elisa
22/02/2006, 12h35
___Chakib Hammada vient de quitter ce monde: c est son ami d enfance et de toujours:Monsieur Tahar HAMROUCHI , qui m a fait connaitre et découvrir ce poête! Merci Tahar!
Né le 12 Mars 1949 à Souk-Ahras, l'antique Taghaste patrie de Saint-Augustin, ancien Elève de l'Ecole Normale Supérieure du Vieux-Kouba (Alger), Licencié ès-Lettres Françaises, Chakib Hammada a été avec Kamel Bencheikh, Tahar Djaout, Arezki Métref, Hamid Tibouchi, Salah Guémriche...et tant d'autres de ses amis poètes, de tous les grands rendez-vous littéraires des années 1970. Ses rencontres avec Jean Déjeux, Kateb Yacine, Mohamed Khaïr-Eddine et l'influence de ses professeurs de l'Université d'Alger notamment Mouloud Mammeri, Anne Fabre-Luce, Christiane Chaulet-Achour et Mireille Djaïder ont été ce grand tournant qui marqua sa vie de poète. La marginalisation de la langue française et la chape de plomb qui s'abattit sur l'Algérie furent à l'origine de son long silence.
POUR TOI _ extrait de "soleils séquestrés"
ces mots risquent de te choquer et
je risque de te déplaire mais
j’agis sous le feu
d’une sensation
étrange qui imprègne mon âme
à chaque fois
que je te revois
la
main que je te tends traduit
un peu de cette ferveur qui
m’anime car je n’ose encore
te parler de passion
tout le reste
dépend de toi
Ténèbres _extrait de Fahima ou le cycle à mille temps_
encore longtemps
je me souviendrai
de la brume relative
à ce ruisseau de larmes
qui coule
serpent sans joie
au pied de ce Mur que
le vent du malheur
dressa entre-Nous
je n’irai plus
conter ma peine à
l’océan
chant nonchalant que
Fahima coud
aux rires muets du hasard
qui peuple mes silences et
déchire mes ardeurs
l’adieu revit
sens oblique
d’un amour latéral
au souffle creux
Brasero
aux mille étoiles qu’une larme
éteint
Graine sereine sans Toi
je ne suis plus
tiens reprends
ce cœur d’alcools poussif
ténébreux vaseux
usé
par tes caprices bourgeois tes rêves
d’alios
je ne rêve plus
je caresserai sans plus rêver
le souvenir
du giron qui
me dorlota veilla anima
mère
mère Fahima vient de partir
pourquoi
pourquoi
ce regard voilé ces yeux baissés
cet air qui pue l’humiliation ces
larmes épineuses
qui écorchent l’espoir
pourquoi
s’aimer pour se haïr lutter
joies contre peines
sans Toi je ne suis plus
viens donc Fahima aube sereine
m’aider à vivre ces joies non vécues
Né le 12 Mars 1949 à Souk-Ahras, l'antique Taghaste patrie de Saint-Augustin, ancien Elève de l'Ecole Normale Supérieure du Vieux-Kouba (Alger), Licencié ès-Lettres Françaises, Chakib Hammada a été avec Kamel Bencheikh, Tahar Djaout, Arezki Métref, Hamid Tibouchi, Salah Guémriche...et tant d'autres de ses amis poètes, de tous les grands rendez-vous littéraires des années 1970. Ses rencontres avec Jean Déjeux, Kateb Yacine, Mohamed Khaïr-Eddine et l'influence de ses professeurs de l'Université d'Alger notamment Mouloud Mammeri, Anne Fabre-Luce, Christiane Chaulet-Achour et Mireille Djaïder ont été ce grand tournant qui marqua sa vie de poète. La marginalisation de la langue française et la chape de plomb qui s'abattit sur l'Algérie furent à l'origine de son long silence.
POUR TOI _ extrait de "soleils séquestrés"
ces mots risquent de te choquer et
je risque de te déplaire mais
j’agis sous le feu
d’une sensation
étrange qui imprègne mon âme
à chaque fois
que je te revois
la
main que je te tends traduit
un peu de cette ferveur qui
m’anime car je n’ose encore
te parler de passion
tout le reste
dépend de toi
Ténèbres _extrait de Fahima ou le cycle à mille temps_
encore longtemps
je me souviendrai
de la brume relative
à ce ruisseau de larmes
qui coule
serpent sans joie
au pied de ce Mur que
le vent du malheur
dressa entre-Nous
je n’irai plus
conter ma peine à
l’océan
chant nonchalant que
Fahima coud
aux rires muets du hasard
qui peuple mes silences et
déchire mes ardeurs
l’adieu revit
sens oblique
d’un amour latéral
au souffle creux
Brasero
aux mille étoiles qu’une larme
éteint
Graine sereine sans Toi
je ne suis plus
tiens reprends
ce cœur d’alcools poussif
ténébreux vaseux
usé
par tes caprices bourgeois tes rêves
d’alios
je ne rêve plus
je caresserai sans plus rêver
le souvenir
du giron qui
me dorlota veilla anima
mère
mère Fahima vient de partir
pourquoi
pourquoi
ce regard voilé ces yeux baissés
cet air qui pue l’humiliation ces
larmes épineuses
qui écorchent l’espoir
pourquoi
s’aimer pour se haïr lutter
joies contre peines
sans Toi je ne suis plus
viens donc Fahima aube sereine
m’aider à vivre ces joies non vécues