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Voir la version complète : Mohand Cherif Hannachi : J’ai 60 ans, il est temps de passer le relais


bledard_for_ever
26/03/2010, 09h42
Mohand Cherif Hannachi. Président de la Jeunesse Sportive de Kabylie

"J’ai 60 ans, il est temps de passer le relais"


Des critiques, de sa succession, de la réforme du football… Mohand Cherif Hannachi, le très charismatique président de la JSK, fait le point sur son actualité. Comme à son habitude, sans langue de bois.



Vous êtes connu pour vos déclarations directes, dénonçant la corruption, les arbitres ou autre chose. Comment expliquez-vous que vous n’ayez jamais été rappelé à l’ordre, voire suspendu ?
Mais celui qui dénonce doit-il être suspendu ? Doit-on taire ce qui se passe dans le football ? Je suis le plus ancien président de club, un homme droit, et je dis ce que je pense. Je ne cherche pas à blesser les gens.

Vous dénoncez, mais vos propos, comme ceux rapportés par Ennahar (l’Algérie s’est qualifiée à Oum Dourman avec les haches, ndlr) se retournent parfois contre vous…
Depuis la qualification des Verts à Khartoum, tous les gens disent la même chose : ils remercient le président de la République de leur avoir mis des avions à disposition et reconnaissent que les supporters qui sont partis au Soudan sont les plus débrouillards, les plus solides. Pas les privilégiés. C’est notre fierté. J’ai seulement parlé avec des proches comme tous les Algériens lors des qaâda (discussions entre amis). Après, que l’on m’ait enregistré à mon insu et que mes propos aient été déformés et sortis de leur contexte, c’est autre chose… Moi, je n’ai jamais donné d’interview au journal que vous avez cité ! Sinon, bien évidemment, je ne me serais pas exprimé de la sorte.

Des textes sont en préparation pour professionnaliser le football. Selon vous, quelle est la priorité ?
Je tiens d’abord à dire que la professionnalisation est une étape obligatoire, sinon en 2011, les clubs algériens ne pourront pas participer aux compétitions africaines interclubs. Pour y parvenir, il faudra impérativement concentrer les efforts sur la formation. Aujourd’hui, nos joueurs professionnels – Hassan Yebda, Mourad Meghni, Nadir Belhadj…– sont tous passés par des centres de formation.

Il faut aussi de l’argent, non ?
Bien sûr. Pour instaurer le professionnalisme, on a besoin d’argent ! Mais surtout d’une politique sportive. L’Etat doit donner l’argent de façon plus équitable… Parce qu’aujourd’hui, il n’est pas normal qu’une wilaya donne 140 millions de dinars à un club et une autre 10 millions… Certaines sommes sont disproportionnées.

Vous parlez de Sétif là…
Non, non. Je ne parle de personne, vous savez, je ne suis pas jaloux. C’est vrai, la wilaya de Tizi Ouzou ne peut nous verser que 10 millions de dinars, mais avec les sponsors, on se débrouille pour en trouver 200 millions ailleurs. C’est tout de même moins facile que si la wilaya nous donnait l’argent. 10 millions, ça ne couvre même pas l’achat des survêtements pour nos 400 jeunes…

Vos détracteurs vous reprochent d’avoir fait de la JSK plus qu’un club sportif, un parti politique qui ne dit pas son nom et de vous être toujours rangé du côté du pouvoir… Que répondez-vous à cela ?
La JSK est un club sportif et si j’avais été du côté du pouvoir, il me remplirait les caisses. Jamais je n’ai fait de politique et je n’en ferai jamais. Regardez le club : y a-t-il des politiques à l’intérieur ? Et puis, je vous assure que je n’ai pas beaucoup de détracteurs. Quand je marche dans la rue, les gens demandent à être pris en photo avec moi. J’ai un nom, une famille, hamdoullah.

