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Voir la version complète : tariq ramdan et la crise des caricatures


tamerlan
10/02/2006, 18h35
je vous propose ce texte de tariq ramdan concernant les caricatures danoises, j'ai apprecié le contenu et je vous le propose ....a mediter
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Il ne s’agit pas d’un conflit entre la liberté et le dogme
jeudi 9 février 2006, par Tariq RAMADAN


J’étais à Copenhague en octobre dernier lorsque l’affaire des caricatures a commencé à provoquer des manifestations au Danemark. Interviewé par un journaliste de la rédaction qui avait publié les douze dessins, celui-ci m’avait fait part des vifs débats internes au journal, du malaise que beaucoup de journalistes éprouvaient autour de cette affaire en même temps que de leur surprise face à la vive réaction des musulmans et des ambassades du monde arabe. Il semblait néanmoins que la tension ne devait pas franchir les frontières du Danemark. Aux musulmans qui dénonçaient un acte raciste, une provocation dont allait se servir l’extrême droite danoise en pleine expansion, je conseillais de ne pas réagir émotionnellement, d’expliquer calmement en quoi ces caricatures les blessaient et de ne point manifester ni prendre le risque de déclencher un mouvement de foule impossible à maîtriser.


Tout semblait réglé et on peut se demander pourquoi, trois mois après les faits, on a intérêt à rallumer la flamme d’une controverse aux conséquences aujourd’hui aussi dramatiques qu’incontrôlables. Des musulmans danois se sont rendus dans des pays du Moyen-Orient et ont attisé la flamme du ressentiment : des gouvernements, trop contents de prouver leur attachement à l’islam - et ainsi de se légitimer aux yeux de leur population- ont saisi l’aubaine et se sont présentés en grand défenseur de la cause. Il n’en fallait pas davantage pour que des politiciens, des intellectuels et des journalistes - avocats de l’autre grande cause de la liberté d’expression- se présentent en résistants à l’obscurantisme religieux au nom des valeurs de l’Occident. Et nous voilà en face de la grande simplification, de la polarisation la plus simpliste qui soit : il s’agirait d’un clash entre les civilisations, d’un affrontement entre, d’un coté, l’inaliénable principe de la liberté d’expression et, de l’autre, le principe qui fonde l’inviolable sphère du sacré. Présenté en ces termes, le débat a malheureusement viré au bras de fer : qui l’emportera ? Des musulmans veulent des excuses, menacent de s’en prendre aux intérêts européens, voire au personnes ; des gouvernements et des journalistes occidentaux refusent de plier sous les menaces et certains organes de presse en rajoutent en publiant à leur tour les caricatures. La majorité des populations du monde observent ces excès avec perplexité : quelle folie mène le monde ?


Il faut pourtant trouver les moyens de sortir de ce cycle infernal et de demander à tous et à chacun de cesser de jeter de l’huile sur le feu pour enfin entrer dans un débat sérieux, profond et serein. Non, il ne s’agit pas d’un clash entre les civilisations ; non, cette affaire ne symbolise pas l’affrontement entre les principes des lumières et ceux de la religion. Non, trois fois non. Ce qui est en jeu au coeur de cette triste affaire c’est de mesurer la capacité des uns et des autres à savoir être libre, rationnel (croyant ou athée) et, dans le même temps, raisonnable. La fracture qui se dessine aujourd’hui n’est point entre l’Occident et l’Islam mais entre celles et ceux qui dans les deux univers, savent être et affirmer ce qu’ils sont avec mesure au nom d’une foi et/ou d’une raison raisonnables et ceux qui se laissent emporter par les certitudes exclusives, la passion aveugle, les perceptions réductrices de l’autre et les conclusions hâtives. Ces traits de caractère sont équitablement partagés entre certains intellectuels, savants religieux, journalistes et une partie des populations des deux univers. Face aux dérives graves qu’ils peuvent provoquer, il est urgent d’appeler à plus de sagesse.


