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Gandhi
13/04/2010, 16h43
Par Yazid Slimani

Après Emaar, EIIC renonce à son projet en Algérie. Selon nos informations, le fonds d’investissements d’Abu Dhabi ne réalisera pas Dounia Parc, un projet immobilier et de loisirs situé à l’ouest d’Alger. EIIC s’est heurté à de nombreuses difficultés en Algérie, notamment pour l’obtention du foncier nécessaire au lancement du projet. Mais pas seulement : la maison mère du fonds, basée aux Emirats arabes unis, n’a pas appuyé le projet de sa filiale algérienne. En réalité, dès le début, ce projet a été entouré d’un flou total notamment sur les intentions réelles d’EIIC : spéculation foncière ? Spéculation immobilière ?

Dounia Parc fait partie désormais partie des nombreux projets annoncés, il y a parfois des années, à grand coup de déclarations ministérielles, qui n'ont finalement pas vus le jour ou ont pris un retard incroyable.

Parmi ces investissements passés à la trappe, les plus emblématiques sont peut-être ceux du groupe émirati Emaar. En 2007, ce géant de l'immobilier, était accueilli en grandes pompes par le président Abdelaziz Bouteflika, pour faire d'Alger la capitale du futur. Il s'était engagé dans plusieurs des milliards de dollars de projets dans l'immobilier de luxe et le tourisme. Deux ans plus tard, en juin 2009, Emaar a plié bagages sans avoir réalisé la plus petite partie de ses engagements.
Même chose pour un de ces compatriotes Dubal-Moubadala. Son partenariat avec la Sonatrach pour la construction d'une aluminerie à Beni Saf (Ain Temouchent) est resté lettre morte. Dans la sidérurgie, c’est l’égyptien El Izz Steel qui a renoncé récemment à son projet de réalisation d’un complexe sidérurgique à Jijel pour un investissement de 1,25 milliards de dollars (lire nos révélations (http://www.tsa-************/economie-et-business/siderurgie-le-projet-de-l-egyptien-el-izz-steel-abandonne_10240.html)). Dans l'immobilier, le projet du Saoudien Snasco de réalisation de « La cité de la mer » à Oran, un complexe de 2391 logements de hauts standings, de bureaux et de commerces annoncé en septembre 2008, n'a jamais abouti.

Dans le domaine bancaire, la création de la Banque méditerranéenne pour l'investissement et le crédit, qui devait être créée en partenariat entre la banque française la Caisse d'Epargne, Cevital et la Banque mondiale, n'a finalement pas vu le jour malgré les déclarations d'optimisme des différents protagonistes. Dans un tout autre domaine, l'annonce faite en décembre 2008 par le ministre des Transport, Ammar Tou d'une deuxième phase d'électrification des lignes à grandes vitesses pour passer à une circulation des trains de 160 à 220 km/h, semble avoir été reportée aux calendes grecques. Silence radio depuis sur le sujet.

A ces investissements pourtant importants pour le développement économique du pays, s'ajoutent les retards importants que prennent les réalisations de plusieurs projets. Sans parler du serpent de mer que représente la première ligne du métro d'Alger ou le tramway, aux mises en services sans cesse repoussées, il y a la construction de la deuxième ligne du métro d'Alger. Initialement prévu pour l'an dernier, l'achèvement des travaux n'est pas vraiment connu aujourd'hui.

Autres retards : l’autoroute Est-Ouest et la deuxième rocade sud d'Alger. Cette dernière devait être terminée il y a deux ans, mais sa mise en service n'est aujourd'hui toujours pas annoncée.
Alors, comment expliquer cette avalanche de défections et de retards? Certains, notamment les groupes Emiratis et les banques, évoquent les conséquences de la crise financière qui aurait mis un coup d'arrêt à plusieurs investissements. Sauf qu'avec la reprise qui se profile, il ne semble pas que ces projets soient remis à l'ordre du jour.

