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ayoub7
13/04/2010, 19h40
Gestion portuaire
L'Algérie accuse un grand retard

L'Algérie accuse un retard dans sa gestion portuaire qui demeure celle de l'époque du socialisme, et les pays voisins ont tout à y gagner car les coûts de fret restent excessifs, le trafic insuffisant et les capacités d'accueil saturées par le flux des marchandises.

Le port n'est plus une entité administrative mais commerciale. Il doit être au cœur de l'économie et devrait avoir une relation étroite avec la ville, particulièrement les communes. Les ports algériens sont toujours gérés selon un modèle qui a disparu, a expliqué M. Boumessila, lors de la conférence qu'il a animée lors du petit déjeuner-débat organisé par le Cercle d'action et de réflexion autour de l'entreprise (Care) à Alger sur ce thème.

L'Algérie enregistre des pertes estimées à 1 milliard de dollars par an, a indiqué Abdelkader Boumessila, consultant et ancien PDG du port de Bejaïa en raison des coûts excessifs de fret appliqués, soit 100 dollars la tonne, alors que ces coûts sont largement inférieurs ailleurs.

Par ailleurs, le coût du mètre carré industriel en location au niveau du port coûte aux opérateurs algériens 600 euros, alors qu'il coûte, à titre indicatif, 18 euros au port de Marseille.

A titre indicatif, le coût du conteneur entre l'Asie et l'Algérie est de 3 000 dollars, alors qu'il est de 500 dollars entre l'Asie et l'Europe ; d'Europe vers l'Algérie, il est de 1 500 dollars et d'Argentine/Brésil vers l'Algérie de 30 à 70 dollars la tonne de vrac.

De plus le trafic reste insuffisant par rapport au nombre de navires traversant la mer Méditerranée : pour un trafic journalier de 3 000 navires, seuls 10 502 navires accostent dans l'année en Algérie.

L'Algérie devra mettre en place le système de gestion portuaire EDI (échanges de données informatisées) qui permet au port de gagner du temps et éviter la saturation des quais, ce qui a pour conséquence l'attente des navires au large des côtes.

Cette situation, fréquente au niveau des ports algériens, dissuade les transporteurs de marchandises qui engendrent des surcoûts puisque le coût d'attente est situé entre 30 et 1 000 dollars en plus des coûts de fret.
Les ports algériens sont dépassés par le flux des marchandises puisque les capacités de déchargement et de stockage sont très limitées.

D'ailleurs, selon M. Boumessila, une déperdition de 5% en 2009 de céréales importées est enregistrée sur un port, sur 7 millions de tonnes, pour ne citer que cet exemple.

L'Algérie devra réaliser 2 à 3 ports d'envergure mondiale
Cet ancien gestionnaire a proposé la réalisation de deux ou trois ports de taille mondiale en dehors des grandes villes portuaires existantes déjà car les ports actuels ne peuvent être mis à niveau. Il a signalé que les sites existent comme celui situé à l'est du pays entre Annaba et Skikda, dans la wilaya de Boumerdès au niveau de la localité des Issers, ou encore à Mostaganem.

Pour ce consultant, il faudra 6 000 à 7 000 hectares pour réaliser un port d'envergure mondiale, tout en préservant le littoral, la faune et la flore maritime.

A titre comparatif, le port de Tanger Med, au Maroc, devenue la plaque tournante en Méditerranée, a coûté 6 milliards de dollars pour sa réalisation et 10 milliards de dollars pour son équipement, a indiqué M. Boumessila.

L'Algérie a les moyens de réaliser ces ports pour améliorer le trafic et réduire les coûts de fret, a-t-il souligné. Ces ports pourraient devenir des plaques tournantes du trafic maritime en Méditerranée mais aussi pour l'approvisionnement du continent africain avec la route subsaharienne.

«Ouvrir la gestion des ports aux privés»
Cet ancien PDG de l'entreprise portuaire de Béjaïa espère que la gestion portuaire en Algérie soit ouverte au privé en recommandant que le port de Djendjen devrait être confié à un bon opérateur privé pour le rentabiliser d'autant qu'il est situé à proximité de la zone sidérurgique de Bellara (Jijel), qui devait devenir une zone franche.

