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Voir la version complète : Un néonazi américain voulait tuer Barack Obama


nassim
30/03/2010, 14h34
Cet Américain de 21 ans avait proféré des menaces de mort contre Barack Obama avant qu'il ne soit élu président. Un complot farfelu visait à assassiner le candidat dans le cadre d'une vaste tuerie raciste.

Daniel Cowart et son complice Paul Schlesselman avaient été arrêtés quelques jours avant le 4 novembre 2008, jour de l'élection de Barack Obama, premier président noir de l'histoire des Etats-Unis.

Les deux hommes envisageaient de tuer par balles 88 Noirs et d'en décapiter 14 autres, avant, vêtus de smokings blancs, de foncer en voiture sur Barack Obama et de lui tirer dessus depuis la fenêtre de leur véhicule, selon leurs déclarations à la police.

Juste avant d'être arrêtés, ils avaient acheté de la corde de nylon et des masques de ski. Ils détenaient plusieurs armes à feu, dont un fusil à canon scié.

Cowart, qui a également reconnu avoir tiré sur la fenêtre d'une église de la communauté noire dans le Tennessee (sud-est), a décidé lundi de plaider coupable et pourrait écoper d'une peine comprise entre 10 et 75 ans d'emprisonnement.

Schlesselman, 18 ans au moment des faits, avait également plaidé coupable le 14 janvier de complot et de menaces de mort à l'encontre d'un candidat à la présidentielle. Il encourt pour sa part 10 ans de prison et connaîtra sa sentence le 15 avril.

"Malgré les avancées en matière de droits civils, ce complot inimaginable nous rappelle que la violence nourrie par la haine reste trop répandue dans notre pays", a commenté Thomas Perez, chargé des droits civils au ministère de la Justice américain.

Bien qu'ils n'aient jamais vraiment constitué une menace, l'arrestation des deux jeunes hommes avait renforcé les craintes d'un crime raciste contre Obama à quelques jours de la fin de la course à la Maison Blanche.

Des relents de racisme à l'encontre du président américain ont ressurgi ces dernières semaines dans le cadre de l'opposition à la réforme de la santé d'Obama, qui suscite des débats virulents aux Etats-Unis.

source : L'Express

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