Il est interdit en islam de représenter les Prophètes de n’importe quelle façon que ce soit. Il s’agit là non seulement de l’expression du respect fondamental qui leur est dû mais également d’un principe de la foi qui exige que Dieu et ses Prophètes ne soient jamais figurés pour éviter toute tentation idolâtre. En ce sens, représenter un Prophète équivaut à une transgression grave. Si, en sus, on y ajoute l’insulte et l’amalgame bien maladroit comme cela a été perçu par les musulmans dans la représentation du Prophète avec un turban en forme de bombe, on comprend la nature du choc et du rejet qui s’est manifesté très largement parmi les musulmans (dont certains ne sont pas même pratiquants). Ils estimaient qu’on allait trop loin : il était bon et important qu’ils puissent l’exprimer et être entendus. Il était néanmoins nécessaire qu’ils n’oublient pas que les sociétés occidentales depuis trois siècles, se sont habituées (à la différence des sociétés musulmanes) à la dérision, à l’ironie et à la critique du fait et des symboles religieux, du Pape, du Christ voire de Dieu. Même s’ils ne partagent pas cette attitude, il est impératif que les musulmans sachent garder une distance intellectuelle critique en pareille circonstance et ne se laissent pas entraîner par une ferveur qui est mauvaise conseillère. En face de caricatures aussi maladroites que bêtement méchantes, il eut été - et il demeure préférable - d’exposer sans fracas au public ses principes et ses valeurs et de passer son chemin jusqu’à ce qu’une conjoncture plus favorable permette un débat plus serein. Ce qui sourd des communautés et du monde musulmans aujourd’hui est aussi excessif qu’insensé : l’obsession des excuses, les appels aux boycotts voire les menaces de représailles physiques et armées sont totalement démesurés et ces excès sont à rejeter et à condamner.


Invoquer le "droit à la liberté d’expression" pour se donner le droit de tout dire, n’importe comment, contre n’importe qui, est également une attitude irresponsable. D’abord parce qu’il n’est pas vrai que tout est permis au nom de la liberté d’expression. Chaque pays a des lois qui fixent un cadre qui permet, par exemple, de condamner les propos racistes et auxquelles il faut ajouter un corps de règles particulières qui correspondent à la culture, aux traditions, à la psychologie collective de la société en question et qui régulent les relations entre les individus et la diversité des cultures et des religions en présence. On ne traite pas de la même façon l’injure raciale et/ou religieuse selon les sociétés occidentales : à l’intérieur d’un cadre légal à peu près commun, chaque pays a sa mémoire et sa sensibilité que la sagesse impose de reconnaître et de respecter. Les sociétés européennes ont changé et la présence des musulmans a quelque peu modifié cette sensibilité collective. Plutôt que d’être obsédé par le droit - au point de le transformer en dictature du droit à l’expression de n’importe quoi - ne serait-il pas bienvenu d’appeler les citoyens à un usage responsable de leur liberté d’expression qui tienne compte des sensibilités qui composent nos sociétés contemporaines ? Il ne s’agit pas d’ajouter des lois et de restreindre l’espace de la parole libre : non, il s’agit simplement d’appeler les uns et les autres à user de leurs droits de façon raisonnable. Il s’agit bien plus de civisme que de droits ; les citoyens de confession musulmane ne demandent pas plus de censure, simplement un peu plus de respect. On ne décrète pas le respect mutuel à coup de lois, on l’enseigne au nom d’une citoyenneté libre, responsable et raisonnable.


Nous sommes à la croisée des chemins. Il est l’heure que des femmes et des hommes refusent les faux clivages entre deux mondes et bâtissent des ponts entre deux univers qui ont de nombreux principes communs. Qu’ils affirment le droit à l’expression libre en même temps que le sens de la mesure quant à son usage ; qu’ils promeuvent l’autocritique nécessaire et qu’ils refusent les vérités exclusives et les postures binaires. Nous avons un urgent besoin de confiance mutuelle. La crise provoquée par ces caricatures nous montre combien le pire est possible (à partir d’ "apparemment rien ") entre deux univers de sens quand ils deviennent sourds l’un à l’autre et sont tentés de se définir l’un contre l’autre. Un désastre dont les extrémistes des deux camps ne manqueront pas de tirer parti. Si les femmes et les hommes qui chérissent la liberté, qui savent l’importance du respect mutuel, qui ont conscience de l’impérative nécessité du dialogue critique et constructif ; si ces femmes et ces hommes, disais-je, ne s’expriment pas, ne s’engagent pas plus visiblement ensemble et ne résistent pas aux dérives de notre temps alors il y a fort à parier que des lendemains douloureux et noirs nous attendent. Au demeurant, c’est à nous de choisir.

joandemilan
10/02/2006, 19h09
"Il est interdit en islam de représenter les Prophètes de n’importe quelle façon que ce soit."