Jusque-là, l'Etat a donné en concession à deux gestionnaires étrangères avec Dubaï World Ports (Alger et Oran) et une joint venture à capitaux mixtes, Béjaïa Mediterranean Terminal (BMT). Des concessions très rentables pour ces partenaires mais sans que l'Algérie profite de cette manne, selon les entrepreneurs privés présents.
F. M.

letempsdz.com

alien
13/04/2010, 20h16
A titre comparatif, le port de Tanger Med, au Maroc, devenue la plaque tournante en Méditerranée, a coûté 6 milliards de dollars pour sa réalisation et 10 milliards de dollars pour son équipement, a indiqué M. Boumessila.

L'Algérie a les moyens de réaliser ces ports pour améliorer le trafic et réduire les coûts de fret, a-t-il souligné. Ces ports pourraient devenir des plaques tournantes du trafic maritime en Méditerranée mais aussi pour l'approvisionnement du continent africain avec la route subsaharienne.
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Le Maroc n'a certainement pas les moyens de l'algerie.... Mais il a certainement la volonté et le savoir faire. Et l'algerie, elle, manque surement de volonté et/ou de savoir faire.

C'est aussi simple que cela.

Raco
14/04/2010, 01h14
L'Algérie accuse un retard dans sa gestion portuaire qui demeure celle de l'époque du socialisme, et les pays voisins ont tout à y gagner car les coût de fret restent excessifs, le trafic insuffisant et les capacités d'accueil saturées par le flux des marchandises. Le port n'est plus une entité administrative mais commerciale.

Il doit être au cœur de l'économie et devrait avoir une relation étroite avec la ville, particulièrement les communes. Les ports algériens sont toujours gérés selon un modèle qui a disparu, a expliqué M. Boumessila, lors de la conférence qu'il a animée lors du petit déjeuner-débat organisé par le Cercle d'action et de réflexion autour de l'entreprise (Care) à Alger sur ce thème.

L'Algérie enregistre des pertes estimées à 1 milliard de dollars par an, a indiqué Abdelkader Boumessila, consultant et ancien PDG du port de Bejaïa en raison des coûts excessifs de fret appliqués, soit 100 dollars la tonne, alors que ces coûts sont largement inférieurs ailleurs.

Par ailleurs, le coût du mètre carré industriel en location au niveau du port coûte aux opérateurs algériens 600 euros, alors qu'il coûte, à titre indicatif, 18 euros au port de Marseille.

A titre indicatif, le coût du conteneur entre l'Asie et l'Algérie est de 3 000 dollars, alors qu'il est de 500 dollars entre l'Asie et l'Europe ; d'Europe vers l'Algérie, il est de 1 500 dollars et d'Argentine/Brésil vers l'Algérie de 30 à 70 dollars la tonne de vrac.

De plus le trafic reste insuffisant par rapport au nombre de navires traversant la mer Méditerranée : pour un trafic journalier de 3 000 navires, seuls 10 502 navires accostent dans l'année en Algérie.

L'Algérie devra mettre en place le système de gestion portuaire EDI (échanges de données informatisées) qui permet au port de gagner du temps et éviter la saturation des quais, ce qui a pour conséquence l'attente des navires au large des côtes.

Cette situation, fréquente au niveau des ports algériens, dissuade les transporteurs de marchandises qui engendrent des surcoûts puisque le coût d'attente est situé entre 30 et 1 000 dollars en plus des coûts de fret.
Les ports algériens sont dépassés par le flux des marchandises puisque les capacités de déchargement et de stockage sont très limitées.

D'ailleurs, selon M. Boumessila, une déperdition de 5% en 2009 de céréales importées est enregistrée sur un port, sur 7 millions de tonnes, pour ne citer que cet exemple.

L'Algérie devra réaliser 2 à 3 ports d'envergure mondiale
Cet ancien gestionnaire a proposé la réalisation de deux ou trois ports de taille mondiale en dehors des grandes villes portuaires existantes déjà car les ports actuels ne peuvent être mis à niveau. Il a signalé que les sites existent comme celui situé à l'est du pays entre Annaba et Skikda, dans la wilaya de Boumerdès au niveau de la localité des Issers, ou encore à Mostaganem.