L'autre explication est à chercher du côté de la mauvaise gestion de ces projets par les institutions chargées de les lancer et de les encadrer. Absence de manager qualifiés, bureaucratie paralysante, absence d'une planification réaliste, plusieurs investissements ont été annoncés sans étude sérieuse sur leur faisabilité, notamment sur la capacité des partenaires nationaux associés aux groupes étrangers d'assurer leur part du projet.

TSA

iris
13/04/2010, 17h03
les effets secondaires de la crise :confused:

Beidawi II
13/04/2010, 17h25
C'est un article intéressant.
Bouteflika était censé relancer l'Algérie, tout ce qu'il a fait avec ses gouvernements et premiers ministre successifs c'est bénir l'économie de rente et paralyser l'économie en général. Il n'a aucune réalisation à son profit, et même l'autoroute sombre dans les magouilles et personne ne sait quant elle sortira de terre. Tout ce qui s'est fait en Algérie c'est du raccommodage et des bidouillage économiques, pour que l'économie ne sombre pas, mais en aucun cas en vue de la booster.

Beaucoup d'annonce se sont accumulées, toutes aussi insensée les unes que les autres, et qui ont montré que le régime algérien pensait pouvoir rattraper le temps perdu en 2 ans.
Exemple, création de Tanger Med, l'Algérie réplique par l'annonce d'un MEGA PORT, plus grand, mais juste dans le papier.
Au lieu de réflechir au peuple et à ses besoins, ils ne pensent qu'a la ZA3AMA et paraitre comme étant les plus puissant,
A trop vouloir paraitre comme un géant on finit par retomber et se briser.

loursse
13/04/2010, 17h58
Exemple, création de Tanger Med, l'Algérie réplique par l'annonce d'un MEGA PORT, plus grand, mais juste dans le papier.

j'espère que tu n'est pas entrent de parler du port de djendjen qui est en fonction depuis 1992 !?

Beidawi II
13/04/2010, 18h22
je parle de l'agrandissement du port de Djen Djen et du projet de Cévital.

loursse
13/04/2010, 18h49
je parle de l'agrandissement du port de Djen Djen et du projet de Cévital.
Donc si j'ai bien compris les travaux sur le port de djendjen qui je le répète est fonctionnel depuis 1992 sont une réaction au port marocain!!

houlakou
13/04/2010, 23h22
ce géant de l'immobilier, était accueilli en grandes pompes par le président Abdelaziz Bouteflika, pour faire d'Alger la capitale du futur. Il
ils n'avaient pas compris qu'en algérie le pouvoir n'est pas entre les mains du président , mais entre les mains de la DRS

DZone
14/04/2010, 00h35
Pour investir dans la sidérurgie à Jijel, Ahmed Ezz attendait de très gros avantages et privilèges. Les opérateurs algériens n'oseraient même pas en rêver.
Le groupe industriel égyptien El Ezz Steel qui devait investir 1,25 milliard de dollars pour la construction d'un complexe sidérurgique à Jijel ne viendra pas en Algérie. Ni le gouvernement algérien, ni le changement de cadre des investissements et encore moins les retombées des disputes footballistiques ne sont à l'origine de ce renoncement. Le groupe El Ezz Steel - dont le patron est n'est autre qu'Ahmed Ezz, haut dirigeant du Parti national démocratique (PND) de Hosni Moubarak et président de la commission du plan et du budget au parlement – a présenté des exigences exorbitantes au gouvernement algérien.

Par Yassine Sakene

Selon des informations de bonnes sources, «l'homme au 50 milliards de livres», comme l'appellent les Egyptiens, estimait insuffisantes les facilités fiscales et parafiscales offertes par l'Algérie ainsi que les avantages spécifiques accordés par le Conseil national des investissements (CNI). Le patron et homme de pouvoir égyptien a exigé que l'Algérie lui construise un quai à Bellara et lui garantisse du gaz à prix subventionné pour une durée de 25 ans. Le groupe El Ezz a également conditionné le démarrage du projet par la construction – par l'Etat algérien – d'une centrale électrique. Le groupe égyptien a estimé que cette demande était « logique » pour la simple raison que le groupe ArcelorMittal s'est trouvé en possession d'une centrale électrique en rachetant 70% du capital du complexe sidérurgique d'El Hadjar.

