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absent
08/04/2010, 15h35
Les critiques illégitimes des investisseurs européens sur le climat des affaires en Algérie

Samir Allam


Les nouvelles dispositions de la loi de finances complémentaire (LFC) 2009 ont donné lieu à de fortes protestations de la part des entreprises et des officiels européens. La fronde, menée par la France et l’Allemagne, avait pour objectif de faire reculer le gouvernement algérien sur des dispositions jugées contraignantes pour les entreprises étrangères en Algérie. Leur argument : la détérioration du climat des affaires en Algérie va faire reculer l’investissement étranger.

Le refus du gouvernement algérien de céder pouvait apparaître comme une démarche incompréhensible. Dans tous les pays du monde, les lois sont faites pour faciliter la tâche des investisseurs. Alors pourquoi pas en l’Algérie ? Mais à la lecture des chiffres sur les investissements européens (lire nos informations), on s’interroge : les entreprises du Vieux continents sont-elles de véritables partenaires de l’Algérie dont les avis devront être pris en compte ? En cinq ans, les entreprises issues des 27 pays de l’Union européenne (UE) n’ont investi que 2,79 milliards d’euros, soit une moyenne de 20 millions par an et par pays. C’est inférieur au niveau d’investissement annuel d’une PME moyenne en Europe.

Dans beaucoup de pays, notamment en Europe et aux Etats-Unis, les entreprises ont un poids considérable. Elles peuvent faire évoluer les politiques gouvernementales pour mieux défendre leurs intérêts. Mais ce poids a une explication : ces entreprises investissent massivement, créent des emplois et de la richesse. Une entreprise qui délocalise dans un autre pays, c’est toujours une perte.

Dans le cas de l’Algérie, l’Etat est beaucoup plus utile aux entreprises européennes que l’inverse. Les entreprises européennes n’ont créé ni de la richesse ni des emplois et encore moins permis un transfert de savoir-faire aux Algériens. Pour l’Algérie, le bilan est négatif. Un bilan qui n’autorise certainement pas les entreprises européennes à donner un avis sur les nouvelles lois économiques.
TSA

absent
08/04/2010, 15h37
Contrairement à une idée reçue, l’Europe investit très peu en Algérie. Les investissements européens n’ont pas dépassé les 3 milliards de dollars sur les cinq dernières années. De 2003 à 2008, le montant total des investissements de l’ensemble des pays de l’Union européenne (UE) en Algérie durant cette période est de 2,79 milliards de dollars, selon les chiffres officiels obtenus par TSA. Le montant englobe tous les secteurs d’activité, y compris les hydrocarbures.

Les investissements européens en Algérie étaient de 104,07 millions de dollars en 2003. Depuis, ils ont évolué lentement pour atteindre 172,90 millions en 2004, puis 235,25 millions en 2005, année de l’entrée en vigueur de l’accord d’association avec l’UE. Après un bond en 2006 à 552, 24 millions de dollars, les Européens ont investit 589,10 millions de dollars en 2007. Ce montant a presque doublé en 2008 pour dépasser le 1,1 milliard de dollars, selon les données en notre possession. Les données pour 2009 ne sont pas encore disponibles.

En 2003, l’Espagne était le premier investisseur européen avec 61,34 millions de dollars, soit 58,94% du montant global de l’investissement européen. L’Espagne était suivie de la Grande Bretagne (11,96%), les Pays Bas (11,77%) et de l’Allemagne avec seulement 6,13% du montant total.

En 2004, la France, avec 35,69% du montant total investi par les pays de l’UE, avait devancé l’Espagne (23,16%), classée troisième derrière la Grande Bretagne (31,17%). L’Allemagne avait investi seulement 9,38% du montant total. En 2005, l’Espagne avait repris la première place avec 55,15% de la somme totale investie par les pays de l’UE, devant la France (25,68%) et la Grande Bretagne (12,14%).

En 2006, la France reprenait sa place de premier investisseur européen en Algérie avec 43,42% des investissements globaux, devant l’Espagne (33,87%) et l’Allemagne (6,6%). En 2007, la France a réussi à garder sa première place avec 35,96% du montant total investi par les pays de l’UE en Algérie, devant l’Espagne (22,48%) et la Belgique (16,91%, 99,61 millions de dollars).

Enfin en 2008, l’Espagne a réalisé 294,32 millions de dollars d’investissements en Algérie, soit 25,72% du montant total investi par les pays de l’UE (1,144 milliards de dollars). La Belgique avec 221,91 millions USD investis s’était classée deuxième devant les Pays bas qui avaient réalisé 183,46 millions USD, soit 16,03% du montant total investi par les pays de l’UE en Algérie.

Ali Idir
TSA

Pihman
08/04/2010, 19h35
c'est certainement pas uniquement la faute des entreprises europeennes

bledard_for_ever
08/04/2010, 20h47
c le résultat des accords signés sous le joug de la crise. À la hâte puisque la priorité était le sécuritaire et non l économie.
Pour conséquence, une économie ou le libéralisme est poussé à l extrême.
Le pays se réveille et il a les moyens financiers et énergétique.
Pourquoi importer du matos btp français d occas, alors que la première entreprise de matos de btp africaine est algérienne?
pourquoi accepter le 51% en arabie saoudite et le refuser à l algérie?
Pourquoi le quota de voitures est avalé en tunisie, alors qu on tue la snvi avec des importations sauvages ? Et et et et et

sadoun
09/04/2010, 00h40
Il faut se mettre à l'idée que ces investisseurs sont pour le gain facile , ils ont été intéressés par les mesures de facilitations d'accessions aux projets d'investissements ... L'Algérie s'attendait à voir des projets porteurs pour l'économie , des échanges , des pourparlers et d'autres discours politiques n'ont pas suffit ... Nous y allons crescendo vers le peu d'intérêts que l'Algérie suscite pour l'ensemble de ces partenaires .
On privilégie nos voisins invoquant le discours de 2ème zone qui fait que notre bled est un pays à risque ...
Quel est à présent le pays qui vis sans risques ???
La turquie ,Israel , l'Arabie saoudite , l'Espagne , le Maroc , la Tunisie , la France avec son plan vigipirate , les USA avec le renforcement intenses de ses barrières où même le chien subit le corps à corps ... La Russie , les autres républiques ( ex bloc soviétique ) ...
Mais cela n'affecte en rien les échanges commerciaux !!!
L'Algérie n'a pas adhérer aux conventions ?
Comme chacun y voit et défend son intérêt , je crois qu'il n'y a plus à en redire ...

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