Pour ce consultant, il faudra 6 000 à 7 000 hectares pour réaliser un port d'envergure mondiale, tout en préservant le littoral, la faune et la flore maritime.

A titre comparatif, le port de Tanger Med, au Maroc, devenue la plaque tournante en Méditerranée, a coûté 6 milliards de dollars pour sa réalisation et 10 milliards de dollars pour son équipement, a indiqué M. Boumessila.
L'Algérie a les moyens de réaliser ces ports pour améliorer le trafic et réduire les coûts de fret, a-t-il souligné. Ces ports pourraient devenir des plaques tournantes du trafic maritime en Méditerranée mais aussi pour l'approvisionnement du continent africain avec la route subsaharienne.

«Ouvrir la gestion des ports aux privés»
Cet ancien PDG de l'entreprise portuaire de Béjaïa espère que la gestion portuaire en Algérie soit ouverte au privé en recommandant que le port de Djendjen devrait être confié à un bon opérateur privé pour le rentabiliser d'autant qu'il est situé à proximité de la zone sidérurgique de Bellara (Jijel), qui devait devenir une zone franche.

Jusque-là, l'Etat a donné en concession à deux gestionnaires étrangères avec Dubaï World Ports (Alger et Oran) et une joint venture à capitaux mixtes, Béjaïa Mediterranean Terminal (BMT). Des concessions très rentables pour ces partenaires mais sans que l'Algérie profite de cette manne, selon les entrepreneurs privés présents.
http://www.letempsdz.com//images/stories/retard.jpg13-04-2010 F. M. Le Temps d'algerie

galaxy
14/04/2010, 13h35
L'Algérie accuse un retard dans sa gestion portuaire


ayoub alien je le croit pas ca ,vous poster que pour chercher a valoriser le maroc ou dénigrer l'algerie pour vous valoriser encore ....mais dans quel etat
doit être votre pays

arayzon
14/04/2010, 13h54
galaxy bonjour!

ayoub alien je le croit pas ca ,vous poster que pour chercher a valoriser le maroc ou dénigrer l'algerie pour vous valoriser encore

Ah mais ça fait belle lurette que ça dure ,tu finira par t'y habituer :mrgreen:

A+.

absent
14/04/2010, 14h36
ayoub alien je le croit pas ca ,vous poster que pour chercher a valoriser le maroc ou dénigrer l'algerie pour vous valoriser encore

ils font meme des plans A et plan B avant d'attaquer, genre toi tu poste moi je fais celui qui etait de passage, je fais une comparaison avec le Maroc, raco en rigole et poste un autre article .... si ça marche pas y a le plan B.. et c'est koi le plan B? on essaiera le meme plan avec l'autre article ke je viens de recervoir :mrgreen:

alien
14/04/2010, 16h04
HS pour répondre aux HS:
ah mais non dsl les gars, moi je dis ce qu'il y a c'est tout, c'est qlq'1 a le cœur tout doux, il n'a qu'aller voir la rubrique internationale où on dénigre le Maroc à tout bout de champs... nous marocains, nous nous sommes pas de ce genre dieu merci, alors faut pas nous jouer les veilles effarouchées, la preuve d'ailleurs on s'en fout de vos problèmes à qlq exceptions prés dans la limite de la raison.

galaxy
14/04/2010, 18h21
alien citation
ah mais non dsl les gars, moi je dis ce qu'il y a c'est tout




Bref la royale dictature a déteint sur les sujets , montrons que ceux
qui va bien chez nous et ce qui va mal chez les autres

alien
14/04/2010, 18h43
bref il se trouve que dans la royale dictature on jouit plus de droits et de libertés que dans la junte sanguinaire.. voilà tout! pour moi, c'est fini cette histoire de Hs, si vous avez a dire sur le portuaire marhba.

galaxy
14/04/2010, 18h52
alien citation
si vous avez a dire sur le portuaire marhba.


