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menara
10/02/2006, 16h40
La nouvelle génération de magasins Kitea arrive

· «Kitea Géant», un hypermarché de 6.000 m2 dans un an

· Associée à Cetelem et MasterCard, la chaîne lance une carte de fidélité

L’ÉQUIPEMENT ménager en général, particulièrement les ventes de meubles bénéficient d’une conjoncture extraordinaire grâce à un marché immobilier qui se porte comme un charme. L’accès à la propriété élargit de facto la demande du premier équipement pour les ménages. Résultat: l’embellie observée dans l’électroménager blanc (réfrigérateur, appareils de cuisson et lave-linge) se retrouve aussi dans l’ameublement malgré la concurrence d’un secteur informel florissant.
Kitea, l’enseigne «historique» du meuble en kit, reste sur un exercice 2005 exceptionnel après avoir réalisé une croissance de 25% par rapport à l’exercice précédent. C’est plus de 6 fois le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) même s’il faut tempérer ce chiffre par l’effet du changement de périmètre dû à l’ouverture de nouveaux points de vente. La chaîne en compte aujourd’hui vingt-trois. Il reste que la performance sera difficile à rééditer, concède Amine Benkirane, directeur général de la chaîne. Pour l’année 2006, l’objectif de croissance est de 18% pour porter le chiffre d’affaires à 350 millions de dirhams.
Le spécialiste de meubles en kit doit aussi son exercice exceptionnel au recrutement d’une nouvelle population de clients. Outre le fait que le réajustement du contenu des rayons dans les magasins a séduit de nouveaux clients, il y a aussi l’effet d’une politique «intelligente» de sourcing. Le marché de l’ameublement est loin d’arriver à maturité, remarque le patron de Kitea. L’enseigne parie sur le développement du marché. D’ici à la fin 2006 début 2007, la chaîne va lancer son nouveau concept, «Kitea Géant», des hypermarchés de 6.000 mètres carrés, révèle le directeur général.
En attendant l’arrivée de ces grands magasins, il faut élargir les prestations au client. D’où le lancement de la carte de fidélité appelée «carte avantages» en partenariat avec Cetelem Maroc et MasterCard. Il s’agit d’une évolution de la carte Aurora (ouvrant droit à un crédit revolving). Cela tombe bien car l’achat des meubles à crédit n’est pas encore assez développé, selon le management de Kitea.
La carte «avantages» est un prolongement naturel de notre partenariat avec Kitea en ce qu’elle offre de nouvelles fonctionnalités et d’opportunités au client, fait remarquer Pierre Jalin, directeur général de Cetelem Maroc. Par rapport au crédit classique, pas besoin de refaire son dossier, le client est référencé et peut acheter à hauteur de sa réserve et a le droit, à tout moment, de disposer librement de sa réserve d’argent.
Pour la chaîne Kitea, c’est d’abord un instrument de fidélisation comme on en trouve dans le commerce moderne. A l’image de ce que pratiquent les magasins Fnac (France) ou des distributeurs de carburant, elle est rattachée à un paquet d’avantages. Ceux-ci vont des privilèges pour les livraisons, le service après-vente, à la personnalisation du service dans les points de vente jusqu’aux remises sur les prix d’articles. Le détenteur de la carte peut aussi accéder au crédit gratuit toute l’année, promet le management de Kitea. Tous les détenteurs de la carte «Aurora Kitea» recevront gratuitement les nouvelles cartes.
Dans ce partenariat, MasterCard apporte le label et, donc, la confiance, un réseau de commerçants (16.000 au Maroc) et 900 guichets automatiques bancaires, affirme Faissal Khdiri, directeur régional de MasterCard, Afrique du Nord, Centrale et de l’Ouest. Le concurrent de Visa est un spécialiste du cobranding, comme disent les spécialistes marketing. Sur les 700 millions de cartes qui circulent sous sa marque dans le monde, 60% sont adossés aux enseignes commerciales.

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De quelle crise parle-t-on?


L’ACCÉLÉRATION de l’équipement des ménages (en primo achat ou en renouvellement) tranche avec le discours sur la «morosité des affaires» que véhiculent souvent des chefs d’entreprise. Que les ménages s’équipent toujours plus, n’est-ce pas un bon indicateur de la santé de l’économie? s’interroge le directeur général de Kitea. Comment alors expliquer cet écart entre la réalité et la perception récurrente de la crise? Le patron de Kitea se dit être le premier à s’en étonner. «Jamais la situation du Maroc n’a été aussi meilleure qu’en ce moment», soutient-il. Regardez, poursuit-il, «il n’y a pas que le tourisme et l’immobilier qui performent».
Les chantiers d’infrastructure se multiplient, et l’on ne parle plus que de Casablanca ou Rabat comme jadis. L’assurance maladie obligatoire est un acquis, fait remarquer le DG de Kitea. «Si malgré tout cela, on ne s’en sort pas, il s’agit alors d’un problème interne ou que l’on se trouve dans une activité en fin de vie», analyse Amine Benkirane, qui se défend de toute prétention.

Abashi SHAMAMBA

Source :

http://www.leconomiste.com/article.html?a=68578

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