qui a demandé six mois d'enquete sur le terrain et qui casse le mythe "d'essai propre". Evidèment l'opposition a quitté l'hémicyclique avant adoption de ce rapport par l'assemblée et Gaston Flosse le conteste en arguant que c'était de la "propagande anti-française et qu'il était politiquement sectaire, techniquement nul et intellectuellement malhonnête.

Donc on peut dire en quelque sorte de l'AIEA (Agence Internationale de l'Energie Atomique) fait de la propagande anti-Iranienne.

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