Oui j'ai a dire .....ton port on s'en bassine

alien
15/04/2010, 18h06
^^ dis le à M. le temps DZ. ;)

Medgasen
15/04/2010, 19h27
alien,
bref il se trouve que dans la royale dictature on jouit plus de droits et de libertés que dans la junte sanguinaire..

Pour parler des droits tu devrai les connaitre d'abord ;). En tout cas profite bien alors. Et surtout n'arrete pas de faire la fete puisque l'algérie accuse un grand retard :lol:

Ismail2005
15/04/2010, 22h23
est ce qu'il y'a un domaine ou l'algérie n'ait pas de retard?:D

absent
15/04/2010, 23h01
Et s'il nous parlait des ports de la RASD !

alien
16/04/2010, 14h46
Pour parler des droits tu devrai les connaitre d'abord ;).
--------------

je connais bien mes droits et je les vis pleinement elhamdolliah, je vis dans mon pays, non loin de mes bien-aimés. ;)

Et s'il nous parlait des ports de la RASD !
-----------------
Pas encore de port a tindouf. Ou y'en a -t-il ?

amicalement
16/04/2010, 14h58
je connais bien mes droits et je les vis pleinement elhamdolliah, je vis dans mon pays, non loin de mes bien-aimés. ;)


je n'en doute pas! oukha sidi, baise maine entre autres. :mrgreen:

zmigri
16/04/2010, 16h06
dis le à M. le temps DZ.
tu veux dire au DG de Cevital qui en est le proprietaire.
Il n'echappe à personne que Rebrab rêve d'avoir son propre port pour maitriser toute la chaine logistique en tant que manager éclairé.:D

zmigri
16/04/2010, 16h16
est ce qu'il y'a un domaine ou l'algérie n'ait pas de retard?
oui y'en a beaucoup!
l'IDH, l'esperance de vie, la scolarité des filles, l'accès aux soins, % des filles dans l'enseignement supérieur, le tx d'activité des femmes au Maghreb...
en fait si tu traites bien les femmes c'est toute la société qui en profite.
Qd j'ai vu un jour, dans un reportage televisé, nos voisins de l'ouest qui se présente comme la suede du maghreb et envoient leurs femmes rammasser les fraises en espagne, avec le risque de harcellement sexuel exercé par leurs employeurs espagnols qui ne s'en cachent pas, je me pose vraiment des question.
Chez nous on se bat et on meurt pour le nif!

hichemeloujdi
16/04/2010, 16h27
nif dialkoum makay chemch vous vs prené pour les hero du maghreb zaama soubhanllah ns somme un peuple de travailleur pas de faineant comme certain

ayoub7
20/04/2010, 00h52
Retards et lacunes plombent le système portuaire algérien
19-04-2010

Photo : S.Zoheir

Par Salah Benreguia

A l’heure des autoroutes de la mer, le développement des infrastructures portuaires s’impose comme un passage obligé pour mettre le système portuaire au diapason des évolutions et lui permettre ainsi de contribuer efficacement à la croissance et au développement de l’économie algérienne. En effet, les ports constituent le poumon de l’économie.
A ce titre, ils sont censés être des générateurs de valeur ajoutée.
Quid de l’Algérie ?
Si la gestion de nos ports, mais surtout leur développement remontent aux premières années de l’indépendance, la situation n’a pratiquement pas changé 50 ans après. En effet, ayant évolué de manière très marginale par rapport aux changements intervenus au cours de ces 20 dernières années dans le monde des transports maritimes en général, le port algérien a accumulé fatalement d’importants retards à tous les niveaux. Les experts réunis lors d’une table ronde organisée, la semaine dernière, par le Cercle d’action et de la réflexion autour de l’entreprise (CARE) et consacrée à la gestion et au développement des ports algériens, se sont d’ailleurs accordés sur cette conclusion : «La situation de notre système portuaire n’a pas beaucoup évolué contrairement à ses similaires de la Méditerranée qui ont, depuis longtemps déjà, emprunté la bonne dynamique de mutation et pris quelques bonnes longueurs d’avance sur lui», dira un expert en management maritime. Cette assertion renseigne sur la situation de nos infrastructures portuaires qui se sont recroquevillées sur elles-mêmes.
Les spécialistes en la matière qui ont participé à cette table ronde sont unanimes : la création de 10 entreprises portuaires, assurant, chacune à son niveau, les missions de service public et exerçant des prestations commerciales, a, au contraire, aggravé la situation au fil des années.
En 2009, comme en 1978, 1982 ou 1995, la situation n’a pas beaucoup changé. «Les files d’attente sur rade demeurent, les séjours à quai des navires toujours assez lents, les espaces d’entreposage aussi désordonnés et obstrués qu’avant», explique Abdelkader Boumsila.
Cet ancien responsable du port de Béjaïa, actuellement secrétaire général du groupe Cevital et consultant en management portuaire, a déploré l’inertie de la situation en dépit de l’instauration de textes juridiques et de lois, notamment ceux relatifs à la gestion portuaire (les modalités d’exercice des activités de remorquage, de manutention et d’acconage…).

