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Voir la version complète : Djurdjura, Tikjda, un site et des merveilles


Thirga.ounevdhou
13/02/2006, 09h16
Site féerique… En cette saison hivernale "en Algérie", plusieurs personnes en sont attirées.

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L’ambiance est au top à Tikjda. En cette saison hivernale le site ne désemplit pas et durant les week-ends il faut vraiment s’armer de beaucoup de patience pour pouvoir monter plus haut et y vivre des moments conviviaux et certainement inoubliables. En cette journée de vendredi, le ciel est couvert, le soleil se fait timide mais les caprices de la météo ne changent en rien à la détermination des amis de la nature ; des foules affluent de toutes parts depuis les premières heures de la matinée.
Bien enveloppé dans son manteau blanc, le Djurdjura domine et semble veiller sur le site féérique de Tikjda telle une mère qui craint pour son fils.
Sous sa robe blanche, la majestueuse montagne dissimule une force ancestrale sans normes mais la douceur est là, elle est partout, elle se dégage même de sous les pierres et sa magnificence est omniprésente.
L’ambiance est au top à Tikjda. En cette saison hivernale le site ne désemplit pas et durant les week-ends il faut vraiment s’armer de beaucoup de patience pour pouvoir monter plus haut et y vivre des moments conviviaux et certainement inoubliables.
En cette journée de vendredi, le ciel est couvert, le soleil se fait timide mais les caprices de la météo ne changent en rien à la détermination des amis de la nature ; des foules affluent de toutes parts depuis les premières heures de la matinée.
Sur la route tortueuse qui mène vers le complexe, des familles blotties dans des véhicules immatriculés dans différentes wilayas du pays, s’inquiètent et essayent en usant de tous les moyens possibles de tromper leur impatience.
On regarde de tous les côtés, on gesticule, on parle aux enfants, on ouvre parfois la portière quand la voiture s’immobilise. Mais l’attente se fait longue et l’embouteillage, qui prend de plus en plus de dimension, devient même ennuyeux pour ceux et celles qui aspirent à goûter aux plaisirs de la nature sans trop attendre.
De part et d’autre de la chaussée, des voitures et des bus sont garés, parfois n’importe comment, et cela ne fait que compliquer les choses. Par moment, la circulation s’arrête sec et les chauffeurs qui veulent toujours aller en avant progressent le plus loin possible se sentant comme coincés.
On descend de voiture, on tourne autour et on essaye de dégager le passage avec les moyens qu’on a et l’aide des autres. Et tout ce beau monde, qui est sur place, se met de la partie pour débloquer la voie. Une fois la tâche terminée, la procession s’ébranle de nouveau et la progression continue. Entre deux véhicules garés on aperçoit parfois des cartons posés à même le sol où s’entassent différentes marchandises destinées à la vente. Les prix relativement abordables, sont indiscutables. Les vendeurs tentent d’attirer l’attention des visiteurs en quête de friandises, de produits riches en calories ou encore d’un appareil photo jetable pour immortaliser dans ce coin paradisiaque ces beaux moments passés entre amis ou en famille.
Las d’avancer au ralenti, des écoliers venus de la commune d’Ighil-Ali, quittent leur bus en petits groupes. Ils préfèrent, quant à eux, regagner les monts enneigés à la marche.
Pourtant, quand ils étaient à l’intérieur, l’ambiance ne manquait pas et la musique échappait à grands décibels des vitres ouvertes.
Mais les bambins de Béjaïa ont voulu dans ce climat de joie qui y régnait, vivre tout près de la nature, loin du ronronnement des moteurs, enfoncés dans la poudreuse ou sous un pin d’Alep pour s’échanger les boules de neige. Arrivés aux alentours du complexe, à 1250 mètres d’altitude, la plupart des visiteurs, en particulier ceux qui se rendent pour la première fois à Tikjda, ont souhaité faire une petite incursion entre les immeubles et les chalets, histoire de visiter les lieux.
Certains, seuls ou en groupe s’y sont aventurés même à l’intérieur de l’auberge, ouverte de jour comme de nuit, pour y déguster un café ou prendre un repas, sachant pertinemment que leur petite folie peut intensément nuire à leur porte-monnaie. Ils n’en ont cure, car en de tels moments l’argent compte peu devant le plaisir et le bien-être que procure la circonstance.
La route, qui monte, continue jusqu’à Aswal, une zone frontalière située entre les wilayas de Bouira et Tizi Ouzou, à quelque 1800 mètres d’altitude. Là, il y a quelques mois, une nouvelle structure sportive d’une dimenson internationale, a vu le jour. Il s’agit en fait d’un centre d’entraînement destiné aux regroupements de nos équipes nationales et nos athlètes d’élite. Plus on monte et plus la chaussée devient étroite.
La neige devient plus abondante et les chasse-neige éprouvent des difficultés à déblayer la route avant de l’ouvrir à la circulation. Ne pouvant plus avancer pour atteindre Aswal qui se trouve à 7 km du complexe de Tikjdad, les automobilistes ont eu donc le choix de rebrousser chemin ou de se garer en allant admirer la beauté des paysages qui s’offraient à leurs yeux.
Sous les nombreux caniveaux qui traversent la route, une eau limpide coule à flots elle provient du haut de la montagne et sa saveur est unique.
Montés sur de grands rochers ou adossés à un arbre séculaire, des visiteurs de tout âge prennent des photos, souvenirs. Sur chaque visage se dessine le sourire et l’entente est immense.
Le long de la route, les gens n’arrêtaient pas de rire en se lançant des boules de neiges. Ils sont là dans le giron de Dame nature au milieu d’une immensité de paysages qui se succèdent sans se ressembler. Ils sont là, jusqu’au soir à festoyer, à déguster les belles choses dans la joie et à se remplir les poumons d’oxygène pur loin de la ville et très loin même de la fumée noire des échappements.

- La dépêche de Kabylie

Zoheir-CNE
14/02/2006, 14h33
bravo, un recit super,

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