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Voir la version complète : L'Algérie a été épargnée par la crise financière internationale


nacer-eddine06
12/04/2010, 23h04
Le vice-gouverneur de la Banque d'Algérie, M. Ali Touati, a affirmé, vendredi à Bruxelles, que le système bancaire algérien n'a pas été exposé à la crise financière internationale, et que la politique “stricte” de placement des réserves de la Banque d'Algérie a été “payante”.
“L'Algérie a opté depuis très longtemps pour une politique très prudente en matière de régime de change, ce qui a fait que le système bancaire algérien n'a pas été exposé à la crise financière internationale, du fait que les mouvements de capitaux sont rigoureusement contrôlés par la Banque d'Algérie”, a expliqué M. Touati, lors d'une session spécialisée sur la “Conduite de la politique monétaire et indépendance des Banques centrales en Afrique”, organisée à l'occasion du Forum Crans-Montana à Bruxelles. Interrogé à ce sujet, il a ajouté : “Nous restons au régime de la convertibilité courante conformément à l'article 8 du statut du FMI, et nous avons toujours refusé d'ouvrir ce qu'on appelle le compte capital, c'est-à-dire permettre à notre épargne éventuellement de s'expatrier en cas de crise majeure. Donc la politique prudente de la Banque d'Algérie à été payante. Elle n'a perdu aucun dollar”.
Sur les réserves placées à l'étranger, M. Touati a soutenu que “la Banque d'Algérie place ses réserves selon des règles très strictes. La première priorité est de s'assurer de la sécurité des placements. Elle ne place ses réserves que dans des institutions sûres, comme les banques centrales ou les Trésors publics des principales puissances économiques et financières”, a-t-il expliqué à l'APS.
Le deuxième critère que s'impose la Banque d’Algérie, a-t-il poursuivi, “est la liquidité”, en expliquant que “la Banque d'Algérie place ses réserves dans des marchés très profonds pour, le cas échéant, récupérer ces réserves pour des besoins urgents”. Il soutiendra, d'ailleurs, que le critère de rentabilité n'intervient qu'en troisième priorité, ce qui justifie, selon lui, “la faible diminution des revenus des placements, du fait que les taux d'intérêts dans le monde ont considérablement baissé avec la crise”.
D'ailleurs, après un bref examen des fondements de la politique de la Banque d'Algérie, le vice-gouverneur a passé en revue la conduite de la politique monétaire effective, face à la crise financière internationale.
“Malgré l'effet du choc externe, à savoir l'évolution défavorable des prix des hydrocarbures, sur la situation budgétaire et sur la balance des paiements extérieurs courants, les performances macroéconomiques, restent robustes en 2009, notamment grâce à des politiques financières prudentes”, a-t-il soutenu. Chiffres à l'appui, M. Touati, indiquera qu'après une chute de près de 46% des recettes d'exportations d'hydrocarbures en 2009, la position financière extérieure de l'Algérie “reste confortable à en juger par le niveau des réserves officielles de change (148 milliards de dollars à fin décembre 2009), équivalent à trois années d'importations de biens et services”.
Il est également attendu, au titre de 2009, “une accumulation de réserves de près de 3 milliards de dollars en contexte de maintien de la dette extérieure à moyen et long terme à un niveau très faible”. Selon ce dernier, la stabilité externe est confortée par la conduite prudente de la politique de taux de changes par la Banque d'Algérie, d'autant plus que le taux de change effectif réel est proche de son niveau d'équilibre en 2009.
L'absorption effective de l'excès de liquidité par la Banque d'Algérie aux moyens d'instruments de politique monétaire, a contribué, selon lui, à la relative bonne tenue de l'inflation en 2009, et ce, en dépit de l'acuité de l'inflation endogène.
Par ailleurs, les ressources accumulées dans le Fonds de régulation des recettes (FRR) ont été préservées durant cette année de référence, où elles ont atteint 4.290 milliards de dinars à fin décembre, contre 4.280 milliards de dinars à fin décembre 2008, “malgré l'enregistrement du premier déficit budgétaire depuis plusieurs années en contexte de contraction des recettes de la fiscalité pétrolière (-42 %)”. Aussi, a-t-il souligné, la poursuite de la mise en œuvre du programme d'investissements publics, a donné un bon coup à la croissance du PIB hors hydrocarbures.
“Les progrès en matière de stabilité monétaire et de résilience du secteur bancaire ont permis d'asseoir davantage l'objectif de stabilité financière en 2009, dans une situation d'excès de l'épargne sur l'investissement en tant que caractéristique macroéconomique majeure”, a constaté le même intervenant.
Evoquant le rôle de la Banque d'Algérie et du Conseil de la monnaie et du crédit à cet égard, il indiquera que, dans le cadre de leurs prérogatives respectives en matière de stabilité financière, ces derniers ont initié plusieurs actions, notamment sous l'angle réglementaire et du renforcement des dispositifs, pour consolider davantage la stabilité et la solidité financière des banques et établissements financiers en 2008-2009.
S'agissant du cadre du renforcement des outils de supervision, il précisera que la fonction de surveillance générale du système bancaire a été développée davantage en 2009. “En plus de son rôle de support à la Commission bancaire, la Banque d'Algérie joue un rôle pivot dans la surveillance macro-prudentielle, voire la surveillance systémique”, a-t-il expliqué.
En conséquence, a-t-il souligné, “le développement des instruments macro-prudentiels soutiendrait la stabilité financière”.
Abordant les mesures prévues en 2010, il annoncera qu'avec l'assistance technique du Fonds monétaire international et dans le but d'assurer la stabilité et l'intégrité du système bancaire dans son ensemble, la Banque d'Algérie développera davantage durant cette année ses capacités de contrôle sur place, ainsi que la capacité de détection précoce des vulnérabilités des banques et établissements financiers dont la solvabilité a enregistré “une nette consolidation en 2009”.
Les réformes introduites par la Loi de la monnaie et du crédit ont permis à la Banque d'Algérie “d'adopter et de mettre en œuvre une politique monétaire non seulement stable et pérenne, mais également conforme à une orthodoxie universellement reconnue, s'écartant de toutes les manipulations”, a-t-il conclu.

Le jeune indépendant

kareem
13/04/2010, 11h45
Biensure qu'elle a ete epargne, car elle n'existe pas, on existe pas, on a ni bourse, ni marche ouvert, tout ce qu'on a c'est une pompe hydrolique( les sous du petrol)

galaxy
13/04/2010, 13h21
En plus le pétrole est a un très très bon prix , crise terminé pour nous

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