Un ponte du parti au pouvoir

Le lien n'est guère évident pour les observateurs mais il est conforme au fonctionnement d'El Ezz en Egypte où ses liens directs avec le pouvoir lui apportent des privilèges importants. Pour rappel, lors de la signature du contrat en 2008, M. Ahmed Ezz avait salué le «climat favorable et propice pour l'investissement en Algérie» et mis en exergue «les conditions favorables à même de relancer et d'inciter à l'investissement en Algérie où existent de nombreuses opportunités favorisées par des mesures d'encouragement et d'incitation». A l'évidence, le groupe égyptien comptait sur les liens politiques – aujourd'hui quelque peu distendus – pour avoir plus de privilèges. En Egypte, Ahmed Ezz avec sa stature d'«empereur du rond à béton» et d'éminence du parti au pouvoir a réussi à neutraliser un projet de loi anti-trust en le vidant de dispositions essentielles. L'organisme anti-trust égyptien (Egyptian Competition Authority - ECA) avait proposé de fixer les sanctions pécuniaires contre les ententes anti-trust entre 10 et 15% du chiffres d'affaires et d'instituer une «clause de clémence» exonérant de poursuites l'opérateur qui signale le premier l'existence d'une entente illicite destinée à fausser la concurrence. Pour l'Antitrust égyptien, ces dispositions sont de nature à dissuader les opérateurs de conclure des ententes illicites pour influencer sur le marché. Ces dispositions ont été rejetées par le parti au pouvoir, majoritaire au parlement, au profit d'une pénalité forfaitaire que les grandes payeront sans peine dans le pire des cas. Tout le monde en Egypte y a vu la main d'Ahmed Ezz, qualifié par le Mouvement des Citoyens contre la cherté «d'ennemi n°1 du consommateur égyptien».

Le Quotidien d'Oran

nacer-eddine06
15/04/2010, 23h18
dites moi seulement que la gabegie de la grande mosquee
est tombee a l eau

et remplacer par le grand institut en sciences agricoles ou solaires

Beidawi II
16/04/2010, 01h43
dites moi seulement que la gabegie de la grande mosquee
est tombee a l eau

et remplacer par le grand institut en sciences agricoles ou solaires

Si ça se réalise, à condition que cet institut soit très important et dôté d'un très grand budget pour la recherche, alors ce sera un message qu'en Algérie il reste des gens fidèle à l'esprit du 01/11/54.

Sinon, et si la mosquée se construit alors l'esprit de 54 aura été remplacé par le culte de la personne.

nacer-eddine06
16/04/2010, 01h59
bedawi4
je retire ce que g dit sur l autre poste*
oui dans mon esprit
1
un institut de 500 millions pouvant acceullir 1000 etudiants
en amont 1 milliars de dollars pour les pme high tech
puis deux autre milliards pour subventionner cette recherche et la perenniser
c mon souhait

Beidawi II
16/04/2010, 02h04
Ce serait une grande réalisation ça. Qui remettrai l'Algérie au centre du Maghreb.

zmigri
16/04/2010, 15h00
Ce serait une grande réalisation ça. Qui remettrai l'Algérie au centre du Maghreb.

t'inquiete Beidawi, l'algérie est toujours à sa place. Comme la chine après une periode de lethargie elle finira par se reveiller, c'est une question de temps. Avec une économie "paralysée" on est la première economie du maghreb et la troisième du maghreb, alors imagine si la machine se remet en marche de manière optimale et en récupérant ses meilleurs compétences qui sont à l'etranger et n'attendent que le jour J pour revenir.
Moi je reste confiant dans l'avenir.

arayzon
16/04/2010, 20h47
Hbibna zmigri wèch rak, c'est un plaisir de te relire!;)

Moi je reste confiant dans l'avenir.

On est deux alors!

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