Cette citation de Ramadan pourrait laisser supposer que les chrétiens qui représentent Issa en feuilleton de sa naissance à sa mort, Ibrahim avec Dieu qui lui retient le bras avant qu'il ne frappe son fils en vue de le sacrifier seraient des blasphémateurs.

Finalement les chrétiens ont suivi les livres saints plus dans l'esprit que dans la lettre; ce qui finalement rend sans importance les erreurs qui auraient pu s'y glisser. Quand une parole dit le bien, c'est une bonne parole quelqu'en soit son auteur.

Tarik Ramadan est remarquablement intelligent et il peut servir à tout le monde.

tamerlan
10/02/2006, 19h18
j'avais lu ce commentaire en reponse a tariq ramdan ...je l'ai trouvé tellement vrai sur la perceptions actuelle de l'islam en occident en general et en europe en particulier:
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Voici mon adaptation du conte « Les aveugles et l’éléphant » conte indien que j’ai puisé dans l’ouvrage d’Edouard Brasey « Trouver sa vérité par les contes de sagesse ». Conte déjà adapté de « L’éléphant dans la maison obscure », dans Le Mesnevi. 150 contes soufis, de Djalâl-od-Dîn Rûmî ; et de « Les aveugles et l’éléphant » ; de Hakim Sanai.

.P R E M I È R E . A P P R O C H E

.L’expert des éléphants :

Titre porté par un fin connaisseur des pachydermes

Éléphant :

Mammifère pachyderme de l’ordre des proboscidiens

.Aveugle :

Qui est privé de la vue

[sens figuré] dénué de jugement, de bon sens

.É T U D E . E T . D I S T R I B U T I O N . D E S . R Ô L E S

.L’expert des éléphants :

Tout homme capable de contempler avec respect la vérité dans son unité et sa globalité

.Éléphant :

Tout sujet ou toute créature qui fait l’objet de recherches, d’investigations et d’enquêtes

.Émissaires aveugles :

Toute personne ayant une vision tronquée et parcellaire

Accordant son entière confiance au seul témoignage de sa vision ordinaire

Acceptant pour « vrai » ce que ses préjugés reconnaissent étant vrai

Nourrissant un mensonge collectif parmi les dénués de jugement et de bon sens

le premier, Alain Finkielkraut
le second, Caroline Fourest
le troisième, Bernard-Henri Lévy
le quatrième, Daniel Pipes
le cinquième, Nicolas Sarkozy

.Nouvelle délégation d’aveugles :

Tout individu possédant les mêmes caractéristiques que les premiers émissaires aveugles
Manuel Valls
Gilles Kepel
Lionel Favrot
Vianney Delourme

.L E S . A V E U G L E S . E T . L ’É L É P H A N T

.Paradoxes des témoignages

.On raconte qu’un jour un expert des éléphants se rendit dans les provinces les plus reculées d’un immense État. Il avait choisi de voyager à dos d’éléphant, accompagné de sa confrérie. Or, à cette époque, l’éléphant était un animal inconnu dans certaines parties du pays. On relatait à son sujet mille merveilles, et chacun imaginait à sa façon les particularités les plus étonnantes de cette bête fabuleuse. Mais aucun paysan ni villageois n’avait eu l’opportunité de contempler la monture fantastique de ses propres yeux, car l’expert des éléphants était en permanence entouré de compagnons qui empêchaient quiconque de s’approcher trop près de l’équipage.

