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Sioux foughali
20/04/2010, 22h36
La Turquie est "prête à agir comme intermédiaire" pour aider au règlement de la question nucléaire iranienne, a déclaré mardi le ministre des affaires étrangères turc, Ahmet Davutoglu, lors d'une conférence de presse à Téhéran. "La Turquie est prête à servir d'intermédiaire pour un échange d'uranium" entre l'Iran et les grandes puissances "et nous espérons avoir un rôle utile dans ce dossier", a déclaré M. Davutoglu à l'issue d'une rencontre avec son homologue iranien Manouchehr Mottaki.

Le chef de la diplomatie turque a par ailleurs réaffirmé que pour Ankara "la solution [de la question nucléaire iranienne] passe par la négociation et par le processus diplomatique" plutôt que par des sanctions, envisagées par les grandes puissances.

"MANQUE DE CONFIANCE"

La Turquie, qui siège actuellement au Conseil de sécurité de l'ONU, a déjà proposé cet hiver de servir d'intermédiaire pour tenter de régler le conflit entre Téhéran et les grandes puissances, focalisé sur le programme d'enrichissement d'uranium iranien, dont les Occidentaux craignent qu'il n'ait un objectif militaire. Ankara a notamment proposé d'abriter et de garantir un échange d'uranium faiblement enrichi iranien contre du combustible enrichi à 20 %, fourni par les grandes puissances, dont l'Iran dit avoir besoin pour son réacteur de recherche médicale de Téhéran.

Téhéran a refusé en octobre une proposition de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) de livrer 70 % de son uranium faiblement enrichi à la Russie, qui l'aurait enrichi à 20 % avant qu'il ne soit transformé en France en combustible pour ce réacteur de recherche. Invoquant un "manque de confiance" envers les Occidentaux, Téhéran a exigé qu'un échange soit simultané et se fasse sur son territoire. Ces conditions ont été rejetées par les grandes puissances, entraînant la décision de l'Iran de produire lui-même l'uranium enrichi à 20% dont il dit avoir

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