Sur les 3 000 navires sillonnant la Méditerranée, seuls 27 accèdent à nos côtes
Si l’on se réfère aux chiffres et aux statistiques présentés lors de cette table ronde, on est tenté de dire que, comparativement aux autres pays de la rive nord de la Méditerranée, ainsi qu’au Maroc et à la Tunisie, nos ports accusent dangereusement un immense retard. Seulement 35 millions de tonnes hors hydrocarbures ont transité via les ports algériens en 2009 alors que le trafic méditerranéen est de l’ordre de 2 milliards de tonnes et qu’en Méditerranée 3 000 navires, dont 1 000 porte-conteneurs et 1 000 pétroliers y circulent chaque jour. Sur ces 3 000 navires sillonnant quotidiennement la Méditerranée, seuls 27 accèdent aux côtes
algériennes pour se répartir inégalement entre les 10 ports de commerce. Dans ce contexte, la place de l’Algérie est des plus
modestes. La faiblesse des volumes transitant par nos ports est parmi les facteurs ayant grandement concouru à situer en très
mauvaise place notre pays dans le classement mondial de la logistique portuaire et l’absence d’une gestion rationnelle a bonne place.

L’Algérie très loin derrière le Maroc
A la lumière de ces chiffres, devrions-nous considérer irréversible toute possibilité pour notre potentiel portuaire d’accéder au niveau de son environnement méditerranéen et d’intégrer le dispositif logistique international ?
Pour M Boumsila, la réponse à cette question, loin d’être aisée, nécessite préalablement de connaître l’évolution du transport maritime dans le monde au cours de ces trois dernières décennies, son impact sur les systèmes portuaires, pour enfin situer notre dispositif logistique global, par rapport aux changements intervenus et ses capacités pour se redynamiser. Deux facteurs importants sont cependant à relever, ajoute M. Boumsila. Premièrement, les entreprises portuaires ont évolué durant les deux dernières décennies, sans perspectives de changement, avec des instruments de gestion archaïques et des outils d’exploitation d’une époque disparue depuis quelques décades déjà. Deuxièmement, quelques brèches importantes se sont profilées dans le système au cours des quatre dernières années, dont la multiplication des concessions : l’une à la Société de gestion des terminaux à hydrocarbures, les trois autres, constituant une avancée certaine concernant la privatisation d’une activité portuaire, pour BMT, joint-venture à capitaux mixtes et l’autre constitué avec DWPorts. Ce qui indique un changement de fait, certes positif, mais insuffisant aux yeux de l’orateur et au vu des défis.