Un soir, l’expert des éléphants et sa confrérie décidèrent d’installer leur campement à proximité d’un village dans lequel ne vivaient que des aveugles. Ces derniers, alertés par la rumeur de la présence dans le voisinage de la bête phénoménale, décidèrent de choisir parmi eux quelques émissaires chargés d’aller étudier de plus près cet animal que personne n’avait encore jamais vu.

Ils attendirent la nuit, afin de profiter du sommeil de l’expert des éléphants et de sa confrérie. Comme ils étaient aveugles, cela ne faisait aucune différence pour eux.

Guidés par la puissante odeur qui se dégageait des flancs du pachyderme, ils s’approchèrent en silence de ce dernier et, à défaut de le contempler, ils le touchèrent et le palpèrent dans le noir, faisant confiance au témoignage de leurs mains. Puis ils revinrent au village, afin de brosser aux autres aveugles une description détaillée du fameux éléphant.

Le premier aveugle (Alain Finkielkraut), qui n’avait touché que l’oreille de la gigantesque bête, commença ainsi :

« Cet animal ressemble à une sorte de tapis volant. Son corps est mince et plat, un peu rugueux, et il s’agite dans le vent lorsqu’on le touche. »

Le second aveugle (Caroline Fourest), qui avait touché la trompe, démentit son collègue :

« Mais non. C’est un long serpent qui se dresse tout droit et a beaucoup de force, comme un boa. »

Le troisième aveugle (Bernard-Henri Lévy), qui avait touché une patte, dit à son tour :

« Vous vous trompez tous les deux. Il s’agit d’un arbre au tronc puissant et à l’écorce rude. »

Le quatrième aveugle (Daniel Pipes), qui avait touché les flancs, répondit :

« Vous êtes tous des fous ou des menteurs. Ce qu’on appelle un éléphant est en réalité une montagne. »

Enfin, le cinquième aveugle (Nicolas Sarkozy), qui avait touché la queue, s’exclama :

« Soyez un peu sérieux. L’éléphant n’est ni un tapis, ni un boa, ni un arbre, ni une montagne. C’est un simple pinceau ! »

Les aveugles se disputèrent toute la nuit afin de savoir quels témoignages étaient dignes de foi et lesquels étaient mensongers. Ils finirent par en venir aux mains, car aucun aveugle ne voulait démordre de son témoignage : lui seul avait eu l’expérience directe et authentique de la vérité ; les autres étaient dans l’erreur.

Finalement, après bien des heures de disputes et de bagarres, il fut décidé qu’une nouvelle délégation d’aveugles serait envoyée au campement de l’expert des éléphants, afin d’approcher une nouvelle fois l’éléphant et de trancher une fois pour toutes entre le vrai et le faux.

Les nouveaux émissaires (Manuel Valls, Gilles Kepel, Daniel Pipes, Lionel Favrot, Vianney Delourme) se mirent en route, mais ils arrivèrent trop tard. Entre-temps, le jour s’était levé, l’expert des éléphants et sa confrérie étaient partis, et l’éléphant avait disparu. De son passage, il n’avait laissé que cette histoire.

.Transcription et légère transposition du commentaire d’Edouard Brasey

.Cheminer dans le conte

.Les émissaires aveugles se disputent à propos de la nature véritable de l’éléphant alors qu’ils n’en ont eu qu’une expérience partielle. Chaque aveugle prend pour la totalité ce qui n’est qu’une partie de l’éléphant et identifie cette partie à une chose qui y ressemble et qu’il connaît déjà.

Il est juste de dire que l’oreille de l’éléphant ressemble à un tapis, sa trompe à un boa, sa patte à un tronc d’arbre, son corps à une montagne et sa queue à un pinceau. Mais il est faux de prétendre que son oreille est un tapis, sa trompe un boa, sa patte un tronc d’arbre, son corps une montagne et sa queue un pinceau. Et il est également faux d’affirmer que l’oreille, la trompe, la patte, les flancs et la queue de l’éléphant sont l’éléphant.

Le sens qui leur manque c’est la vision. Ils croient voir, mais en réalité ils ne voient qu’une infime partie de la réalité - celle que leur laissent entrevoir leurs sens, leur entendement et leur conscience -, ce qui ne les empêche pas de prendre cette partie pour le tout.

