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Voir la version complète : Les pays émergents font leurs emplettes


zek
14/02/2006, 20h55
Cela ne m'étonne pas, les emplettes ne font que commencer, un petit pays comme Dubaï s'attaque aux port américains et les autres comme la Chine ou l'Inde s'attaquent à d'autre secteurs stratégiques, ils attendent patiemment le bon moment, mais pour l'économie américaine et européenne, ne vaut-il pas meux vendre pour sauver les meubles et les emplois, c'est bien mieux que de devenir de la friche industrielle sans valeur. :)

Au rythme où les entreprises en provenance des pays émergents effectuent des acquisitions en Europe, mais aussi ailleurs en Occident, l'ordre économique mondial pourrait basculer, estime le quotidien financier The Wall Street Journal dans une analyse qui fait sa une. "Les poches pleines d'argent frais tiré des cours en hausse des matières premières et de fortes performances boursières, des sociétés basées à Dubaï, en Inde, au Mexique, en Chine et en Russie font feu de tout bois, en Europe et aux Etats-Unis, signe d'une tendance capable de renverser les pôles de l'économie mondiale."

Ce lundi 13 février ne se passera pas sans illustrer à nouveau cette tendance, selon le quotidien américain. "Les actionnaires de l'opérateur portuaire britannique Peninsular & Oriental Steam Navigation Co. doivent se prononcer aujourd'hui sur le rachat de l'entreprise, pour 6,8 milliards de dollars [5,7 milliards d'euros], par Dubaï Ports World, une firme venue de l'émirat riche en hydrocarbures. L'opération devrait être approuvée, alors qu'un concurrent de Dubaï Ports World basé à Singapour voulait lui aussi mettre la main sur l'une des plus vieilles entreprises britanniques. Une fois cet accord conclu, les trois plus grands opérateurs portuaires mondiaux seront basés en dehors de l'Europe et des Etats-Unis", rapporte le WSJ.

Les firmes européennes seraient des cibles de choix pour ces acteurs montants de l'économie planétaire. "L'année dernière, des entreprises venues du Proche-Orient, d'Amérique latine, d'Asie et d'ailleurs ont dépensé plus de 42 milliards de dollars [35 milliards d'euros] pour reprendre des entreprises du vieux Continent. Ces chiffres ne représentent certes qu'une fraction des sommes mises en jeu lors des fusions entre Européens ou des acquisitions d'entreprises européennes par des sociétés américaines. Il n'empêche, les pays émergents ont doublé en un an les chiffres de leurs investissements sur le continent. En 2004, ils n'avaient dépensé que 17,4 milliards de dollars [14,6 milliards d'euros] pour le rachat d'entreprises européennes."
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zek
14/02/2006, 20h57
Cependant, les Etats-Unis ne sont pas épargnés, précise le quotidien. Les investisseurs venus des pays émergents ont également fait preuve d'un appétit vorace en 2005 sur le marché américain, avec 96 accords de rachat conclus.

The Wall Street Journal voit deux raisons pour expliquer cette tendance. La première est l'afflux de liquidités dans les poches des entreprises des pays émergents grâce au fort prix du pétrole et des matières premières en général. "Mais même les groupes qui n'ont pas bénéficié de ces cours avantageux ont profité de la performance de leurs marchés boursiers nationaux, poussés par des investisseurs occidentaux alléchés par le fort rendement de ces places boursières. L'indice boursier indien s'est ainsi apprécié de 50 % au cours des douze derniers mois", écrit The Wall Street Journal. La libéralisation des marchés de part et d'autre a également une grande importance pour expliquer cette tendance, puisqu'elle a ouvert la porte à des reprises d'entreprises basées en Occident par des sociétés étrangères.

Un excès d'optimisme peut cependant se révéler dangereux à terme pour ces économies et faire capoter certaines de ces transactions, selon The Wall Street Journal, qui craint la répétition de l'exemple japonais. "Toutes ces acquisitions rappellent un peu l'irruption des Japonais sur le marché américain au cours des années 1980. Aveuglés par le succès de leurs exportations d'électroménager, d'électronique et de machinerie, des acheteurs nippons ont mis la main sur des propriétés de prestige telles que le golf de Pebble Beach, en Californie, ou le Rockefeller Center, à New York. Plusieurs de ces transactions ont cependant mal tourné. Les prix payés se sont révélés trop lourds à supporter lorsque l'économie japonaise s'est effondrée" dans les années 1990.
http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=59979&provenance=economie&bloc=02

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