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Voir la version complète : Quel avenir pour l’entreprise algérienne ?


morjane
13/04/2010, 16h22
Le Forum des chefs d’entreprise (FCE) organise, aujourd’hui à l’hôtel El-Aurassi d’Alger, une rencontre-débat sur le thème “Quel avenir pour l’entreprise algérienne ?”
À travers cette manifestation, le FCE veut s’interroger, en impliquant des experts, sur la nouvelle politique économique prônée par les pouvoirs publics, déclinée à travers un certain nombre de mesures, mais surtout analyser la conjoncture vécue par les entreprises depuis l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions régissant notamment le commerce extérieur.

Si la philosophie générale qui fonde cette loi peut être comprise par les chefs d’entreprise, la préoccupation légitime des pouvoirs publics étant de contenir la croissance des importations et de maîtriser les équilibres de la balance des paiements, il n’en demeure pas moins que les profonds bouleversements dans l’organisation de l’économie nationale qu’a introduits la loi de finances complémentaire suscitent tout aussi légitimement de profondes inquiétudes au sein de la communauté des chefs d’entreprise.

Plus de six mois après l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions, plusieurs entreprises s’enfoncent dans la crise. Asphyxiées, plusieurs entreprises tournent au ralenti et s’apprêtent à mettre en place des plans sociaux avec d’importantes réductions d’effectifs.

Les mesures susceptibles d'être prises par les banques en vue de fluidifier, au profit des opérateurs nationaux productifs, le financement des importations de leurs intrants par le biais du crédit documentaire ainsi que celles visant l'amélioration des conditions d'accès des entreprises de production au financement bancaire tardent à se mettre en place. Joint par téléphone, le président du Forum des chefs d’entreprise précise qu’ “il ne s’agit pas de polémiquer et de développer des a priori sur les politiques engagées”. Il s’agit, nous a indiqué M. Hamiani, de faire un constat en interrogeant “les chiffres qui traduisent les évolutions constatées au cours de la période et de connaître la réaction sur la façon dont les nouvelles règles sont vécues par les chefs d’entreprise”.

La rencontre animée par des experts devrait sortir avec des conclusions qui serviront de base à la confection d’un document qui sera adressé au gouvernement.

Le président du FCE s’interroge : “Si les mesures prises par les pouvoirs publics traduisent, seulement, une étape que le pays traverse dans un contexte international chahuté ou, au contraire, assiste-t-on à la mise en place d’un système orienté ‘économie administrée, centralisée’ ?” Une vive préoccupation exprimée par M. Hamiani dans un contexte où l’État semble se réapproprier tous les leviers de l’économie, commerce, investissement… La preuve : le renouveau que les pouvoirs publics veulent donner au secteur public dans les domaines avec beaucoup de moyens financiers.

“Les marges de manœuvre des chefs d’entreprise se réduisent de plus en plus”, regrette le président du FCE, déplorant l’absence de concertation dans l’élaboration de la nouvelle politique économique. Résultat, les entreprises subissent les répercussions négatives des décisions d’une administration, au demeurant, elle-même mal préparée, souvent source d’inertie, de lenteur et donc de surcoût. Ce qui engendre une perte de compétitivité générale pour l’économie.

Comme si les mesures de la loi de finances complémentaire 2009 ne suffisaient pas, le gouvernement promulgue un autre décret exécutif fixant les modalités de suivi des importations en franchise des droits de douane dans le cadre des accords de libre-échange. On achève bien les chevaux.

“Nous déplorons la multiplication des textes réglementaires qui viennent alourdir, avec des objectifs que nous ne comprenons pas, la gestion de l’entreprise”, souligne M. Hamiani.

En effet, le nouveau décret exige la production de pas moins de 9 documents pour toute opération d’importation. Des documents fournis déjà au ministère du Commerce.

Parce que l’entreprise est le lieu et la base de la création de richesses, elle est au cœur de la problématique économique. C’est ce postulat qui a toujours guidé l’élaboration de propositions de mesures et de recommandations que formule le Forum des chefs d’entreprise à l’intention des pouvoirs publics.

Pour le FCE, placer l’entreprise, sous toutes ses formes, au centre de la politique économique nationale, est assurément une démarche nécessaire pour la relance du mouvement de développement économique et social à long terme de notre pays, dans le cadre d’une économie ouverte et concurrentielle. L’efficacité de la politique économique que suivront les autorités publiques ne pourra pas être mesurable à l’aune de la seule réalisation des programmes ambitieux d’investissement mis en chantier sur instruction du président de la République. Si ces derniers sont utiles et indispensables et s’ils répondent à un besoin absolu et urgent de rattrapage de retards et de modernisation des infrastructures économiques publiques, il est tout à fait vital qu’ils soient accompagnés par un programme économique tourné vers le développement et la promotion de la production nationale de biens et de services, dans le contexte d’une économie ouverte.

Le Forum considère que ce sont les entreprises qui constituent les vecteurs de l’économie et que le véritable progrès économique ne saurait venir que de leur vitalité, de leur développement, de leurs investissements, parce que c’est de cela seulement que peuvent provenir les emplois, les revenus durables et la bonne croissance.

Par Liberté

Pihman
13/04/2010, 16h58
Plus que le contenue des lois, ce qui est le plus préjudiciable et le plus dangereux dans un politique économique est l'instauration de l'incertitude

“Nous déplorons la multiplication des textes réglementaires qui viennent alourdir, avec des objectifs que nous ne comprenons pas, la gestion de l’entreprise”, souligne M. Hamiani.


L'Etat a peut être ses raisons de promulguer cette LFC et autres lois mais
Ce à quoi les pouvoir publics doivent d'urgence mettre un terme est l'incompréhension des premiers concernés

Cela les obligent à naviguer à vue

Qui dit navigation à vue , dit incertitude et peur de s'investir dans le futur

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