Ils confondent le réel avec le visible et le sensible. Mais que savent-ils de la réalité globale, infiniment plus large que ce que leur vision étriquée leur en laisse entrevoir ? Que savent-ils de l’infinité des possibles ? Ils leur manquent la vision réelle des choses : la vision globale.

.
Se reconnaître dans le conte

.La vérité demeure pour eux une chose inconnue, inouïe et inédite : un « éléphant ». Lorsqu’ils approchent d’elle, à tâtons et dans le noir, ils n’en retiennent que ce que leur dictent leurs croyances ou leur expérience. Est-ce pour autant la vérité globale ? En réalité, leur jugement de la vérité est limité par leurs propres œillères. Leurs vérités, leurs croyances, leurs convictions, si profondes soient-elles, ne sont jamais que l’oreille, la trompe, la patte ou la queue de l’« éléphant », jamais l’animal tout entier. Leurs vérités sont partielles, tronquées, morcelées, et de plus ils les travestissent pour les rendre acceptables à leur entendement. Là où se trouve une oreille, ils disent : « C’est un tapis. » Ils se leurrent donc doublement sur la nature réelle de la vérité.

.Sagesse du conte

.Leur expérience de la vérité est limitée par leur sens et leur entendement.

Ils prennent la partie pour le tout.

Et cette partie, ils lui donnent un nom mensonger.

.E N . C O N C L U S I O N

.Alain Finkielkraut, Caroline Fourest, Bernard-Henri Lévy, Daniel Pipes, Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Gilles Kepel, Lionel Favrot, Vianney Delourme sont tous des émissaires aveugles de la vérité globale préférant racoler le mensonge. Plus le temps passe et plus nous pouvons nous apercevoir que ces fomentateurs ne sont plus des vices cachés mais bel et bien, des vices apparents. Ils manipulent l’opinion publique en prêchant des contrevérités qu’ils ont prises pour credo.

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Hippone
11/02/2006, 04h50
Les paroles sont belles, tellement belles qu'on aurait aimé les entendre avant que la situation n'arrive à celle qu'on vit aujourd'hui.

Je ne comprends pas pourquoi ils cherchent à embellir une image juste par des mots alors qu'ils l'ont complètement défiguré "et pas seulement l'image".

Je pense ridicule de présenter une fierté mal placée!

Cet événement devrais faire réfléchir le monde musulman à entreprendre un travail de soi, la raison devrais l'emporté si les bonnes volontés sont là. Il faut arrêter de rejeter la faute aux autres. Celui qui se respecte amène forcément le respect des autres.

Il fut un temps où c'était l'islam qui faisait le musulman. Aujourd’hui c'est le musulman qui se fait selon les conditions et le context de l'époque. C'est envers ce musulman d'aujourd'hui que mes critiques s'adressent.

benteljazair
12/02/2006, 14h29
Salam Tamerlan and thanks for Tariq Ramadhan words of wisdom I really needed in these times of fitna.

Actually I have been thinking about this cartoon issue the last two days and now I have changed my mind and I dropped the boycott campaign against the Danish products.
Yes what the Danish newspaper did is unacceptable and condemnable but I cannot understand the sudden uproar around the globe about this issue. Deep in my heart I don’t like what I see it is so different from the teaching of our prophet (peace and blessings be upon him) I feel like we are all being manipulated here.

Salman Rushdi satanic verses that depicted our prophet (peace and blessings be upon him) in far more disgusting way did not make our imams move a finger in the arab world only the Iranians did. And now they do it for cartoons …strange….
What do we want now ? vengeance? it is non sense becauuse real muslim should explain to the Danish people who is the prophet to help them see the truth and save their soul and not express this stupid violence against them? Against Denmark and Norway the two countries that agreed to boycott the Zionist state and its apartheid regime.
All that is just nonsense.
I am afraid we are mistaking our enemies once again….