Certains de ceux qui préparent la professionnalisation du football, par exemple, souhaiteraient vous écarter…
Mais si je pense participer au lancement de cette professionnalisation, j’envisagerais aussi de partir. J’ai 60 ans et il est temps de trouver quelqu’un de plus jeune à qui passer le relais…

Vous avez passé plus de vingt ans à la tête de la JSK. Quel bilan faites-vous aujourd’hui de votre parcours ? Quel regard portez-vous sur l’évolution du football ?
Je figure parmi les présidents les plus titrés d’Afrique. Pour toute la famille Hannachi, je suis content du travail accompli. Quant au football, en vingt ans, il ne se porte pas mieux. Regardez ce qui se passe en Algérie : avant, il existait des terrains vagues où les jeunes pouvaient jouer au ballon. Aujourd’hui, on ne trouve que du béton…

Mais les professionnels ne sont pas si mauvais…
Maintenant que les lois ont changé et que de nombreux émigrés ont pu rejoindre la sélection, oui. Sans professionnel, on n’aurait pas pu aller à la Coupe du monde…

Sans professionnel et… sans entraîneur ?
Je vois où vous voulez m’emmener. Vous savez, je n’ai jamais dit qu’il fallait renvoyer Saâdane ou même qu’il était mauvais. Je remarque juste que nous avons d’anciens joueurs internationaux de qualité comme Abdelhak Benchikha (entraîneur de l’équipe Olympique et de l’U20), et bien d’autres qui seraient d’une grande utilité en tant que conseillers ou superviseurs. Rabah Saâdane resterait le chef. Vous avez entendu ce qu’a déclaré Fabio Capello, entraîneur de l’équipe nationale britannique, quand David Bekham s’est blessé ? Qu’il avait besoin de ses conseils. Je crois que la moindre des choses, quand on veut éviter de reproduire les erreurs du passé, c’est de s’entourer de ce genre de personnes. Quand on va en Coupe du monde, on s’entoure des meilleurs.
Bio express :
http://www.elwatan.com/dist/puce.gif Mohand Chérif Hannachi, bientôt 60 ans, – il les fêtera vendredi prochain – est le président le plus stable du Championnat d’Algérie de football puisqu’il est président de la JSK depuis 1993. Un club où il joua comme ancien défenseur central et fit remporter à son équipe une Coupe d’Afrique des clubs champions en 1981, un championnat d’Afrique des clubs, une coupe d’Algérie et de nombreux titres de champion d’Algérie. Durant sa carrière de président, il a permis au club de remporter trois Coupes de la CAF, une Coupe des coupes et de nombreuses coupes d’Algérie.

Par Mélanie Matarese (mmatarese@elwatan.com), Yazid Ouahib (youahib@elwatan.com)

RoboCop
26/03/2010, 09h58
"J’ai 60 ans, il est temps de passer le relais"
Depuis qu'il le dit je suis partant, je n'y crois pas un seul mot, comme on dit "on ne change pas, une équipe qui gagne", je dirai "on ne change pas un président, qui a su maintenir le cap et la stabilité d'une équipe", il faut le reconnaitre.
Da chérif, pourquoi partir, mazel el khir el goudem.

Nomad7
26/03/2010, 10h01
Depuis qu'il le dit je suis partant, je n'y crois pas un seul mot, comme on dit "on ne change pas, une équipe qui gagne", je dirai "on ne change pas un président, qui a su maintenir le cap et la stabilité d'une équipe", il faut le reconnaitre.
Da chérif, pourquoi partir, mazel el khir el goudem.Il a maintenu la stabilité ?

Je ne le pense pas. Combien d'entraineurs sont passés par la JSK depuis qu'il est la? il y a des saisons où il change 2 à 3 fois l'entraineurs.

mecmad
26/03/2010, 10h40
Il ne cesse pas de le dire .... pfffffffffffffffff !!

RoboCop
26/03/2010, 16h55
Il a maintenu la stabilité ?
ça reste un avis perso.
Je ne le pense pas. Combien d'entraineurs sont passés par la JSK depuis qu'il est la? il y a des saisons où il change 2 à 3 fois l'entraineurs.
Les entraineurs ce sont toujours les boucs émissaires, quand il y a des problèmes de performance de l'équipe on les vire, c'est un poste fusible. :mrgreen:

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