Quelles perspectives pour les ports algériens ?
Au vu de l’évolution du trafic méditerranéen, la stratégie de développement portuaire adoptée en Algérie en 2005, est, selon plusieurs experts, aujourd’hui dépassée et devrait donc subir quelques liftings. Les experts recommandent vivement la création et l’exploitation de deux ou trois ports d’envergure mondiale, d’autant que les conditions du marché en Méditerranée sont accessibles. Pour les mêmes sources, le développement de l’import-export en Algérie nécessite la réalisation, en dehors des tissus urbains, de nouveaux
ports conformes aux normes internationales. L’exploitation rentable et efficace de ces futurs ports nécessite également l’acquisition d’équipements logistiques et de systèmes d’informations modernes. Un tel projet est-il facilement envisageable et réalisable ?
A ce propos, les spécialistes en la matière sont optimistes, pour peu qu’une volonté politique se manifeste, diront-ils. Les atouts de succès pour de nouvelles places portuaires en Algérie sont nombreux, entre autres, la position très enviable de l’Algérie dans le pourtour méditerranéen.

S. B

houari16
20/04/2010, 01h38
L’Algérie très loin derrière le Maroc
A la lumière de ces chiffres, devrions-nous considérer irréversible toute possibilité pour notre potentiel portuaire d’accéder au niveau de son environnement méditerranéen et d’intégrer le dispositif logistique international ?

Par Salah Benreguia Une auto critique objectif et sans complexe ,
Ces propos inverse est impossible , … ( le Maroc très loin derrière l Algérie ) ne peut voir le jour à coté , Tabou de mentionner l Algérie en meilleur

sadoun
21/04/2010, 01h29
Pour avoir bosser quelques années sur le frèt maritime , je sais donc que celui ci est fixé par l'armateur . La hausse constaté est survenu du fait que les armateurs sont réputés faire des actes peu loyaux et donc comparables à de la piraterie ... C'est une question de port d'attache , d'immatriculation du navire et des surprimes bref , on donne pavillon honduras ou nicaragua ( c'est pour éviter des surcoûts dans la fiscalité ) mais on démarre d'un port U.S ou Européen ... L'assurance est donc imputé sur le voyage et le risque de marchandise , le frèt intervient implicitement dans le transport et les risques énormes de la navigation en mer ... les attaques et autres phénomènes ... Le frèt est donc calculé selon la destination et pour peu que la destination soit compromise , l'armateur impose son prix et communiqué de suite à ses amis armateurs ... Le prix du frèt devient figé quelque soit le type de négociation , bien plus lorsque l'acheteur du bien montre qu'il est pressé de recevoir son colis
C'est donc que nos ports n'ont rien à avoir avec ces mécanismes .
Les entreprises portuaires certes ont du matériels obsolètes ce qui est une tare aujourd'hui ... Les mauvais rendements se situent à un autre niveau , celui de la manutention surfacturé entre le chef d'équipe à bord et le chef d'équipe à terre ( il y'a à boire et à manger !!! )
le port d'alger devait faire une extension de quais mais on a vite résolu le problème on créant le port SEC chargé de recevoir ses containers en terre plein ... Excusez j'ai trop parlé , merci

Black
21/04/2010, 02h40
Une auto critique objectif et sans complexe ,
Ces propos inverse est impossible , … ( le Maroc très loin derrière l Algérie ) ne peut voir le jour à coté , Tabou de mentionner l Algérie en meilleur


Houari ce n'est un secret pour personne tout le monde le sait bien l'Algérie à de gros retard dans les service et tout ce qui touche à la sous traitance et le NTI, et ceci dans plusieurs secteurs.

Banque,
Finance,
Services informatique,
Restauration,
Tourisme,
Multimédia, internet, TV,
Nouvelle technologie,
Logistique,
Service portuaire et aéroportuaire...

Dans ces domaines là, le Maroc et la Tunisie ont acquis depuis des années une longue expérience.

Pihman
21/04/2010, 18h27
je l'ai deja ecrit

l'Algerie est une géant qui s'ignore

noubat
21/04/2010, 20h37
«Ouvrir la gestion des ports aux privés»
Cet ancien PDG de l'entreprise portuaire de Béjaïa espère que la gestion portuaire en Algérie soit ouverte au privé en recommandant que le port de Djendjen devrait être confié à un bon opérateur privé pour le rentabiliser d'autant qu'il est situé à proximité de la zone sidérurgique de Bellara (Jijel), qui devait devenir une zone franche.

il est de quand cet article? n'est-ce pas déjà fait pour certains ports?

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