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Voir la version complète : La production touristique au Sahara Algérien


Argelina
14/05/2010, 15h01
Le Sahara algérien

Les combinaisons de l’inductrie touristique.


Si l’évocation du désert, chez un algérien du nord ou chez un européen, donne à l’esprit tout le loisir du rêve et le regret de l’inconnu, le Sahara algérien offre une diversité mais surtout une accessibilité très tentante. Cet avantage n’est pas pour décourager les grands espoirs placés dans le développement du tourisme saharien, encore faut-il savoir comment y arriver.

L’espace touristique saharien offre des ressources touristiques très appréciables pour le déploiement du tourisme. Des oasis, des sites à grande valeur pour l’humanité, une culture hors du commun… Le tout fait de l’attractivité du Sud Algérien, une réalité très appréciable pour l’activité touristique. Les candidats au voyage, d’une part, se multiplient à l’idée du dépaysement et à l’aventure exceptionnelle qu’augure leur séjour dans la solitude et le calme du désert. Les organisateurs, de l’autre part, s’évertuent à puiser dans la diversité du Sahara pour concevoir leurs produits sous de multiples formes parfois impossibles d’en proposer d’identiques ailleurs.

Les produits touristiques au Sahara sont par leur caractéristique d’itinérance, sous forme de circuits à travers des parcours commençant et se terminant au même point. Les circuits peuvent atteindre de très grandes distances et s’allongent parfois à plusieurs jours. En référence au mode de déplacement, il existe trois possibilités de circuits: les circuits à dos de chameaux appelés « méharées » ; les circuits en véhicule tout terrain et les randonnées à pieds appelées « trekking ».

En ce qui concerne les thèmes que peuvent prendre ces circuits, il ne serait pas pompeux que de dire qu’ils ne manquent pas, pour la plupart, d’originalité et de différence : culturels ; religieux ; scientifiques ; écologiques ; affaires ; sportifs ; préhistoriques… Beaucoup de possibilités s’offrent aux Tour-Opérators pour tenter l’innovation et inciter à l’aventure.

Le tourisme sportif et d’aventure sont les formes de tourisme les plus répandues au Sahara Algérien, en particulier au Grand Sud. Cependant, force est de constater que la dernière tendance de la demande touristique penche de plus en plus vers l’écotourisme et le tourisme responsable. Ceci se confirme par les valeurs et les comportements de la consommation touristique contemporaine qui se caractérisent par l’évolution des besoins des touristes (surtout internationaux) vers l’immatériel ; les grands espaces ; le dépaysement et une réelle prise de conscience de la nécessité de la préservation de ces espaces et de ces cultures.

Cette tendance est pour le moins, de grand bénéfice à nos sites touristiques si sensibles à l’intensité et à la qualité de la fréquentation touristique. Effectivement, il n’aurait pas été tolérable, qu’après une dizaine d’année à l’abri de grands flux touristiques, le Sahara Algérien ait à supporter en plus d’une ouverture « forcée» au monde extérieur, une activité touristique antinomique au respect de sa beauté, de sa tranquillité, de la fragilité de son équilibre écologique et de la vulnérabilité de sa composante sociale.

II faut dire aussi que l’écotourisme saharien en Algérie, bien qu’il ait le mérite de se manifester depuis ces dernières années, reste encore timide en comparaison avec les autres pays qui nous partagent le Sahara tels que le Mali qui a beaucoup avancé dans le domaine, ou le Maroc, un peu plus tardif. Mais reste que péremptoirement, la richesse naturelle et culturelle (jusque là assez bien préservée) de notre Sahara à nous, donne un avantage concurrentiel non pas des moindres et qui constitue même l’opportunité unique pour notre tourisme national d’entrer en concurrence immédiate dans l’engrenage du tourisme international et de rivaliser avec les autres destinations touristiques. Il est très appréciable pour le court terme que le développent de ce type de tourisme n’ait pas recours à de grands investissements en infrastructure hôtelière ou autres.


En effet, l’hébergement ne constitue pas une réelle préoccupation tant il est parfaitement possible d’opter pour des bivouacs, des auberges et les campings, aussi peu luxueux soient-ils. Inutile de préciser que pour un aventurier du désert, les 5 étoiles du plus grand hôtel qui puisse exister, ne peuvent faire le poids face aux étoiles galactiques au dessus d’une tente improvisée en plein désert. Ni même les repas de la gastronomie classique ou le service à l’assiette ne peuvent lui procurer la plénitude d’une expérience insolite d’un déjeuner en plein Oasis, ou d’un dîner autour d’un feu de camp dans le fin fond du Hoggar, même si le repas en lui-même n’est en réalité que très basique.


En définitive, pour l’épanouissement du tourisme saharien en Algérie, il n’existe pas de solution miracle mais nous pouvons prétendre « une formule magique » ! Une formule entièrement orientée vers les besoins corrélatifs de la demande touristique contemporaine, du territoire saharien et du respect de l’authenticité culturelle et les modes de vie des peuples sahariens. Une formule exploitable dans l’immédiat et prévoyante pour le futur. Une formule concurrentielle et attractive. Cette formule, serait sans doute issue de la production éco-touristique sous sa forme adaptée au Sahara Algérien. Y allons-nous obligés ou pas, nous nous devons de l’admettre et surtout de l’inscrire dans toute tentative de développement touristique dans notre précieux Sahara.

C.S

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