Salam

ferrailleur
12/02/2006, 15h34
quand une goutte d'eau fait deborder un vase faut il s'arrêter à la goutte d'eau ou s'intéresser à l'alimentation de ce vase?
Même si cette goutte d'eau présente la surprenate particularité de mettre le feu aux poudres.
A propos de t.ramadan j'aurais apprécié qu'il eût pris la place de bouras face à max gallo hier chez ardisson.( l'emploi du subjonctif est ma forme de lepenisation des esprits)

marok1
12/02/2006, 15h58
Oui moi aussi, un historien et un sportif, le deuxième ne faisait pas le poid certes. Mais je trouves qu'Hardission est un mec bien qui n'a pas de parti pris.

absent
12/02/2006, 18h11
Oui vous avez raison, la derniere fois c'etais sami naceri face à Salman Rochdi (On peut se demander si ce n'as pas été fais expret connaissant naceri) et hier bouras face à ce max gallo.
Mais il faut reconnaitre que Bouras s'est pas mal débrouillé, en tout cas il a posé le doight ou sa fait mal :mrgreen:

karimbarbu
12/02/2006, 20h09
salam a tous,

Merci Tam pour cet article,

ce qui est des emissions télé, je pense qu'ils s'arrangent toujour d'invité un mauvais representant lorsqu'il s'agit de l'islam, ou plutot un qui ne fait pas le poid, Tarik ramadan n'est jamais dans les plateaux télé, seulement une fois TERRy ARDISSON l'a invité lorsque la polemique du port du voile en france s'est declanché, il a bien defondu son opinion, mais juste apres l'animateur a invité un Journaliste, ce dernier repprochait a Mr RAMADAN d'avoir publié un article anti semite il ya deux ou trois mois, il été vraiment mal a laise et ça se voyait dans son visage mais quand même il s"est bien defondu, il s'agissait donc d'un guét a pend.

ferrailleur
12/02/2006, 21h07
Tout cela relève d'une stratégie de longue haleine.Comme le disait debbouze ,ça commence à puer .on va gaillardement vers un conflit européens/musulmans et il n'y a pas de stratégie en face à part de faire le dos rond en espérant que ça tombe sur le voisin.Je parie qu'il va bientôt y avoir une course à qui reconnaitra le + vite israel ,qui va faire des accords avec les usa...à moins que la chine s'éveille une 2eme fois.

la rifaine
13/02/2006, 01h22
à moins que la chine s'éveille une 2eme fois.

ou que les populations musulmanes, surtout arabes, réagissent en faisant renvoyer à l'oubliette de l'histoire des régimes responsables des humiliations, des hontes et des affronts que nous refusons.

Mieux vaut mourri en brave et dans l'honneur que de vivre cent ans esclave et impuissant.

ferrailleur
13/02/2006, 13h59
comme le disait brassens:"mourir pour des idées ,d'accord mais de mort lente" :lol:

Hippone
14/02/2006, 02h06
Je pense grave le fait de penser ainsi : "mourir en brave..."!!!!!!! Pourquoi on en fini pas avec des pensées poussées à l'extrême!

Il est normal de se défendre intelligemment1, qu'on on se sent agresser, mais ce qui est le plus pertinent est d'amener les autres à nous faire respecter2 juste par l'impression qu'on dégage. Il est possible de le faire tout en étant en bon terme avec les autres mais ça c'est un travail de soi d’abord, travail de fond3 certes mais c'est le meilleur qu'il soi


1 Pays musulman qui s’unissent pour ne pas vendre leur pétrole, ne pas acheter leur produit, quitte à rompre les relations diplomatiques

2 Pas en cogitent dans tous les sens

3 Revenir aux vraies valeurs, de respect et de tolérance. Notre prophète (slaws) est allé rendre visite à son voisin juif parce qu’il s’inquiétait de ne pas le voir comme à l’habitude. Pourquoi on ferait pas comme notre prophète (slaws). Pourquoi oublier ces belles valeurs qu'il nous a enseigné.

Zoubir8
14/02/2006, 08h10
G Corm analyse trés bien cette pseudo fracture Orient-Occident. Ais aimé son dernier livre sur la question
Ah, T Ramadan répondant à Max Gallo. Cela aurait été qlq chose.

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