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Voir la version complète : L'Algérie doit diversifier ses ressources hors hydrocarbures


morjane
11/02/2006, 16h57
Se basant sur un rapport qu'il a établit, le Fonds monétaire international recommande à l'Algérie de développer ses ressources productives hors hydrocarbures pour acquérir une indépendance et ne plus etre tributaire de ses seules resssources énergitiques.

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Le Fonds monétaire international (FMI) recommande à l’Algérie de diversifier ses activités productrices pour que sa croissance échappe à la dépendance des recettes pétrolières. C’est ce qui ressort du rapport 2005 de cette institution financière, repris par l’APS, qui prévient contre pareille dépendance dont les risques énormes sont évidents au vu des fluctuations des cours du pétrole. Dans cette logique, les experts du FMI notent que «si la croissance continue à dépendre des hydrocarbures, l’Algérie demeure vulnérable aux fluctuations du prix du baril», ils conseillent «la consolidation de la stabilité économique, la diversification de l’économie, l’augmentation de l’investissement extérieur, l’élargissement de ses productions à l’exportation hors hydrocarbures et l’augmentation de sa productivité», rapporte l’APS.

Les mêmes experts considèrent ces recommandations réalisables grâce au plan de consolidation de la croissance économique (2005-2009) qui bénéficie d’une enveloppe colossale de 50 milliards de dollars et est considéré par le FMI comme «un instrument et un programme économique à même de permettre une véritable relance dans plusieurs secteurs d’activité».

Le rapport du FMI revient sur le fait que la croissance de l’économie algérienne dépend des recettes pétrolières après avoir noté que l’année 2005 a vu l’Algérie afficher une croissance de presque 5% de son produit intérieur brut (PIB) grâce aux ventes des hydrocarbures et au développement des activités dans certains secteurs comme la construction et les services. Selon le rapport du FMI, l’inflation est restée à un niveau très bas tandis que le taux de chômage continue sa tendance à la baisse. Le document, qui constate un renforcement net des recettes extérieures de l’Algérie, fait remarquer que cette situation s’est surtout traduite par des réserves de changes en hausse de près de 20 milliards de dollars entre la fin de 2003 et septembre 2005, représentant plus d’une année d’importations, tandis qu’avec les remboursements de la dette extérieure, le ratio dette extérieure/PIB est tombé de 26% en 2004 à 16,5% en 2005.

Tout en constatant la politique «prudentielle» manifestée par la Banque d’Algérie, le FMI revient sur la poursuite et l’achèvement obligatoires de la réforme du secteur financier, dont la privatisation des banques, ou encore la nécessaire mise en place d’une politique monétaire transparente et adaptée aux standards internationaux.

Par La Tribune

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